Pierres de mémoire

Depuis que la chienne Melba est entrée dans ma vie, mes journées sont rythmées d’une sortie running avec elle, le matin, et d’une promenade, le soir. Chaque jour, vers 17h00, j’emprunte invariablement le même itinéraire (pas d’autres choix, en ville) pour que Melba puisse se défouler les « papattes » et faire ses « petites affaires »… C’est grâce à ces promenades quotidiennes que j’ai découvert un lieu auquel je n’avais jamais prêté attention jusqu’alors. Il faut dire que j’y passais en courant, sans prendre le temps de m’y arrêter pour savoir qu’elle était cette étrange installation de pierres…

En effet, sur l’esplanade de la Trinité, derrière la médiathèque François Mitterrand de Saint-Denis, se dressent sept pierres de différentes tailles et formes. En se rapprochant, on remarque que les pierres sont gravées. Gravées dans des langues différentes. Les graphies chinoises et tamoules sont immédiatement identifiables. Une troisième est couverte d’un texte en anglais. Pour les autres, on hésite. Est-ce du français ? Du créole ? On repère quelques mots rappelant du malgache ou du créole sur deux pierres. Et puis que signifie les textes ? Pas facile de les comprendre. On tourne autour des pierres pour déchiffrer les mots. L’une d’elle semble être en français, mais les mots sont étranges, inconnus tout en étant familiers. Troublant. Alors pour en savoir un peu plus sur ce lieu et ces pierres j’ai mené ma petite enquête.

Archipel de pierres gravées

Ces pierres font partie d’un ensemble plus vaste qui compose le mémorial aux esclaves de la Réunion. Il a été inauguré le 20 décembre 1998 à l’occasion des cérémonies du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage à la Réunion (petit rappel, Sarda Garriga a annoncé que l’esclavage était aboli sur l’île, le 20 décembre 1848). Ce sont deux dalles gravées, posées sur l’herbe, comme un livre ouvert, qui nous l’apprennent. On découvre aussi que les pierres gravées ont été réalisées par Eric Pongérard, sculpteur réunionnais et que les textes ont été écrits par Pierre-Louis Rivière, écrivain réunionnais.


Chacune des sept pierres a été gravées dans une des langues des communautés ayant créé la langue créole : le français, le tamoul, le malgache, le swahili, le chinois, l’anglais et, bien sûr, le résultat de tout ce métissage linguistique : le créole.  Mais pourquoi avoir gravé des pierres ? Pour le sculpteur, il s’agissait d’un travail de scarification de la pierre. Ces gravures symbolisent les scarifications qui servaient à marquer les esclaves. Des marques indélébiles sur la peau, des cicatrices en relief.

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Ces pierres n’ont pas été posées au hasard sur l’esplanade. Elles sont dressées sur des petites buttes de terre et d’herbe qui semblent émerger du sol, comme autant d’îles composant un archipel. En se plaçant dos à Saint-Denis, le positionnement des pierres prend sens. La pierre gravée en créole s’impose. A sa droite, la pierre gravée en Swahili, symbolisant l’Afrique, et à sa gauche, la pierre gravée en malgache pour la grande île qu’est Madagascar. Un peu plus loin, l’Inde et la Chine sont symbolisées par les pierres gravées en Tamoul et en Chinois. Les deux autres pierres représentent l’Europe avec celle gravée en anglais et celle gravée en français, qui est la plus éloignée. Autour de ces pierres, des arbres majestueux se dressent. Rappel des pays évoqués par les pierres, comme les baobabs d’Afrique ou l’imposant banian venu de l’Inde…


Un peu plus loin, un croissant de béton semble sortir de terre, comme si on avait creusé pour le mettre à jour.

Au centre de ce mur incliné, encore des mots gravés dans la pierre : « à la mémoire des esclaves réunionnais 20 décembre 1848 / 20 décembre 1998 ». Pour le sculpteur, ce mur incliné symbolise un pouce géant qui aurait appuyé sur le sol pour y laisser son empreinte. Un pouce qui aurait fouillé la terre en quête de traces.
Au moment de l’inauguration, Les mots gravés sur le mur n’existaient pas. A la place, sept plaques de verre ciselées avaient été fixées sur le mur de béton. Des plaques portant les noms de 1848 esclaves, en mémoire aussi à l’année de l’abolition. Mais suite à des actes de vandalisme, les sept plaques ont été remplacées par une plaque de basalte portant une inscription à la mémoire des esclaves.

A quelques mètres, à gauche de ce mur, six stèles de métal rougi semblent surgir de terre en formant un arc de cercle.

En se rapprochant, on découvre que chacune d’entre elles présente un personnage qui a marqué l’histoire de la Réunion : Etienne Régnault, commandeur de Bourbon et fondateur de Saint-Denis ; Félix Guyon, chirurgien et fondateur de l’école urologique française, né à la Réunion ; Furcy, un affranchi ; Catherine Heros, l’une des premières femmes de l’île ; Anne Mousse, une des premières natives de l’île (peut-être même la première) ; Abdelkrim Al-Katthabi, chef de guerre exilé à la Réunion.

    

    

     

Ces pierres gravées – que l’écrivain, Pierre-Louis Rivière décrit dans son texte comme des « crânes anciens, roches hantées par l’âme des morts » – et l’inscription du mur sont un bel hommage aux esclaves, dont les noms et les sépultures ont été oubliés. Elles racontent, à leur manière, l’histoire de l’île de la Réunion, ancienne colonie française. Une histoire née dans la souffrance et l’humiliation de l’esclavage. Avec, au final, une île unique où des peuples différents se côtoient pour n’en former qu’un et des langues d’origines diverses qui ont donné naissance au créole réunionnais.

Ce lieu de mémoire a été inauguré en présence de nombreuses personnalités politiques et religieuses de la Réunion : le représentant de l’UNESCO, le Ministre de l’Outre-Mer, le Député Maire de Saint-Denis, le Préfet de la Réunion, le Président du Conseil Général, le Président de la Région, le Président du comité de la célébration de l’abolition de l’esclavage. Aux côtés de tout ce beau monde, de nombreux Réunionnais sont venus assister à l’évènement.  A l’origine du projet du mémorial, le FRAC (Fond Régional d’Art Contemporain). Le projet de l’esplanade a été choisi par la ville de Saint-Denis et financé par le Conseil Général.

Mais toutes ces personnalités et ces curieux – ainsi que les promeneurs qui déambulent chaque jour sur le mémorial – n’ont sans doute pas réalisé le travail titanesque que le projet nécessitait. Les pierres ont été acheminées depuis la Montagne et placées sur l’esplanade. Elles ont été sculptées sur place par l’artiste, qui a veillé à en respecter les formes et les ondulations. Le sculpteur a débuté sa gravure par le haut de la pierre, et a tourné autour d’elle jusqu’en bas. Le texte, quant à lui, a été confié à un écrivain réunionnais. Mais pas question pour le sculpteur de graver un texte moralisateur, historique ou didactique. Place à la poésie et à la magie. L’artiste veut une « sculpture de mots ». Alors l’écrivain s’amuse avec les sonorités créant un texte énigmatique où les mots s’entrechoquent, se télescopent, s’inventent. Un texte que le curieux est amené à décrypter, tel un archéologue.

Voulez-vous vous amuser à décrypter le mystérieux texte des pierres ? Voici la version en français créé par Pierre-Louis Rivière et gravé par Eric Pongérard :

« devenaître hemmne. aller, alliés. écrouler le trembletrouble. mormur. mémorte de l’île exailée et l’amer. bonrbons suâcrés, esclavolés. encamp d’enchaîn aboyli. s’éffalcent les routes, les larmes même. horigêne. hontétue. je caresse la rochecrâne hentée, sans peur. aux peaupierres, éclosent les évoulûttes enluminhumaines. muez ! muez ! errebois, arbres marcherrants. rêvivre, andrihonour, humamhoureux de la divoîle morgabelle »

Alors ? Vous avez réussi ? Pas facile hein ? Allez, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps. Voici la version transmise aux traducteurs. Magnifique, non ?

« Devenir, naître enfin humain, pleinement, comme un chant. Aller, avancer solidaire. Abattre la peur qui nous empêche, cesser les murmures stériles. Sortir de l’oubli la mémoire de l’île aux ailes arrachées, et le passé amer. L’histoire volée de l’esclavage, masquée derrière le sucre des images. Histoire d’hommes vendus aux enchères, de camps, histoire de marrons, Anchain, hommes abolis par la rage des chiens. Un jour l’avenir s’efface, falsifié, le passé aussi. Reste la gêne horrible de l’origine, cette honte tenace. Moi, je caresse des crânes anciens, roches hantées par l’âme des morts et je n’ai pas peur. À fleur de pierres, greffes nouvelles, éclosent en volutes les luttes voulues, enluminures de l’histoire humaines. Muez ! Muez ! Arbres errants, hommes pour demain. Revivez le rêve d’or, honneur d’Andrianoro, humanité enfin heureuse, amoureuse de la Diva Morgabin, l’île divine, voile levée sur l’océan, belle et orgueilleuse. »

Qu’en est-il de ce mémorial à ciel ouvert, presque vingt ans plus tard ?
Les pierres sont toujours dressées fièrement, bravant le temps et les éléments. Des promeneurs s’arrêtent pour découvrir les personnages historiques dont la vie est écrite sur les stèles de métal. D’autres déambulent entre les pierres gravées, tentant d’y lire les inscriptions. Certains s’assoient à leur pied pour lire un roman ou méditer. D’autres encore n’y font que passer, ne prêtant aucune attention aux pierres ou au mur. Et, chaque fin de semaine, des familles se réunissent autour et dans le mémorial pour le pique-nique dominical. Mais ces familles qui festoient, la musique à fond en ce lieu de mémoire, ont-elles conscience de ce qu’il représente ? Le voient-elles encore ? En comprennent-elles le sens ? Pas sûr. Surtout lorsqu’après leur départ, le sol est jonché de restes de pique-nique.
Ce mémorial, lieu de mémoire, d’hommage et d’histoire, mérite d’être respecté et préservé des actes de vandalisme. Et pour cela il semble nécessaire de lui redonner du sens, car pour beaucoup de nos concitoyens, la symbolique du lieu reste hermétique. Ce mémorial doit demeurer un lieu de méditation, de recueil et d’hommages, où les manèges bruyants et colorés n’ont pas lieu d’être (en octobre 2011, des manèges avaient été installés sur l’esplanade, provoquant l’indignation du CRAN Réunion (Conseil Représentatif des Associations Noires) face à la profanation du mémorial. Afin de rappeler à la mairie de Saint-Denis ses responsabilités, chaque pierre avait été revêtue d’un foulard noir.)

Alors, si vous passez par là, arrêtez-vous et prenez le temps de déchiffrez les pierres.

sources :
Défense du patrimoine architectural de la Réunion
Zinfos974

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Le métissage est le futur du monde

Reza Deghati, photojournaliste au National Geographic sillonne à la planète depuis 35 ans, à la fois pour montrer des beautés présentes en chaque être humain que pour dénoncer les injustices. Ses photos connues dans le monde entier témoignent des différentes facettes de l’humanité.

Invité à venir animer des ateliers photographiques dans le sud de l’île, le photojournaliste s’est vu remettre la distinction d’ambassadeur d’honneur de La Réunion.

Le film « Futur : Reza et le futur du monde », tourné à la Réunion en 2016 et réalisé par Philippe Bonhomme fait l’éloge du vivre ensemble et du métissage. Reza Dhegati a trouvé en l’île de la Réunion une préfiguration du futur, loin des communautarismes et du repli sur soi. Pour le photojournaliste Franco-iranien, le monde de demain sera à l’image de la Réunion : un métissage d’ethnies et de couleurs de peau. La Réunion est à ses yeux un village universel, une terre de « paysages de visages ».
L’objectif de ce film est de lutter contre les ignorances et les peurs en mettant en valeur l’harmonie du métissage de la société réunionnaise.

Je vous propose le visionnage de la bande-annonce :

Pour découvrir les magnifiques photos de Reza, rendez-vous sur son site

 

Saint Expédit

Connaissez-vous Saint-Expédit ?
Ici, à la Réunion, tout le monde a au moins croisé une fois ce saint un peu particulier. En effet, il n’est pas rare de voir dans les virages des routes et les sentiers, des autels rouge vif où se dresse fièrement un soldat romain. S’il faut parfois les chercher, car bien cachés dans la végétation, d’autres, imposants, prennent l’allure de vraies chapelles. Ce sont les oratoires de Saint-Expédit.


En 1997, ce sont 340 oratoires qui auraient été recensés dans l’île, mais c’est sans compter ceux que certains particuliers ont dressé chez eux. S’il a été possible de dénombrer le nombre d’autels dévoués au culte de Saint-Expédit, il n’en a pas été de même pour les pratiquants. Le culte de Saint-Expédit est pratiqué en secret car il est socialement dévalorisé. Mais si on se base sur le bon état et l’entretien des oratoires et des chapelles, on peut en déduire leur grande fréquentation.

Petits oratoires ou grandes chapelles, ils ont tous un point en commun : leur couleur rouge sang.
Ils accueillent une ou plusieurs statues du saint. Celui-ci est représenté sous les traits d’un jeune homme, debout, vêtu d’un uniforme de l’armée romaine. Dans sa main droite il tient une croix portant l’inscription « Hodie » (aujourd’hui) et dans sa main gauche, la palme du martyre. Sous son pied droit un corbeau prononçant « Cras » (demain) est immobilisé.
De nombreuses offrandes jonchent le pied des autels et traduisent la ferveur des dévots et leur reconnaissance envers Saint-Expédit : bouquets de fleurs, bougies, ex-voto, morceau de tissus rouge, pièces de monnaie, fruits, cannes et béquilles…

Mais qui  est donc Saint-Expédit, que beaucoup d’entre vous découvrent pour la première fois ?
Entre mythe et réalité, difficile de faire la part des choses. Car si pour certains croyants ce saint a réellement existé, il n’en est pas de même pour tout le monde.
Et en particulier pour l’église catholique.

Saint-Expédit aurait été un commandant romain d’Arménie, converti au christianisme. Il aurait vécu à la fin du IIIème siècle de notre ère et aurait commandé la douzième légion romaine – la Fulminante – chargée de protéger Jérusalem des invasions barbares. Mais Saint-Expédit est arrêté, car chrétien, et il est soupçonné de corrompre des fonctionnaires de l’empire romain. En l’an 303, il sera flagellé jusqu’au sang avant d’être décapité, à Métilène (chef-lieu de la province d’Arménie), sur ordre de l’empereur Dioclétien.
Mais l’église catholique, réservée sur la réalité de ce saint, n’a jamais reconnu et canonisé ce martyr. En 1905, Pie XI fera rayer son nom du martyrologe et ordonne que les images et les statues de Saint-Expédit soient retirées des églises. En vain. Car Saint-Expédit, très populaire, est toujours prié et vénéré.

Mais il existe une autre histoire concernant Saint-Expédit. Une légende qui prend ses racines à la Réunion :
Il y a très longtemps, une communauté de religieuses de l’île reçoit un colis – qu’elles n’attendaient pas – venant de Rome. A l’intérieur, des reliques pour une nouvelle chapelle : la statue d’un soldat romain. Mais aucune indication permettant de l’identifier ne l’accompagne. Sur l’emballage, très abîmé après un long voyage maritime, les sœurs parviennent à déchiffrer une inscription « in Expedito », suivi de la date. Les sœurs ne parlant pas l’italien, pensent qu’elles ont trouvé le nom du saint contenu dans le colis. Elle ne soupçonnent pas qu’il ne s’agit en fait que de l’oblitération signifiant « expédié ». C’est ainsi qu’elles baptisent du nom de Saint-Expédit leur nouvelle chapelle. Voilà pour la légende !

Saint-Expédit est particulièrement prié à la Réunion. Son culte est un syncrétisme mêlant catholicisme, hindouisme et croyances venues de Madagascar. Les oratoires de couleur rouge sont associés aux pratiques religieuses des Malbars (pour qui le rouge symbolise le sang, la vie et la mort). Saint-Expédit est associé à la déesse Karli ou à Mardé Vira qui représentent la richesse et la force. Vénéré par l’hindouisme populaire, Saint-Expédit fait partie de leurs divinités bénéfiques, même s’il dispose de pouvoirs redoutables. C’est d’ailleurs pour cela que Saint-Expédit est aussi associé à la sorcellerie et aux mauvais sorts. C’est ce culte, fait de dévotion et de pratiques magiques, que l’église ne veut pas cautionner. Aujourd’hui, même si quelques prêtres tolèrent ce culte, la majorité d’entre eux vont jusqu’à l’interdire.

Il faut dire que les sollicitations dont est l’objet Saint-Expédit sont souvent très intéressées : réussite à un examen, obtention du permis de conduire, retour d’un mari volage, un travail, réussite d’une affaire, obtention d’un prêt… Ce saint, qui est souvent l’ultime recours des déshérités, est censé résoudre dans les plus brefs délais (référence à son nom) de nombreux problèmes.
C’est dans les chapelles que des promesses sont faites à Saint-Expédit en retour de l’exécution de la demande. Et il est recommandé aux dévots de tenir parole dans les plus brefs délais, car la menace de perdre ce qu’ils viennent de recevoir plane au-dessus de la tête des bénéficiaires des grâces. De plus, les parjures sont punies. Ainsi, les grâces exaucées créent un lien de dépendance et de dévotion.
Pourtant, on peut parfois apercevoir dans les chapelles ou sur les oratoires, des statues décapitées ou brisées de Saint-Expédit. Vandalisme ? Pas vraiment. Les déçus par le saint se vengent en brisant les statues, montrant ainsi leur mécontentement. Celles-ci restent sur place. Personne ne viendra les jeter.

Saint au nom rayé du martyrologe par un pape.
Saint dont les images et les statues furent retirés des églises.
Saint non reconnu et non canonisé.
Saint dont les prêtres interdisent le culte…
Saint-Expédit ne semble pas être apprécié par l’église catholique. Et son culte mêlé de syncrétisme y est pour beaucoup. Pourtant c’est une église, celle de la Délivrance à Saint-Denis, qui a accueilli la première statue du saint dans l’île. Et voici comment cela se serait passé :
Après la première guerre mondiale, une riche dame de Saint-Denis – vivant en France – souhaitait revenir sur son île. Mais à cause des épidémies qui sévissaient en Europe et que des migrants risquaient d’introduire dans l’île, l’administration locale n’acceptait que les bateaux chargés de marchandises et de médicaments. Ne pouvant se procurer de billet pour revenir à la réunion avant plusieurs mois, la riche dame se rendit dans une église de Marseille. Se recueillant devant une statue de Saint-Expédit, elle lui demanda d’intercéder en sa faveur afin qu’elle obtienne au plus vite un billet vers son île. Trois jours plus tard, sa prière fut exaucée. Dès son arrivée sur l’île, elle se rendit à l’église de la Délivrance et parvint à convaincre le curé d’installer une statue de Saint-Expédit dans son église.

Eglise Notre-Dame-de-la-Délivrance à Saint-Denis (quartier de Petite Île)

L’église Notre-Dame-de-la-Salette, à Saint-Leu, accueille également une statue de Saint-Expédit.

 

Pour rêver un peu, avant de venir à la Réunion

Je vous propose de visionner le dernier film en date de l’IRT (Ile de la Réunion Tourisme). Il a pour but de promouvoir la destination Réunion. Comme d’habitude les images sont sublimes.
Activités sportives de plein air aériennes, maritimes et terrestres, découvertes culturelles, expériences culinaires, observation de la faune et de la flore locales, rencontre avec les habitants, farniente sur la plage… il y en a pour tous les goûts. Les cinq sens sont en alerte et les souvenirs emplissent la tête. Tout les atouts de la Réunion sont mis en avant.

J’aime bien l’idée des petites icônes en bas de l’écran qui illustrent le type d’activités proposé. Elles me rappellent les tatouages maori.

Et vous, chers lecteurs et abonnés, quand est-ce que vous viendrez nous faire un petit coucou ? En 2016, 458 261 touristes (source : Région Réunion) ont visité notre belle île de la Réunion et l’ont découverte à travers de nombreuses activités : randonnée, trail, plongée, visites, spéléologie, escapades en bateau…

La maison cadeau

En montant au Tévelave pour faire une randonnée dans la forêt des tamarins, un étrange bâtiment blanc de 9 mètres de haut – surmonté d’un énorme noeud rouge – attire notre regard. Cette bâtisse, bien connue des Réunionnais, est la maison cadeau. Même l’arrêt de bus situé à proximité porte son nom.

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Dessinée par l’architecte René Lemayen, la maison cadeau est son premier projet d’habitation. Aussi la crée-t-il à son idée. Ici, pas de fioritures inutiles. Un exemple ? Les boucles du noeud qui surmonte le toit, ont en fait pour vocation d’accueillir deux citernes d’eau. Pratique et plus esthétique que de simples citernes en plastique.

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Et cet architecte a de l’imagination, car il ne s’est pas arrêté à cette maison cadeau.
Il a créé, en autres : l’église de trois bassins, dont la forme rappelle celle de la crosse d’un bâton d’évêque, ou encore son atelier en forme d’oeuf,  à Basse-Terre (Saint-Pierre).

Interview René Lemayen

Bientôt la fête de la musique !

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Comme tous les ans, la fête de la musique revient. Voilà pourquoi, en ce moment, je vous présente la musique de la Réunion à travers quelques groupes locaux parmi les plus connus et appréciés (des articles sont encore à venir!).

Le centre ville de Saint-Denis résonnera de différents rythmes le mardi 21 juin : musique des îles, maloya, rock, jazz… Les différents quartiers du chef-lieu ne seront pas en reste et s’animeront dès le vendredi 17 juin et cela jusqu’au vendredi 24 juin. Ambiance musicale garantie !

fête de la musique 2016

Cliquez sur l’affiche pour voir le programme !

En plus des traditionnelles manifestations prévues dans les différentes communes de l’île, la CINOR (Communauté Intercommunale du NOrd de la Réunion) a organisé des expositions et des concerts à l’attention des scolaires et du grand public.

mizikal karavan 2016

Cliquez sur l’image pour voir le programme !

Alors, pour tous ceux qui ont la chance d’être sur l’île en ce moment, pour ceux dont l’intérêt sur la musique locale a été éveillé par mon article et qui veulent en savoir plus sur le maloya… Je les invite à se rendre à la bibliothèque Alain Peters, où une exposition les attend.
Grâce à des panneaux et à des bornes interactives, vous découvrirez l’histoire du maloya, les instruments traditionnels, les textes et les figures emblématiques jusqu’années 80.

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Cette exposition est visible jusqu’au 21 juin 2016 inclus, à la bibliothèque Alain Peters au Moufia (Saint-Denis).

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Le marché de Saint-Paul

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Cliquer sur l’image pour agrandir

S’il y a bien un lieu incontournable à la Réunion, c’est le marché de Saint-Paul, sur la côte ouest de l’île. Avec plus de trois cents étals, ce marché est considéré comme l’un des plus beaux – et des plus touristiques – de la Réunion (avec celui de Saint-Pierre).
Tous les vendredis et samedis matins, l’esplanade du front de mer de la ville se transforme en un gigantesque marché où se côtoient fruits tropicaux, légumes locaux, fleurs colorées, épices et artisanat réunionnais et malgache. Pour les touristes, c’est le lieu idéal pour faire le plein de cadeaux souvenirs et de bocaux de achards, de gousses de vanille ou d’huiles essentielles. Chapeaux de paille, paniers tressés, tee-shirt « 974 », paréos, vanneries, bijoux, objets décoratifs… ils n’ont que l’embarras du choix.

Les gourmands ne sont pas oubliés. Entre les samoussas, les bonbons piments, les pâtes de fruits exotiques, les cocos de l’eau, les barquettes de fruits frais, les gâteaux patate, les cocktails de jus de fruits frais, les pots de miel et de confiture, leur gourmandise sera comblée ! Et pour les plus affamés, des camions bars proposent de quoi se restaurer : carry poulet, rougail morue, sandwichs bouchons…

Ce marché est un vrai régal pour les yeux, les narines et les papilles !

Petits conseils en passant :

Pas facile de trouver une place pour se garer tant ce marché attire du monde. On se retrouve vite coincé dans des embouteillages à chercher une place. Mieux vaut donc se assez garer loin et se rendre à pied au marché. L’idéal est d’arriver tôt le vendredi matin (moment où le marché bat son plein.)
A Saint-Paul, lorsqu’il fait beau, le soleil tape dur et il fait chaud. Pensez à prendre de quoi vous protéger du soleil (chapeau ou casquette, lunettes de soleil, crème solaire).

Horaires du marché de Saint-Paul :

Vendredi de 6 h à 17 h 30.
Samedi de 6 h à 12 h.

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