Lune rousse

Dans la nuit du vendredi 27 juillet au samedi 28 juillet 2018 s’est produite la plus longue éclipse totale lunaire du XXIème siècle, visible – dans son intégralité – à la Réunion.
Une chance pour tous ceux qui avaient levé les yeux vers le ciel : les nuages se sont éclipsés laissant place au spectacle qui a débuté à 22 h 25.

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Qui sera le roi du jour ?

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Après avoir bien réveillonné à Noël, puis avoir remis ça pour le nouvel an, nous pensions tous laisser notre pauvre estomac se reposer un peu et appliquer l’une des bonnes résolutions prises pour cette nouvelle année : se (re)mettre au sport.
Mais c’était sans compter avec l’Epiphanie et ses multiples galettes ! Alors, tant pis pour le repos de notre pauvre estomac, on attendra le mois de février (quoique… la chandeleur et ses crêpes nous attendent dès le 2 février ! ), mais on peut déjà chausser nos baskets, histoire d’éliminer tous ces copieux repas ! Allez courage !

En France, l’Epiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la visite des rois mages à l’enfant Jésus. Si elle a lieu le 6 janvier dans beaucoup de pays, en France – où  ce jour n’est pas férié – elle se fête le premier dimanche qui suit le premier janvier. Depuis le Moyen Âge, il est de tradition, en France, de couper la galette, en famille. Ce gâteau, contenant une fève, est la « galette des rois ». Elle est aussi appelée « galette parisienne ».

Collection de fèves de galette des rois (fabophilie)

Traditionnellement, le plus jeune membre de la famille va sous la table et attribue chaque part de galette à une personne. Celui qui trouve la fève dans sa part de galette devient le roi – ou la reine – de la journée. Il est alors coiffé d’une couronne de papier doré et doit choisir sa reine ou son roi. A ce « roi du jour » d’offrir la prochaine galette ! Car la galette sera ainsi coupée jusqu’à la fin du mois de janvier.

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Dans la plus grande partie de la France, la galette des rois est faite de pâte feuilletée généralement garnie de frangipane (une crème à base d’amandes). Parfois, la galette est garnie de compote de pomme ou de chocolat.

Part de galette des rois

Dans le sud de la France, le « gâteau des rois » est une brioche – en forme de couronne – parfumée à la fleur d’oranger et contenant des fruits confits. Cette brioche est aussi nommée « galette briochée ».

gâteau des rois
source : wikipédia

A la Réunion, la galette des rois est présente sur les étals des pâtissiers et des boulangers dès la fin du mois de décembre. La tradition est très vivace et la galette des rois à la frangipane reste la préférée des Réunionnais. 80% des galettes vendues sont des galettes à la frangipane. Pour innover et concurrencer la grande distribution – qui propose des galettes avec différents goûts – les artisans boulangers réinventent la galette des rois. Frangipane parfumée à la vanille, au letchi, au caramel beurre salé, aux fruits de saison… Revisiter ce classique, sans dénaturer la galette et tout en respectant la tradition, est la problématique à laquelle se confrontent les artisans boulangers.

Un sondage réalisé en 2014 révélait que 97 % des français perpétuent cette fête.  70 % d’entre eux choisissent une galette à la pâte feuilletée et à la frangipane (surtout dans la moitié nord de la France), 11% préfèrent une galette à base de brioche (surtout dans le Sud), alors que seulement 8 % optent pour une galette à la pâte feuilletée et à la pomme. 9 % consomment plus de cinq galettes pendant le mois de janvier.
Côté fève, 68 % s’arrangent pour donner la fève aux plus jeunes (histoire d’éviter la crise de larmes lorsque le petit dernier n’est pas couronné roi !)

Carte de la répartition géographique de la galette parisienne et de la galette briochée en France, selon les départements
Légende :
Vert foncé : Galette des rois à 100 %.
Vert clair : Galette des rois entre 50 et 75 %.
Orange foncé : Gâteau des rois à 100 % (≈)
Orange clair : Gâteau des rois entre 50 et 75 %.
Source : Wikipédia

Expressions :

Trouver la fève du gâteau : faire une trouvaille, une découverte avantageuse, une heureuse rencontre.
Gagner / avoir la fève : obtenir un avantage, réussir.
Avaler la fève avec le gâteau : laisser passer sa chance sans s’en apercevoir.

Un atelier à la maison du coco

logo domaine

Située à Saint-Leu, la maison du coco se trouve sur le domaine de la pointe des châteaux, qui accueille aussi une ferme pédagogique, un verger créole, un jardin d’aromates, un sentier botanique…
La ferme pédagogique héberge des animaux de la basse-cour (canards, poules, oies, dindons…), des lapins, des paons, des faisans ainsi que des cochons, des ânes, des moutons et un boeuf moka.

carte Saint-Leu

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Sur ce domaine de huit hectares, deux sont consacrés à la cocoteraie où poussent environ 200 cocotiers d’une espèce hybride d’Hawaï (les cocos tombent au sol lorsqu’ils sont mûrs, il n’est donc pas nécessaire de grimper sur le cocotier pour en cueillir les fruits).

Nous avons opté pour un atelier de transformation (sur réservation) afin de tout savoir sur le coco et de réaliser une ou deux recettes.
D’une durée de deux heures, on ne voit pas le temps passer tant l’atelier est intéressant.
Après avoir découvert les secrets du cocotier et du coco, petits et grands sont invités à mettre la main à la pâte afin d’être récompensés en dégustant le punch et la glace réalisés. Et l’atelier vaut le détour. Les explications sont claires et détaillées, on participe en débourrant un coco, en le râpant, en pressant la pulpe obtenue.
Les enfants réalisent leur glace au coco et les adultes notent la recette du punch. On goûte des cocos à différents stades de maturité, de l’eau de coco, du lait de coco, de la mélasse de coco, de l’huile de coco, du sucre de coco et, bien évidemment, notre punch et notre glace au coco.

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Après notre atelier du matin, nous avons déjeuné sur place (il y a un petit snack tenu par la propriétaire. On peut aussi venir avec son pique-nique car des tables et des bancs, ombragés, ont été prévus pour s’installer et manger tout en profitant de la magnifique vue). Puis nous avons flâné dans le verger, la ferme pédagogique, le jardin des aromates et le sentier botanique, une bonne partie de l’après-midi. La vue sur l’océan est superbe et le domaine est agréable. On y passe facilement une journée sans même s’en rendre compte.

Nous avons fini la journée par un petit tour à la boutique où nous sommes repartis avec les produits du domaine : huile, sucre, mélasse, farine et chapeau… de coco, bien sur!

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* L’huile de coco fabriquée à la maison du coco est une huile vierge qui a de nombreuses propriétés :

les bienfaits de l'huile de coco vierge

les bienfaits de l’huile de coco vierge
cliquer pour agrandir

Expressions créoles autour du coco :
* Mon p’tit coco : petit nom gâté que l’on donne à un enfant.
* Etre un coco dur : ne rien avoir dans la tête, qui sonne creux comme le coco.

Lola, ne se nourrit que de coco. Elle se promène librement dans le domaine et vous la croiserait à coup sûr. Ici, c'est un peu la mascotte !

Lola, ne se nourrit que de coco. Elle se promène dans le domaine et vous la croiserez à coup sûr. Ici, c’est un peu la mascotte !

Et pour finir, les recettes de notre atelier autour du coco.

Glace au coco

Cette glace au coco a été réalisée à l’occasion de l’atelier de transformation. La recette est celle du propriétaire des lieux.
Il faut prévoir, au niveau des quantités, deux doses de lait de coco pour une dose d’eau. Lors de l’atelier, la boite de lait concentré sucré a servi de doseur pour le lait de coco.
La sorbetière était une sorbetière traditionnelle dans laquelle il fallait mettre des glaçons et du sel. Au bout de quarante minutes, la glace était prête.

Ingrédients
– 2 doses de lait de coco
– 1 dose de lait concentré sucré

Préparation

verser lait concentré

Verser dans un saladier, la boîte de lait concentré sucré.

doser le lait
Rajouter 2 doses de lait de coco, en utilisant la boite de lait concentré sucré comme verre doseur, et bien mélanger.

verser dans la glacière
Verser dans une sorbetière et suivre les instructions de celle-ci.

Punch coco

Ce punch coco a été réalisé à l’occasion de l’atelier de transformation. La recette est celle du propriétaire des lieux.servir le punch

Ingrédients
– lait de coco
– glaçons
– rhum blanc
– sucre de canne

Préparation

verser lait de coco         verser le sucre

 Dans un shaker, verser du lait de coco, un peu de rhum, un peu de sucre et des glaçons.

bien secouer
Refermer le shaker, bien le secouer et servir.

BONNE DEGUSTATION !!!… Avec modération, bien entendu !!!

Pour d’autres infos sur la maison du coco, rendez-vous sur leur site.

arb_plante_013 cocotier

Pour avoir la banane !

Après une petite promenade, la semaine dernière à Bananaland, je vous propose aujourd’hui de découvrir la banane.
Ah, la banane… En voila un fruit bien pratique ! A croire qu’il a été conçu pour être transporté avec soi. N’est-il pas idéal lors des randonnées ? Déjà « emballé » et très facile à éplucher (pas besoin de couteau ou d’économe), il redonne de l’énergie au randonneur fatigué et apaise les petits creux de l’après-midi.

Le bananier et compagnie… que de monde !

Les bananiers appartiennent à l’ordre des zingiberales, dont font aussi partie le gingembre, la cardamome et le curcuma.
Des plantes ornementales tropicales font aussi partie de cet ordre : les héliconias, les strélitzias, les alpinias, les ravenales ou encore les roses de porcelaine.
Les bananiers appartiennent à la famille des musaceae.

Les bananiers vivent dans les pays tropicaux, et apprécient les climats chauds et humides.

Le bananier est-ce un arbre ?

Un tronc, des feuilles, des fruits… Le bananier a, à première vue, tout d’un arbre. Oui, mais, voilà… le bananier n’est pas un arbre mais une herbe géante.
Cela ne saute pas aux yeux, et pourtant, c’est ainsi !

Anatomie du bananier

  • Le bulbe

La partie semi-souterraine du bananier, le bulbe, est l’organe principal de la plante. Le bulbe produit les racines, les rejets, génère les feuilles et la fleur qui donnera les bananes.

  • Les feuilles

Lorsque les feuilles vieillissent, les limbes (placés de chaque côté de la nervure centrale) se déchirent.

Jeunes et vieilles feuilles

Jeune feuille de bananier. Les limbes ne sont pas déchirés.

  • Le pseudo-tronc

Les parties basses des feuilles s’enroulent les unes autour des autres et forment le pseudo-tronc. Celui-ci, bien que ressemblant au tronc des arbres, ne contient pas de bois.
Le bananier est composé essentiellement d’eau. Lorsqu’on le coupe, il faut faire attention a la sève qui s’écoule. Celle-ci tache définitivement les vêtements.

Coupe du pseudo-tronc

Jeune feuille enroulée

Gaines foliaires

  • L’inflorescence

Le bananier atteint sa taille adulte au bout de six à sept mois. C’est à ce moment qu’apparait l’inflorescence. Le bananier a alors produit vingt-cinq à trente feuilles. Certaines variétés de bananiers peuvent atteindre 15 mètres de haut.

petites bananes dans la fleur

inflorescence et jeunes bananes

  • La tige florale

Sous le poids du bourgeon, la tige florale (ou hampe) se recourbe vers le bas. Les fleurs femelles deviendront des bananes, prêtes à être récoltées, au bout de deux mois. Les régimes peuvent se composer de 50 à 200 bananes. Dans le bourgeon terminal (appelé « baba figue » à la Réunion) se trouvent les fleurs mâles.

Régime prêt à être récolté

Hampe florale, bananes et bourgeon terminal

Bourgeon terminal (baba figue)

  • Le fruit

Les bananes sont cueillies vertes et le bananier est alors coupé afin de favoriser la pousse du rejet. En effet, après avoir fructifiée, la partie aérienne meurt. Chaque tige ne produit qu’un seul régime. Pour avoir dans son jardin un bananier, il faut détacher un rejet de la plante mère. Rien ne sert de faire germer les minuscules graines que l’on peut parfois voir dans les bananes !

Rejet

Il existe plus de 1000 variétés de bananiers et toutes les bananes ne sont pas jaunes et courbes. Certaines sont rouges, carrées, petites, vertes, droites, argentées, tigrées, énormes, avec des graines, sans graines, courtes…

Tout est bon dans le bananier

A la Réunion, le bourgeon de bananier est mangée en carry : le carry baba figue (attention, il faut savoir le préparer, car l’ensemble de la fleur ne se consomme pas).
Toujours à la Réunion, traditionnellement, la communauté tamoule, utilise les jeunes feuilles de bananier en guise d’assiettes pour servir le cabri massalé.
En Asie tropicale et dans les îles du Pacifique, les jeunes feuilles servent aussi de couverture pour les habitations, de parapluie, à emballer la nourriture pour la cuisson, le transport ou la conservation.
En Afrique, les bananes sont mises à fermenter afin d’être transformées en bière de banane.
Aux Philippines, une variété de bananier est cultivée pour ses fibres, avec lesquelles sont fabriquées des cordes (le chanvre de Manille). En Egypte, ces fibres sont utilisées pour fabriquer du papier imitant l’aspect du papyrus.

Petite histoire de la banane et du bananier

Si aujourd’hui les bananiers sont cultivés dans toutes les régions tropicales du globe, ils auraient pour origine une zone allant de l’Inde aux îles mélanésiennes du Pacifique, l’Indonésie et la nouvelle Guinée. Ces bananiers sauvages produisaient de petits fruits qui n’étaient pas comestibles car remplis de graines. Après une longue évolution, les graines seront remplacées par de la pulpe.
Les marins Indonésiens auraient introduits le bananier à Madagascar vers 500 après J-C, avant d’atteindre la côte d’Afrique de l’Est, via le canal du Mozambique. Cultivé par les populations locales, le bananier s’étend jusqu’à la côte Ouest du continent africain. Lorsqu’au XVème siècle, les navigateurs portugais le découvrent dans le Golfe de Guinée, ils l’emmènent dans les îles Canaries. Au début du XVIème siècle, les conquistadors Espagnols introduisent des plants à Saint-Domingue. Le bananier a traversé l’Atlantique !

La banane dans le monde, en quelques chiffres

Chaque année, ce sont 50 millions tonnes de bananes dessert qui sont produites dans le monde et autant de bananes à cuire.
Chaque année ce sont 20 millions de tonnes de bananes dessert qui sont acheminées par bateau, des zones de production vers les principales zones de consommation : Europe, Etats-Unis, Japon.
L’Amérique latine produit 80% des exportations mondiales de bananes.
Un habitant de l’Afrique de l’Est consomme 250 kg de banane Plantain par an, alors que sur la même période, un français mangera 10 kg de banane dessert.
Quatrième culture vivrière après le riz, le blé et le maïs, la banane est une ressource alimentaire vitale pour plus de 400 millions d’habitants des pays tropicaux.
Produite sans interruption toute l’année et à haute valeur nutritionnelle, la banane est un aliment vital dans de nombreuses pays défavorisés.

Culture de la banane

Le chemin est long du bananier à notre corbeille de fruits. Les bananes sont récoltées encore vertes, deux mois après l’apparition du bourgeon floral, lorsque ses arêtes s’arrondissent. Et cette récolte se fait encore de nos jours, à la main. Le régime tout entier est séparé du bananier et le pseudo-tronc est coupé.
Pour avoir un murissage optimal des fruits, et donc plus de goût, les régimes, une fois coupés, sont placés dans un endroit couvert et à température ambiante (la penderie). Ainsi protégées des oiseaux et des insectes, les bananes vont murir tout en s’enrichissant en sucre, en vitamines et en potassium.
Chaque main sera prélevée, lavée et découpée en groupe de trois à neuf bananes.

Régime banane

Il existe trois grands types de bananes alimentaires : les bananes dessert (au goût doux et sucré), les bananes à cuire (comme les bananes Plantain, qui doivent être cuites pour être consommées) et les bananes à bière. Contrairement à ce que l’on entend souvent, la banane crue ne fait pas grossir. Riche en vitamines A, B, C, en potassium, en phosphore, en magnésium et en calcium, la banane est nutritive, énergétique et facile à digérer. Une banane mûre et crue se compose de près de 75% d’eau, de 23% de sucre et de moins 1% de lipide.
La banane peut être consommée sans problème par les personnes souffrant de surpoids, d’insuffisance rénale, d’arthrite, de goutte, de maladie coronarienne, de tension artérielle, d’ulcère ou encore de gastro. Transformée en compote, elle est idéale pour les bébés de plus de trois mois car riche en vitamines, en minéraux et très digeste.

La banane à la Réunion

Les Réunionnais raffolent des « bananes figues » appelées aussi « bananes mignonnes ». Petites et sucrées, ces bananes sont très goûteuses et parfumées. On les mange crues, en guise d’en-cas, ou cuites : bananes flambées, gâteau banane, beignets bananes, confiture de bananes…
Cette variété de banane n’est pas la seule produite dans l’île. On trouve aussi des bananes Plantain, des bananes carrées (pour faire des chips de bananes vertes), des bananes roses, des bananes blanches ou encore des bananes Valérie.
Les bananes se vendent en « main » sur les étals des marchés forains. Une main est composée de cinq ou six bananes, parfois plus, selon la variété. On en trouve toute l’année.

Les ennemis du bananier

A la Réunion, les bananiers ne sont pas épargnés :
– Les forts vents des cyclones brisent les tiges.
– La femelle du charançon noir pond ses oeufs dans le bulbe. En y creusant leurs galeries, les larves entraînent le dépérissement de la plante.
– Les nématodes (des vers microscopiques) s’attaquent aux racines entraînant la réduction du régime.
– Les thrips (de petits insectes) piquent les fruits, rendant impossible leur commercialisation.

fruit_039 banane

Quelques expressions françaises autour de la banane :

* Avoir la banane : être de bonne humeur, joyeux, être en forme (La même expression existe avec d’autres fruits : avoir la pêche ou avoir la patate).
* Glisser une peau de banane : utiliser des procédés déloyaux pour faire échouer quelqu’un.
* Se faire bananer : se faire escroquer .
* Quelle banane ! : quel idiot !
* Etre coiffé en banane : être coiffé comme un vieux rockeur.

fruit_070 banane

Et comme d’habitude, je vous propose quelques recettes avec le produit star de cet article. Vous pouvez en trouver d’autres dans l’article sur Bananaland, sans oublier la recette du gâteau banane.

Tarte gourmande à la banane

tarte gourmande à la banane

L’alliance de la banane, du coco, de la vanille et du rhum… Une recette, au goût des îles, qui ravira les petits et les grands gourmands.

Ingrédients

Pour la pâte brisée :
– 200 gr de farine
– 1 cuillère à soupe de sucre roux
– 100 gr de beurre ramolli
– 20 à 25 ml d’eau
– 1 pincée de sel

Pour la garniture :
– 6 bananes moyennes
– 25 cl de lait
– 200 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 50 gr de noix de coco râpée
– 20 ml de rhum vieux
– 2 gousses de vanille Bourbon

Déroulement

Préparation de la pâte brisée :
* Mélanger la farine, le beurre ramolli coupé en petits morceaux, le sucre et le sel.
* Rajouter progressivement l’eau, tout en mélangeant, afin d’obtenir une boule.
* Laisser reposer 1 heure.

* Préchauffer le four à 180°c.
* Etaler la pâte sur un papier sulfurisé et déposer dans le moule.
* Bien remonter les bords en les pinçant et piquer le fond avec une fourchette.
* Déposer un morceau de papier sulfurisé sur la pâte et recouvrir de haricots secs.
* Faire cuire 15 minutes.
* Enlever les haricots et le papier sulfurisé.
* Laisser refroidir pendant la préparation de la garniture.

Préparation de la garniture :
* Préchauffer le four à 200°c.
* Fendre et racler les gousses de vanille pour récupérer la pulpe. Réserver.
* Dans un saladier, faire blanchir les oeufs et le sucre ( le mélange doit devenir mousseux).
* Rajouter le lait, la pulpe de vanille, la noix de coco râpée et le rhum. Bien mélanger.
* Verser la préparation sur la pâte, dans le moule.
* Couper les bananes en rondelles régulières ( 4 à 5 mm d’épaisseur) et les répartir dans le moule. Les premières rondelles doivent s’enfoncer dans la préparation sous le poids des rondelles rajoutées. Pour la dernière couche,  les rondelles étant apparentes, bien les juxtaposer pour une jolie présentation.
* Saupoudrer d’un peu de sucre.
* Faire cuire pendant 30 minutes.
* Laisser refroidir la tarte, à température ambiante, puis la mettre au frigo pendant une petite heure, elle n’en sera que meilleure.
* A servir avec un coulis de goyavier, dont l’acidité se mariera à merveille avec le goût sucré de la tarte.

part tarte gourmande à la banane

chips de bananes vertes

La banane peut-être consommée verte à condition d’être cuite dans de l’huile ou dans de l’eau. En Inde, les chips de bananes vertes sont très appréciées. Je vous propose la recette de mon mari.
Attention ! Quand on commence à en manger, il est difficile de s’arrêter !

chips de bananes vertes

Ingrédients

– 6 grosses bananes « carrées » vertes
– Huile pour friture
– Sel

Préparation

* Eplucher les bananes vertes à l’aide d’un économe.
* Les faire tremper dans de l’eau quelques minutes, pour enlever l’amidon.
* Avec une mandoline, couper les bananes en rondelles. Les remettre dans l’eau.
* Faire chauffer le bain d’huile dans une grande casserole.
* Etaler sur un torchon propre et sec, bien à plat et sans qu’elles se chevauchent, une partie des rondelles de bananes (1 à 2 poignées). A l’aide d’un autre torchon propre, bien les essuyer.
* Quand l’huile est chaude, plonger les rondelles bien sèches et remuer avec un écumoir pour éviter qu’elles ne se collent entre elles.
* Laisser cuire plus ou moins dix minutes, en fonction de la quantité de rondelles mises dans l’huile.
* Lorsque l’ébullition s’est atténuée, égoutter les chips, les poser sur du papier absorbant et laisser refroidir.
* Continuer avec le reste de rondelles.
* Saler les chips.

Conseils :
* On sait que les chips sont cuites lorsque les rondelles ont pris une légère couleur dorée, que le bruit qu’elles font, lorsqu’on les fait bouger avec l’écumoir, a changé et que la quantité de bulles dans l’huile a fortement diminué.
* Il est aussi possible de varier les goûts des chips en les saupoudrant de poivre, de piment en poudre, de paprika…

BON APPETIT !!

fruit_076 banane

Le Musée du Sel

pointe au sel

Nous avons profité de notre passage à Saint-Leu pour visiter le musée du sel qui se trouve à la Pointe au sel.

carte Saint-Leu pointe au sel

cliquer pour agrandir

Ce lieu a d’abord été appelé « Pointe de Bretagne » par des Bretons qui extrayaient le sel et qui lui trouvaient des airs de ressemblance avec leur Bretagne natale.

musée du sel 4

Ce lieu réunit toutes les qualités nécessaires à l’exploitation du sel : forte salinité de l’eau de mer et ensoleillement.
La Réunion ne bénéficiant pas de marées, l’eau de mer doit être pompée pour être déversée dans les bassins, en amont.
Aujourd’hui, le site – dont les salines s’étalent sur deux hectares – produit une centaine de tonne de sel par an.

De grands bassins et trois bâtiments composent le site. Le musée a été aménagé dans un bâtiment tout en longueur, qui se visite rapidement et qui propose une exposition permanente autour du sel – de sa production à sa consommation – ainsi que des expositions temporaires.
L’entrée du musée est gratuite et l’on peut y acheter du sel, du gros sel et de la fleur de sel sur place (en fonction des stocks). La visite commence par le visionnage d’un film d’une vingtaine de minutes sur l’histoire des salines.
Le site est pittoresque et la vue sur l’océan magnifique (attention, la baignade est interdite car dangereuse, et cela, même si les petites criques vous y invitent !).

Nous n’avons pas eu la chance d’assister au travail des sauniers (pour cela, il faut effectuer la visite le matin), mais les bassins recouverts de sel, à la blancheur aveuglante, sont tout simplement magnifiques en plein soleil.
Une visité guidée est possible, sur réservation, et permet d’accéder au bâtiment de stockage et de goûter différents types de sels.

Petit bémol : ce petit musée aurait vraiment besoin d’une bonne rénovation car il fait malheureusement vieillot.
Je vous laisse visionner ce reportage de France Ô (émission « Couleurs Outremer ») :

Retrouvez le site du musée du sel, ici.

les bassins

 

Quelques expressions françaises avec le mot « sel » :

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  • Offrir / Partager le pain et le sel : Offrir / recevoir l’hospitalité.
  • Prendre (quelque chose) avec un grain de sel : Prendre avec humour.
  • Etre le grain de sel : Etre celui qui ose dire la vérité, qui stimule, qui apporte de l’intérêt, qui apporte du piquant.
  • Mettre son grain de sel : Apporter son point de vue sans qu’il ait été demandé. Intervenir, s’immiscer dans une conversation ou une affaire, sans y avoir été invité.
  • Comme une soupe sans sel : En parlant de quelque chose d’insipide, d’inintéressant.
  • Avoir les cheveux poivre et sel : Avoir les cheveux grisonnants. Avoir des cheveux blancs dans sa chevelure noire.
  • Faire (dire) des blagues salées : Faire (dire) des blagues grivoises.
  • Avoir un langage salé : Avoir un langage grivois, grossier.
  • Mettre du sel sur la plaie : Aggraver les tourments d’une personne au lieu de la consoler, de la soutenir.
  • Mettre un peu de sel dans sa vie : Pimenter sa vie, la rendre plus palpitante.
  • Etre changé en statue de sel : Etre pétrifié devant le danger qui arrive. Etre immobilisé, ne plus bouger.
  • La facture est salée : Le montant à payer est très élevé.
  • Ne pas manquer de sel : Avoir de l’intérêt, du piquant. Etre plein d’esprit.
  • Le sel de la vie : L’attrait de la vie, la raison de vivre. Ce qui fait vivre.
  • Etre fin comme du gros sel : Manquer de délicatesse, de subtilité.
  • Faire un pacte de sel : Faire un pacte qui ne peut être dissous, qui ne peut prendre fin.
  • Du sel et du pain donnent un joli teint : Se nourrir simplement préserve la santé.
  • A la croque au sel : Cru, sans assaisonnement et seulement avec du sel.

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Chauds, les macatias, chauds !

un gros macatia

Connaissez-vous le macatia ? Cette petite boule de pain légèrement sucrée qui ravit les petits et les grands à l’heure du goûter ?

Le macatia est une spécialité des boulangeries réunionnaises, une spécialité régionale, un incontournable du goûter, que dis-je ? une institution !

Bien que le macatia soit aussi présent dans l’île soeur (l’île Maurice), il trouve son origine à la Réunion. Son nom vient du swahili mkate, qui signifie pain.
Pour l’historien Prosper Eve, le macatia aurait été le pain des esclaves de l’île Bourbon. D’ailleurs, le règlement n°7 du 28 janvier 1819 – émanant de l’Administrateur Pierre-Bernard Milius – associe le macatia aux esclaves en divisant les boulangers en 3 catégories :
« Ceux qui fabriquent le pain blanc et le pain bis pour la consommation habituelle des citoyens. Ceux qui ne fabriquent que du pain fantaisie (…). Ceux qui ne font que du pain de son, appelé macatia pour les Noirs. » 

macatia nature

Pour d’autres, le macatia trouverait son origine à une époque où, la vie étant rude, il ne fallait rien gaspiller. Les boulangers récupéraient et utilisaient les restes de pâte au levain de la veille.
Que ce soit l’une ou l’autre version, dans les deux cas, les boulangers, n’ayant pas de levure,  produisaient eux-même leur levain ou leur pâte fermentée. Mais en laissant reposer ce levain toute la nuit, dans la cuve à pétrin (ou en utilisant les restes de pâte de la veille), il fermentait trop. En cause : l’absence de réfrigérateur et la chaleur tropicale. Pour en réduire l’acidité, les boulangers rajoutaient du sucre. Ainsi serait né le macatia !…

des macatias

Et la tradition du macatia a perduré car, à l’époque où la baguette n’existait pas encore dans l’île, les boulangers, eux, continuaient à fabriquer des macatias.

A l’origine, pain des esclaves, ce petit pain rond sucré allait, par la suite, devenir le pain fétiche du goûter des enfants.

Ce petit pain, se consomme seul ou avec d’autres aliments (comme n’importe quel pain en somme). Petite, j’aimais le couper en deux pour le tartiner de confiture ou y glisser des carrés de chocolat au lait.

macatia aux pépites de chocolat
On le trouve toujours dans toutes les boulangeries de l’île, même si certaines se sont fait une spécialité de le décliner en de nombreux parfums, bien loin du petit pain nature original : pépites de chocolat, coco, mangue, banane-chocolat, poire-chocolat, chocolat-coco… et il existe même des macatias version salé-sucré : fromage, jambon-fromage…

Il se consomme froid ou tiède (tiède, c’est juste trop bon !), au petit déjeuner (le macatia nature ou aux pépites de chocolat, trempé dans un chocolat chaud… MIAM !… ) ou au goûter.

plateau petit déjeuner

Pour ceux qui n’ont pas la chance d’être sur place pour y goûter, je vous propose une recette du macatia nature.

 MACATIA NATURE

macatias

Ingrédients (pour 5 gros macatias)
500 gr de farine (à température ambiante)
15 gr de beurre mou
1 cuillère à café de sel
1 sachet de levure de boulanger
60 gr de sucre roux ( à température ambiante)
20  cl d’eau tiède (surtout pas chaude)

Déroulement
* Mettre dans un saladier, la farine, la levure de boulanger, le sucre roux, le sel.
* Incorporer progressivement l’eau tiède tout en pétrissant. La pâte doit devenir lisse.
* Rajouter le beurre ramolli et pétrir de nouveau la pâte dix à quinze minutes, jusqu’à ce qu’elle ne colle plus aux doigts et qu’elle se détache des bords du saladier.
* Former une boule et laisser lever une heure dans le saladier recouvert d’un torchon humide et placé dans un endroit chaud (pour moi, dans le four à 50° celsius, programme « maintien au chaud »). La pâte doit doubler de volume.
* Dégazer le pâton en appuyant dessus.
* Séparer la pâte en cinq boules égales et les poser sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé.
* Laisser lever 1 heure au chaud.

* Préchauffer le four à 220°C.
* Pour un petit côté plus « rustique », saupoudrer légèrement les boules de farine et entailler le haut des macatias d’une croix.
* Enfourner les macatias 12 à 15 minutes. Ils sont cuits lorsqu’ils ont une belle couleur dorée.
* Laisser refroidir avant de déguster avec un chocolat chaud, un café ou un thé !

variantes : Après avoir croisé tous ces macatias aux goûts différents, j’ai eu envie de faire la même chose et de fabriquer mes propres macatias sucrés et sucrés-salés. J’ai laissé parler mon imagination et voici le résultat de mes expérimentations, à partir de ma recette de base de macatia nature.

ali_divers_199 Macatias sucrés :

Pour les plus gourmands !

macatia coeur choco

Macatias coeur choco
Façonner les boules autour d’un carré de chocolat pâtissier.
Pour plus de gourmandise, on peut varier les chocolats : chocolat au lait, chocolat blanc, chocolat parfumé au café, chocolat praliné, chocolat parfumé au caramel…
avis de mes « goûteurs » : macatia très gourmand, à manger tiède pour avoir le plaisir de sentir le chocolat couler dans la bouche.

macatia pépites chocolat

Macatia aux pépites de chocolat
Lors du façonnage des boules, incorporer à la pâte des pépites de chocolat noir.
avis de mes « goûteurs » : plus il y a de pépites, meilleur c’est ! (On reconnaît les gourmands !)

macatia coco

Macatia au coco
Lors du façonnage des boules, incorporer de la noix de coco râpée à la pâte.
avis de mes « goûteurs » : Le goût du coco arrive en fin de bouchée. Ne pas hésiter à en mettre un peu plus la prochaine fois.

macatia cocochoco

Macatia coco choco
Lors du façonnage des boules, incorporer de la noix de coco râpée et des pépites de chocolat noir à la pâte.
avis de mes « goûteurs » : Très gourmand. Le mariage du coco et du chocolat est réussi.

macatia fruits confits

Macatia aux fruits confits
Lors du façonnage des boules, incorporer des fruits confits à la pâte.
avis de mes « goûteurs » : un macatia gourmand et fruité.

macatia raisins

Macatia rhum raisins
A faire durant la première levée de la pâte : dans une casserole mettre 50 ml de rhum vieux, un peu d’eau, une gousse de vanille fendue en deux et une grosse poignée de raisins secs. Porter à frémissement puis couper le feu et laisser les raisins gonfler. Une fois les raisins gonflés, les laisser s’égoutter dans une passoire. Une fois les raisins refroidis et égouttés, bien les essuyer et les incorporer à la pâte lors du façonnage.
avis de mes « goûteurs : Trop bon !

macatia noix

Macatia aux noix
Piler les noix grossièrement au pilon et incorporer les éclats de noix à la pâte lors du façonnage des boules. On peut remplacer les noix par des noisettes, des noix de macadamia…
avis de mes goûteurs : plus les morceaux de noix sont gros, meilleur c’est, car cela apporte du croquant.

macatia amande

Macatia aux amandes
Piler grossièrement les amandes avec un pilon et incorporer les éclats d’amandes à la pâte lors du façonnage des boules.
avis de mes « goûteurs » : plus les morceaux d’amandes sont gros, meilleur c’est, car cela apporte du croquant.

macatia confiture

Macatia coeur confiture
Façonner les boules, puis les creuser pour y mettre une cuillère de confiture au choix (ici, confiture d’ananas maison) et refermer en refaçonnant la boule autour de la confiture.
Conseil : choisir de la gelée épaisse plutôt que de la confiture (trop liquide) et faire en sorte que le fond du macatia soit épais. Lors de mon expérience, ma confiture, trop liquide, a coulé par le bas du macatia durant la seconde levée, ce qui explique le peu de confiture qu’il restait après cuisson.
avis de mes « goûteurs » : idéal pour le petit-déjeuner, car on n’a pas besoin de tartiner le macatia de confiture.

macatia perles de sucre

Macatia aux perles de sucre
Incorporer des perles de sucre lors du façonnage des boules et en saupoudrer le dessus du macatia ( comme pour une chouquette).
avis de mes « goûteurs » : Rappelle le macatia nature mais avec des petites « poches » de sucre fondu.

ali_divers_199 Macatias sucrés-salés :

Pour ceux qui aiment le sucré-salé.
Je rappelle que le macatia est un pain à la pâte sucrée et le rajout d’ingrédients salés ne plaît pas à tout le monde. Mon mari – bien qu’il se soit prêté au jeu en goûtant les différentes variantes – n’a pas apprécié les macatias sucrés-salés et préfère les macatias sucrés. Ma fille, quant à elle, a une nette préférence pour celui au surimi.

macatia surimi

Macatia surimi
Couper des bâtonnets de surimi en petits morceaux. Bien essuyer les morceaux avec un papier absorbant pour qu’ils soient bien secs. Lors du façonnage des macatias, incorporer les morceaux de surimi.
avis de mes « goûteurs » : le préféré de ma fille en ce qui concerne les macatias sucrés-salés.

macatia fromage

Macatia fromage
Râper du fromage à pâte dure (emmental, maasdam, madrigal, gruyère…) et l’incorporer à la pâte lors du façonnage des boules.
avis de mes « goûteurs » : le fromage a tendance à alourdir la pâte. Ne pas en mettre beaucoup.

macatia jambon fromage

Macatia jambon-fromage
Découper le jambon en petits carrés et râper du fromage à pâte dure (emmental, maasdam, madrigal, gruyère…).
Mélanger les morceaux de jambon et le fromage râpé. Incorporer le mélange à la pâte lors du façonnage des macatias.
avis de mes « goûteurs » : le goût du fromage a tendance a dominer celui du jambon. Equilibrer en mettant moins de fromage que de jambon ou choisir un jambon parfumé (moi, je n’avais que du jambon de dinde, qui n’a pas beaucoup de goût, il faut bien l’avouer).

macatia jambon olives

Macatia jambon-olives
Découper le jambon en petits carrés. Pour les olives, choisir des olives dénoyautées. Les couper en rondelles. Bien essuyer les rondelles d’olive pour enlever toute trace de saumure. Mélanger le jambon et les olives et incorporer le mélange à la pâte lors du façonnage des boules.
avis de mes « goûteurs » :  Le goût des olives a tendance a dominer celui du jambon. Mettre moins d’olives que de jambon afin d’équilibrer les goûts.

Voilà quelques idées à tenter. Et, évidemment, d’autres sont encore possible ! On peut imaginer en faire avec du thon au naturel (bien égoutté) ou des rondelles d’olives, voire les deux. Ou encore avec des lardons ou des morceaux de tomates confites. Après, toutes les combinaisons sont possibles en fonction de l’imagination et des goûts de chacun. A vos fourneaux donc !

BON APPETIT !!!

Quelques expressions françaises autour du pain :

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* On ne peut pas être au four et au moulin : on ne peut pas être partout à la fois. On ne peut pas faire deux choses en même temps.
* Se faire rouler dans la farine : se faire avoir.
* Etre dans le pétrin : Avoir des ennuis, des problèmes.
* Mettre la main à la pâte : participer, aider.
* Etre une bonne pâte : être une personne d’heureux caractère, sympathique.

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* Gagner son pain à la sueur de son front : travailler dur pour survivre.
* C’est du pain béni : c’est une bonne affaire.
* ça ne mange pas de pain : qui ne coûte pas grand-chose à faire et qui sera peut-être utile.
* Retirer / enlever le pain de la bouche : priver quelqu’un du nécessaire.
* Casser la croûte : manger
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* Etre bon comme du bon pain : être généreux, attentionné, gentil.
* Ne pas manger de ce pain là : refuser de faire quelque chose que l’on juge malhonnête.
* Avoir du pain sur la planche : avoir beaucoup de travail, beaucoup de choses à faire.
* Long comme un jour sans pain : une journée qui semble être interminable.
* Pour une bouchée de pain : pour presque rien.
* Manger son pain blanc : Commencer par le meilleur.
* C’est parti comme des petits pains : ça s’est bien vendu, rapidement et facilement.
* C’est son gagne-pain : c’est son métier, son moyen de subsistance.
* Manger son pain dans sa poche : être avare.
* Ne pas en perdre une miette : Ne rien laisser.

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Bonne fête papa !

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Après les mamans, ce sont les papas que l’on célèbre aujourd’hui.
Jamais à cours d’idée, les enseignants font réaliser à leurs élèves des cadeaux plus originaux les uns que les autres : cendriers en pâte auto-durcissante, coquetiers, cadres photos, porte-clefs, tee-shirts, tasses… et j’en passe !
Les plus grands cassent leur tirelire pour offrir à leur papa une cravate, un stylo, une bouteille de vin (ou de champagne), un livre, une boîte de chocolats… en fonction des goûts de leur père.
Encore une fois, c’est autour d’un bon repas que la famille se réunira pour honorer les papas et les remercier pour leur protection, leur amour et leur dévouement à leur famille.

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Les origines de la fêtes des pères

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la fête des pères n’est pas récente. En effet, dans les pays catholiques, les papas sont célébrés dès le Moyen-Âge, le 19 mars, jour de la Saint-Joseph (le père adoptif de Jésus).
En 1889, le pape Léon XIII, fait de Saint-Joseph, le patron des pères de famille et des travailleurs. Les enfants offraient alors à leur père des fleurs ou de petits cadeaux.
En France, la fête des pères (non religieuse) est lancée par la société Flaminaire, marque bretonne de briquets, en 1949. L’entreprise estimait que cette fête serait une bonne occasion pour offrir des briquets aux papas. Une façon comme une autre d’augmenter les ventes de la société !

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Si la fête des pères a été instaurée en 1952 en France, elle n’a cependant jamais été officialisée. Ainsi, bien qu’elle apparaisse sur les calendriers et qu’elle soit fêtée le troisième dimanche de juin, elle n’est en rien une fête officielle, contrairement à la fêtes des mères.

affiche fête des pères  affiche fête des pères affiche fête des pères

Cette fête, qui devint rapidement populaire et incontournable, a pour symbole la rose rouge lorsque le père est vivant et la rose blanche lorsque celui-ci est décédé.

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Quelques expressions avec « papa » :

En français :

* papa poule : père qui s’occupe beaucoup de ses enfants, qui les protège, comme une poule avec ses poussins.
* papa gâteau : père généreux, attentionné avec ses enfants, qui cède facilement à tous leurs caprices.
* fils / fille à papa : fils / fille de riche

En créole réunionnais :

* Kalbass amer i suiv la rassine (La calebasse amère suit la racine) : Tel père, tel fils

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