Le poète de l’île

Après le centenaire de la mort de Roland Garros, je vous propose de découvrir un autre enfant du pays, qui fête cette année son bicentenaire. Si je vous dis que ce grand poète fut sous-bibliothécaire à la bibliothèque du Sénat, puis fut nommé officier à la légion d’honneur avant d’être élu à l’Académie française, vous me dites…

Alors ? Vous avez trouvé ou vous donnez votre langue au chat ?

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Un aviateur d’ici

L’année 2018 est marquée par le centenaire de la disparition d’un enfant du pays dont le nom est connu dans le monde entier… mais pas vraiment pour les raisons que l’on pourrait croire…

Petite devinette…
Si je vous dis que cet homme était aviateur lors de la première guerre mondiale, qu’il a inventé le tir à travers l’hélice et qu’un célèbre stade de tennis porte son nom – alors qu’il n’était pas un joueur de tennis – Vous me dites…


Alors ?… Vous avez trouvé ?

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Héva et Anchaing

L’histoire de la Réunion s’est écrite dans le sang et la sueur des esclaves. Leurs conditions de vie et de travail inacceptables et terribles ont pourtant donné naissance à de belles histoires, pleines d’espoir et de rêves de liberté. Comme celle d’Héva et d’Anchaing. Ce couple n’a pas d’histoire officielle, mais plutôt une légende, enfin pour être précise, une légende aux multiples versions.

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Sitarane, le Vampire de la Réunion

Voici un personnage dont l’histoire de la Réunion se serait bien passée : le tristement célèbre Sitarane.
Durant des années, Sitarane et ses deux complices semèrent la terreur en commettant vols, meurtres, viols et pratiques de la sorcellerie.

Guillotiné le 20 juin 1911, Sitarane a été enterré au cimetière de Saint-Pierre.

Sitarane, juste avant son exécution

Malgré les crimes commis et sa réputation de buveur de sang (il fut surnommé le « vampire de la Réunion »), sa tombe est devenue un lieu occulte de sorcellerie. Peinte de rouge, de nombreuses offrandes y sont régulièrement déposées : fleurs, nourriture, alcool, cigarettes, bougies… Elle fait l’objet d’un véritable culte (la nature humaine me laissera toujours perplexe…).

 


Selon la croyance, envouteurs et autres jeteurs de sorts enrôlent l’esprit de Sitarane lors de leurs pratiques de magie noire. Assassins et malfaiteurs vont prier sur sa tombe avant de commettre leurs forfaits afin que l’esprit malfaisant de Sitarane les aide à réussir leur crime.

Transfert de la bande de Sitarane

Sitarane, plus de 100 ans après son exécution, continue à faire la une des journaux !

 

Une de « Le Quotidien » du 19 mai 2014 : le culte de Sitarane.
« A 74 ans, Sasa, continue à vénérer et à veiller sur la tombe de Sitarane au cimetière de Saint-Pierre. L’ancien boucher a commencé à s’occuper de la tombe lorsqu’il avait 17 ans. Selon lui, la tombe connaît toujours un succès. Des touristes, mais également des Réunionnais de toutes origines et de toutes confessions, viennent prier Sitarane, Saint-Ange et Fontaine. « 

 

 

 

 

 

Une du « JIR » du 21 novembre 2015 : révision du procès du criminel le plus célèbre de la Réunion, Sitarane.
105 ans après, des passionnés d’histoire veulent le rejuger.

 

 

 

 

Quelques vidéos pour en savoir plus sur le « vampire de la Réunion » :

 

 

La Réunion en musique (7) Gramoun Lélé

granmoun lele

Gramoun* Lélé, de son vrai nom Julien Philéas, est né à Saint-Benoît, le 28 février 1930. Adolescent, il chante tous les weeks-end dans des kabars, ces fêtes où l’on vient pour danser au son des airs et des instruments traditionnels.

Le maloya de Gramoun Lélé conserve une dimension spirituelle, car le chanteur s’inspire des rites tamouls hérités de son père et des cérémonies malgaches de sa mère. Ce doyen, ambassadeur du maloya dans le monde, a su conserver le patrimoine tout en le modernisant et en le renouvelant à sa façon. Et la musique est une histoire de famille, car autour de Gramoun Lélé, ses musiciens ne sont autre que ses enfants.

Gramoun Lélé nous a quitté le 14 novembre 2004.

 

Albums :

1993 : Namouniman
1995 : Soleye
1998 : Dan ker Lele
2003 : Zelvoula

* Gramoun : Personne âgée.

La Réunion en musique (6) Danyèl Waro

danyel waro

Danyel Waro (Daniel Hoareau pour l’état civil) est né le 10 mai 1955 au Tampon. Il est à la fois chanteur, musicien et poète. Doué aussi de ses mains, il fabrique lui-même ses instruments.

Le maloya a longtemps été interdit avant de renaître dans les années 80. Danyel Waro en est un des principaux acteurs. Il a su redonner au maloya son sens originel : transmettre un message de révolte, d’espoir et de courage. A travers sa musique, il fait passer son désir de faire prendre conscience aux Réunionnais de l’importance de leur patrimoine culturel, ainsi que ses engagements politiques. Sur fond de roulèr et en langue créole, il dénonce les injustices sociales et défend sa culture avec émotion.

Porte drapeau du maloya sur les scènes du monde entier et grand défenseur de cette musique, il écrit ses textes uniquement en langue créole, choisissant avec soin des mots à la fois simples et percutants. Danyel Waro est un artiste engagé qui renouvèle le style. Il décrit dans ses textes une société réunionnaise plus forte, plus libre et plus fière.

Albums :

1987 : Gafourn
1994 : Batarsité
1999 : Foutan Fonnker
2002 : Bwarouz
2003 : Somminkér
2003 : Rest’la Maloya
2006 : Grin n syel
2010 : Aou Amwin
2013 : Kabar