Laissez-les tranquilles !!!

Comme chaque année, les baleines sont de retour. Oui, je sais, j’ai fait un article sur le sujet, il n’y a pas si longtemps. Ainsi qu’un autre à propos d’un film sur les baleineaux. Mais celui que je vous propose aujourd’hui sera plus amer. Un coup de gueule (et je me suis retenue, car je suis plus virulente lorsque je parle du sujet à vive voix…) à propos de certains comportements que je considère (et je ne suis pas la seule) comme inadmissibles.
En effet, cette année, la saison fraîche n’a pas vu que le retour de ces magnifiques géants des mers, mais aussi l’apparition – en nombre important – d’importuns inconscients.

source : zinofs974

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Bilan du Word CleanUp Day

Vous vous souvenez de la journée mondiale du nettoyage des déchets qui a eu lieu le 15 septembre 2018 ? Et bien après une journée d’efforts sur toute la planète, l’heure est au bilan.
Alors, combien de participants ? Quelle quantité de déchets ramassés ?

 

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Errance animale (6) : Padmé et Sosie

Je voudrais vous présenter deux copines à quatre pattes de Melba. Ces deux chattes, qui vivent sur le parking de la résidence ont durant des années mis au monde des chatons qui terminaient invariablement sous les roues des voitures. Certains ont eu de la chance, comme Léïa ou Toffee.
Aimant trop les animaux, pour continuer à assister à ce « massacre » sans rien faire, j’ai décidé de prendre les choses en main.

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Errance animale (5) : Vanille

Je crois que je suis abonnée… abonnée aux p’tits loulous abandonnés et mal en point.
La dernière en date ? Une petite chatounette d’à peine trois mois dont l’histoire est un mixte entre celle d’Ivy et celle de Toffee (mais fort heureusement pas aussi grave !)
Donc, me voilà un lundi en fin de matinée prenant la direction de Sainte-Suzanne, dans l’est. Depuis que j’ai trouvé Ivy, sur cette quatre voies, j’avoue que j’appréhende de l’emprunter. Et puis, il y a aussi trop de cadavres d’animaux sur le bord de cette route, à mon goût. Et pour moi, un, c’est déjà un de trop…
Je n’avais pas parcouru trois kilomètres sur la quatre voies, qu’en franchissant le pont de Sainte-Marie,  mon coeur loupe un battement !

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ça m’énerve !

Un petit article « coup de gueule » pour rappeler quelques règles de savoir-vivre lorsque l’on tient un blog.

Depuis maintenant 4 ans, j’alimente ce site en articles. Les écrire me demande du temps, car il faut faire des recherches, aller sur le terrain pour réaliser les photos, trier et retravailler les clichés intéressants, écrire l’article, le relire, le réécrire, le corriger… Bref, je consacre pas mal de temps dans la semaine, afin de publier un article. Alors quand je tombe, par hasard sur un site (surtout un site d’étudiant L3 Fle, créé en plus par une professeure) où je découvre (ô surprise !) mes photos et mes textes copiés-collés à la virgule près et sans aucune source donnée en fin d’article, cela m’énerve !

 

Concernant ces trois articles, j’ai laissé un commentaire à cette personne pour lui rappeler de citer ses sources, mais j’ai constaté, au bout de deux jours, qu’elle s’était empressée d’effacer mon message. Et les sources ne sont toujours pas citées ! Remarquez, je ne m’attendais pas à autre chose de la part d’une personne capable de s’attribuer le travail d’autrui !

Que l’on utilise mes textes tels quels, soit, mais on nomme la source, c’est-à-dire mon site, et on met un lien. C’est la moindre des choses.
Si on illustre un article avec l’une de mes photos, c’est exactement pareil. On ne s’attribue pas mes clichés ! On donne la source.
C’est ce que je fais à chaque fois que j’utilise une photographie qui n’est pas de moi. Lorsque, pour des raisons X ou Y, je n’ai pas pu réaliser moi-même la photo (par exemple, une vue aérienne), et que je pioche une photo sur le net, alors je cite sa source. Il peut m’arriver d’oublier de le faire, et dans ce cas, je m’en excuse (n’hésitez pas à me le signaler pour que je répare cet oubli).
Mais dans le cas de cette personne, ce n’est pas une photographie qui est concernée, mais quasiment l’ensemble des photographies de la page d’origine !

Cela ne vous énerverez pas, vous, de voir votre travail ainsi plagié et donc non reconnu comme étant le vôtre? Oui. Et bien alors vous comprenez mon énervement. Enervement plus fort encore, lorsque je me suis aperçue que les sources n’étaient toujours pas citées malgré mon commentaire !

Dernières nouvelles sur cette « affaire » : Après d’autres demandes de rajout des sources et d’un lien vers ce site – que cette personne a continué à ignorer et effacer – j’ai donc contacté le professeur responsable du module. Il a constaté le plagiat et a contacté l’étudiante. Les articles et la page issus du plagiat ont été supprimés, mais l’étudiante sera sanctionnée au niveau de sa note. C’est dommage d’en être arrivé là, mais si elle avait cité ses sources dès le départ ou après mon premier commentaire, tout cela aurait été évité !

 

 

Errance animale (3) : Ivy

Salut, Salut…

Me revoici, me revoilà après de longs mois d’absence…

Un peu débordée ces derniers temps, j’ai dû mettre le blog de côté. Mais je vais tenter de trouver des moments pour publier quelques articles, histoire de mettre à jour le site, parce qu’il faut avouer qu’il a vécu sa petite vie de blog, tout seul pépère ces derniers mois.
Quelques nouvelles de par chez moi :
Melba a bien grandi : elle a presque 1 an. Elle est toujours aussi étourdie (dans le désordre, elle s’est cognée durant les promenades dans : un poteau, une poubelle, un rocher, un lampadaire, un pare-chocs de voiture, un banc public, un cocotier et même un mur !) et attachante (elle a gardé la même petite bouille aux oreilles tombantes).

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J’avais juste oublié qu’avoir un chien en appartement demande beaucoup de temps : la sortie du matin (dans l’aube glacée et encore obscure…) pour les petits besoins, la promenade du matin et celle du soir (entre quarante et soixante minutes chacune), les sorties en forêt du week-end et les randonnées en montagne pendant les vacances… je n’ai jamais autant marché ! Et Melba, jamais autant tricoté ! La ligne droite ? Connaît pas ! J’ai bien essayé de l’entraîner pour qu’elle vienne courir avec moi, mais (grosse) Melba n’aime pas la course à pied !

Autre nouvelle… Enfin autre petite nouvelle… histoire de continuer dans la série « errance animale » (j’en suis à combien là ? Trois, il me semble, avec cet article), je vous présente la dernière rescapée en date : Miss Ivy !

Il y a deux mois, en roulant sur la quatre voies de Sainte-Marie, j’ai aperçu ce petit chaton noir qui marchait sur la bande d’arrêt d’urgence. Je me suis arrêtée en catastrophe, j’ai couru jusqu’à lui et je l’ai pris dans mes mains. J’avais peur d’arriver trop tard : qu’il aille sur la voie avant que je ne l’attrape… et qu’une voiture lui roule dessus. Dans mes mains tremblantes (les émotions se bousculaient… la peur, la colère, le soulagement) je tenais un petit chaton squelettique et tout faible. Je sentais ses côtes, ses vertèbres et son sternum.

J’étais dans tous mes états (je suis assez émotive, je l’avoue, dès qu’il s’agit des animaux. Mais vous avez dû le remarquer étant donné le nombre d’articles les concernant) et les questions se bousculaient :
Que faisait-il sur la BAU* d’une voie rapide ? Aux alentours, il n’y a que des champs de cannes et aucune habitation.
Qui l’avait mis là ? Il était trop petit pour être arrivé là seul. Et son état de malnutrition laissait supposer qu’il avait été séparé de sa mère.
Et pourquoi ? A-t-on voulu s’en débarrasser à cause de la couleur de son pelage ? Il paraît que les chats noirs portent malheur !!!…

Une fois rentrée, je lui ai tout de suite donné à manger. Le chaton (qui s’est avérée être une femelle… encore une !) a dévoré une boîte entière de pâté pour chat, sous les regards courroucés de Mina (la vieille chatte de 18 ans) et de Léïa (une autre rescapée). Après un petit détour chez le vétérinaire (qui a estimé qu’elle avait alors à peine 2 mois), nous avons décidé de la garder (même si ça commence à faire du monde à l’appartement !).

Comme pour Melba, nous avons fait une petite liste de noms et c’est IVY qui a gagné. Pourquoi Ivy ? Parce qu’elle grimpe partout, comme le lierre (=Ivy en anglais).

La cohabitation n’a pas été facile au début, surtout avec Mina qui n’arrêtait pas de feuler, cracher et grogner dès qu’elle croisait Ivy. Mais Léïa y a gagné une camarade de jeux et les courses poursuites se multiplient ! Melba a vite été mise au pas par la petite nouvelle : dès qu’Ivy fait le gros dos, la chienne s’éloigne en baissant la tête… Oui, chez moi, ce sont les chattes qui font la loi… Et avec Mina, aujourd’hui, c’est le statu quo : elles se tolèrent, même si de temps en temps il y a quelques petites claques et des grondements.
En tout cas, Ivy est une petite chatonne adorable. Elle adore s’enfouir dans les peluches et sous les oreillers pour tétouiller et pétrir, tout en ronronnant (elle aurait encore besoin d’être avec sa maman). Elle a repéré, et s’est appropriée, tous les endroits les plus confortables : canapé, coussins tapissiers, rocking chair, lits et fauteuils !

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Je sais… je vous entends déjà… quatre animaux récupérés, c’est beaucoup non ? Pourquoi ne pas avoir déposé Ivy dans une association de protection animale pour qu’elle soit adoptée ? Et bien tout simplement parce qu’elle a un pelage noir !
Et alors ? (allez-vous me demander…) Et bien parce que les chats noirs ont du mal à trouver des familles d’adoption à la Réunion. Il paraît que les chats noirs portent malheur ! Vraiment n’importe quoi ! On se croirait encore au Moyen-Âge ! Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est la responsable d’une association de protection animale qui me l’a confié, le constatant, malheureusement, au quotidien : Les chats noirs – même le plus adorable des chatons ! – sont ignorés par la majorité des adoptants.

Ivy à son arrivée. A peine 800 grammes sur la balance du vétérinaire. Trop maigre pour son âge.

*BAU : Bande d’Arrêt d’Urgence

Tétrapodes VS Récif Corallien… un combat inégal…

Chaque jour, ce sont près de 60 000 véhicules qui empruntent la route du littoral (ou route de la Corniche, car elle passe au pied de falaises hautes de 200 mètres). Cette route nationale est stratégique car elle relie le port de commerce au chef lieu de l’île et à son aéroport.
Lors de sa construction en 1976, six fois moins de véhicules l’empruntaient chaque jour. Conséquences aujourd’hui ? Véhicule en panne et accident provoquent de monstrueux bouchons. Mais même sans cela, les usagers qui se rendent à leur travail, chaque matin, doivent subir les inévitables embouteillages à l’entrée de Saint-Denis.

Mais cette quatre voies a une autre particularité… elle est dangereuse : chutes de pierres de la falaise (en mars 2006, une masse de 35 000 m3 de roches s’effondre sur la route, causant deux morts et la fermeture de la route durant 1 mois), forte houle qui arrose copieusement les voitures rendant la visibilité nulle ou encore falaise transformée en cascade lors d’épisodes de fortes pluies.

Chute d’un pan de falaise en mars 2006.
source photo : Préfecture de la Réunion

Lors du passage d’un cyclone à proximité de nos côtes, des vagues s’abattent sur les véhicules qui empruntent la route en Corniche.
Source photo : Reunionhit

Lors des épisodes de fortes pluies, la falaise entière se transforme en cascade. Impressionnant pour les automobilistes !
Source photo : Réunion 1ère

Tous ces aléas entraînent alors le basculement de la route ( la 2×2 voies se transforme en 2+1 voies – ce qui est le cas en moyenne 64 fois par an – entraînant des embouteillages au pied des falaises ) ou sa fermeture, obligeant les usagers à emprunter la route de la Montagne, beaucoup plus longue, plus étroite et tout aussi dangereuse (risques de chutes de pierres).
De plus, la route en Corniche est une voie qui coûte très chère en sécurisation (pose de filets sur la falaise, dynamitage des blocs menaçant de tomber…) et en entretien (réparations des dégâts causés par la houle et les chutes de pierre)

Filets à flanc de falaise permettant (soi-disant) de canaliser les chutes de pierres.
Source photo : Région Réunion

Basculement de la route de la corniche en 2+1 voies. Un inévitable embouteillage se créé dans le « canal bichique ». Pas rassurant d’être coincé au pied d’une falaise instable !
Source photo : Panoramio

La Route de la Corniche… ou la route de la peur, comme le chantait si bien Michel Admette :

Aussi, pour mettre fin à toutes ces galères, plusieurs propositions avaient été avancées, comme la création du Tram-Train (rame de quarante mètres de long pouvant transporter jusqu’à 250 passagers). Après de nombreuses (et coûteuses) études qui avaient permis d’en définir les différentes options possibles, le projet du Tram-Train fut finalement abandonné en 2010, par la nouvelle majorité du Conseil Régional.
La solution qui a été choisie consiste en l’abandon de l’actuelle route du littoral au profit de la Nouvelle Route du Littoral (NRL), combinaison de viaducs en mer et de digues. En étant plus éloignée de la falaise, cette voie devrait permettre d’assurer la sécurité des usagers, en leur évitant les innombrables, et mortelles, chutes de pierres. Construite sur pilotis, elle sera conçue pour résister à des rafales de vent de 150 km/h et des vagues de 10 m.
Cette route, longue de 12, 5 km, se composera d’une 2×3 voies (dont une voie pour le futur Transport en Commun en Site Propre (TCSP), d’une bande d’arrêt d’urgence, de voies cyclistes. La vitesse sera limitée à 90 km/h et aucun péage ne devrait être ajouté. La NRL devrait être mise en service en 2019 / 2020.

Mais même si cette route ne possédera pas de péages, cela ne signifie pas pour autant qu’elle sera gratuite pour les usagers. En effet, au vu du montant total des travaux que nécessite cette Nouvelle Route du Littoral (1,66 milliards d’euros au total financés par l’Etat et l’Europe, ce qui fait à peu près 133 millions d’euros le kilomètre de route !), du dépassement, estimé à 600 millions d’euros, dû à l’augmentation des prix du BTP et d’inévitables dépenses imprévues, la facture finale risque d’être lourde… très lourde même. Le collectif « Non à la Nouvelle Route du Littoral » estime que le budget avoisinerait les 3 milliards d’euros. Et qui devra mettre la main à la poche afin de financer ce dépassement ? Le contribuable réunionnais ? Encore !

Répartition du financement de la nouvelle route du littoral
( pour un budget estimé à 1,6 milliard d’euros.)
Source : Le Figaro

Et oui… construire une route en mer, de Saint-Denis à la Possession, dans une zone où sévissent les cyclones, nécessite de bâtir un ouvrage capable de résister à la houle cyclonique… Et cela coûte cher… Très cher… La Réunion doit-elle vraiment se targuer de bâtir la route la plus chère de France au kilomètre ?

Mais cette Nouvelle Route du Littoral ne fait pas l’unanimité chez les Réunionnais, loin de là. De plus en plus de voix s’élèvent contre ce projet pharaonique et de nombreuses interrogations surgissent :
* Pourquoi, à l’heure où l’on parle de transition énergétique, avoir préféré ce projet dédié au tout automobile ? (rappelons que l’un des principaux objectifs de la loi de transition énergétique est : « donner la priorité aux transports propres »)
* Peut-on vraiment être en sécurité sur une digue située à 30 mètres au-dessus de l’Océan Indien ? Cet ouvrage résistera-t-il vraiment aux cyclones ? A l’érosion de la mer ?
* Quels sites naturels de l’île fourniront les millions de tonnes de matériaux nécessaires au projet ? Et quel sera le coût et l’impact environnemental d’une telle extraction ?
* Quel sera l’impact sur les fonds marins de la construction de ces digues ?

NRL

photomontage

Et en ce moment, c’est bien cette dernière question qui est au coeur de la tourmente. Car l’impact sur les fonds marins a déjà bien eu lieu, alors que le chantier ne fait que commencer !
Et le premier a être menacé de destruction est une magnifique formation corallienne – « le Récif des Lataniers » – décrite par les scientifiques comme présentant un intérêt écologique majeur car réunissant toutes les caractéristiques d’un lagon en formation. Ce récif s’étend sur près de 250 mètres, le long de la côte, et jusqu’à environ 80 mètres du bord, par une profondeur variant entre 2 et 6 mètres. Il est constitué d’une grande variétés de coraux dont certains atteignent 4 à 5 mètres de haut.

Récif des Lataniers
Source photo : Réunion Orange

Et pourtant dans un avis du 22 octobre 2009, l’Autorité Environnementale (Ministère de l’Ecologie), avait rappelé la nécessité de sauvegarder ce site : « Il est impératif que la préservation des milieux naturels fragiles et en particulier que le banc de corail (Banc des Lataniers) identifié dans la baie soit sauvegardé ».

Récif des Lataniers
Source photo : IPR

Les bâches tendues, censées protéger le récif du chantier, se révèlent inefficaces et dangereuses. Comment, en effet, pourraient-elles empêcher les boues – qui seront générées par les 10 millions de tonnes de matériaux nécessaires à la construction de l’échangeur de la Possession – de recouvrir le récif, alors que la houle s’est chargée de les décrocher ? Car ces bâches, qui auraient dû être enlevées à chaque fois qu’une forte houle menaçait la côte (et qui ne l’ont pas été !!), flottent entre deux eaux et s’entremêlent aux coraux, brisant les fragiles constructions des polypes.

Des bâches décrochées.
Source photo : Réunion Orange

Autre menace, les tétrapodes censés protéger le chantier de la houle, mais que celle-ci fait lentement glisser vers le banc, écrasant inexorablement les coraux.

Les tétrapodes menacent le récif.
Source photo : Surfrider

Et que penser de cette couche de sédiments, générée par le chantier, qui s’amoncelle, recouvrant les coraux et les tuant ?

Et dire qu’un avis défavorable avait été émis par les 22 spécialistes du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) de La Réunion avant même le début du chantier !

Petit cours de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre)…

On ne trouve les coraux que dans les mers chaudes du globe, celles situées dans les zones intertropicales. Les récifs coralliens couvrent environ 284 000 km2, soit 15 % de la surface des fonds de 0 à 30 m de l’océan mondial.

Répartition mondiale des principaux récifs.
source image : Base de connaissances sur les coraux des Mascareignes (Université de la Réunion)

Les coraux ont besoin de certaines conditions pour se développer : lumière, salinité, température de l’eau, qualité du substrat, courants, qualité des eaux, présence de nutriments.

polype

source image : IRD

Si ces facteurs environnementaux ne sont pas réunis, les coraux ne peuvent se développer (comme c’est le cas à proximité des deltas du Gange ou de l’Amazone où le taux de salinité de l’eau est insuffisant). Et une modification d’un de ces facteurs peut entraîner la mort des coraux.

La reproduction de ces animaux (et oui, les coraux ne sont ni des végétaux ni des minéraux, mais des animaux) varie selon l’espèce. Certaines ont une reproduction sexuée alors que d’autres ont une reproduction asexuée par bourgeonnement des polypes.

Petit rappel sur la reproduction des coraux (je cite ici un court extrait d’un document pédagogique de SVT à destination des écoles, collèges et lycées) :

 » (…) Parmi les espèces qui se reproduisent de façon sexuée, certaines espèces de coraux vont produire des gamètes tout au long de l’année, alors que d’autres ne produiront des gamètes qu’une à deux fois par an, massivement, en étant synchronisées. Dans le sud ouest de l’Océan Indien, c’est le cas des Acropora sp.. Quelques jours après la pleine lune des mois de septembre, octobre ou novembre, ces coraux branchus libèrent des petites boules roses dans l’océan. Les polypes commencent à libérer ces amas d’ovules et spermatozoïdes ou d’oeufs, tous en même temps. Le phénomène dure quelques minutes à une heure ou deux. (…)
(…) Après fécondation, les oeufs donnent rapidement naissance, en quelques heures, à de petites larves ciliées appelées planulas.  (…) Attirées par la lumière, ces larves vont monter à la surface et se joindre au plancton. Cette étape de vie libre, au cours de la reproduction sexuée va permettre aux coraux habituellement fixés, de conquérir, au gré des mouvements marins, de nouveaux milieux et d’assurer la dissémination de l’espèce. Mais dans cette quête, de nombreuses planulas périront.
Après avoir voyagé plusieurs jours dans le plancton, les planulas tombent sur le fond pour se fixer en s’étalant sur un substrat dur. Elles se métamorphosent pour donner un polype (petite amphore à tentacules) qui élabore tout d’abord un plancher calcifié puis la muraille de sa première loge. C’est ensuite la reproduction asexuée qui va assurer l’extension de la colonie. Après s’être étalée sur le substrat dur afin de constituer une assise solide, la colonie va croître en hauteur, en volume. Le polype va construire un, puis plusieurs étages dont il occupera toujours la dernière loge. Pour se fixer et constituer une nouvelle colonie, la larve doit trouver un espace libre. (…) »

 

 

Second petit rappel, cette fois sur la croissance des coraux et le rôle des récifs :

Selon les espèces de coraux, la croissance peut aller de 4 à 35 micromètres  par an (1 micromètre = 0,0001 cm) pour les plus lentes (comme pour les espèces Gerardia et Leiopathes, mais qui en contrepartie atteignent des records de longévité avec, respectivement,  2.742 ans et 4.265 ans ) à 10 cm par an pour les espèces à croissance rapide.
Un récif corallien est surtout un écosystème à part entière avec ses habitants – poissons, algues, oursins, anémones de mer, coquillages… – qui trouvent dans les récifs, abri, protection, nourriture et zone de reproduction. Une biodiversité qui doit être protégée car actuellement, l’écosystème récifal, qui repose principalement sur la bonne santé du corail, est en danger.

Pour finir, je vous propose ce documentaire de « c’est pas sorcier« , tourné en Nouvelle Calédonie. Une petite plongée dans les récifs coralliens pour aller à la rencontre des animaux et des végétaux qui y vivent. Bien que la Réunion ne possède ni mines de nickel, ni mangroves, la nécessité de préserver les récifs coralliens reste la même.

Sources:
Grands Chantiers Régionaux (Région Réunion)
Ministère de l’écologie, du développement durable et  de l’énergie
Base de connaissances sur les coraux des Mascareignes (Université de la Réunion)
Clicanoo
Le Figaro

ImazPress
ATR-Fnaut
Collectif non à la Nouvelle Route du Littoral
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