Errance animale (8) : Nova, Nävis et Orion

Pour continuer dans la série « Melba, mon chien sauveteur« , voici l’histoire de trois p’tits bouts qui occupent mes jours et mes nuits depuis deux mois. Fatigue et manque de temps expliquent mon absence sur le blog… Mais maintenant que les bébés ont grandi, je retrouve des nuits complètes (bien qu’encore trop courtes à mon goût) et un peu de temps pour faire autre chose que pouponner.

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Errance animale (3) : Ivy

Salut, Salut…

Me revoici, me revoilà après de longs mois d’absence…

Un peu débordée ces derniers temps, j’ai dû mettre le blog de côté. Mais je vais tenter de trouver des moments pour publier quelques articles, histoire de mettre à jour le site, parce qu’il faut avouer qu’il a vécu sa petite vie de blog, tout seul pépère ces derniers mois.
Quelques nouvelles de par chez moi :
Melba a bien grandi : elle a presque 1 an. Elle est toujours aussi étourdie (dans le désordre, elle s’est cognée durant les promenades dans : un poteau, une poubelle, un rocher, un lampadaire, un pare-chocs de voiture, un banc public, un cocotier et même un mur !) et attachante (elle a gardé la même petite bouille aux oreilles tombantes).

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J’avais juste oublié qu’avoir un chien en appartement demande beaucoup de temps : la sortie du matin (dans l’aube glacée et encore obscure…) pour les petits besoins, la promenade du matin et celle du soir (entre quarante et soixante minutes chacune), les sorties en forêt du week-end et les randonnées en montagne pendant les vacances… je n’ai jamais autant marché ! Et Melba, n’a jamais autant tricoté ! La ligne droite ? Connaît pas ! J’ai bien essayé de l’entraîner pour qu’elle vienne courir avec moi, mais (grosse) Melba n’aime pas la course à pied !

Autre nouvelle… Enfin autre petite nouvelle… histoire de continuer dans la série « errance animale » (j’en suis à combien là ? Trois, il me semble, avec cet article), je vous présente la dernière rescapée en date : Miss Ivy !

Il y a deux mois, en roulant sur la quatre voies de Sainte-Marie, j’ai aperçu ce petit chaton noir qui marchait sur la bande d’arrêt d’urgence. Je me suis arrêtée en catastrophe, j’ai couru jusqu’à lui et je l’ai pris dans mes mains. J’avais peur d’arriver trop tard : qu’il aille sur la voie avant que je ne l’attrape… et qu’une voiture lui roule dessus. Dans mes mains tremblantes (les émotions se bousculaient… la peur, la colère, le soulagement) je tenais un petit chaton squelettique et tout faible. Je sentais ses côtes, ses vertèbres et son sternum.

J’étais dans tous mes états (je suis assez émotive, je l’avoue, dès qu’il s’agit des animaux. Mais vous avez dû le remarquer étant donné le nombre d’articles les concernant) et les questions se bousculaient :
Que faisait-il sur la BAU* d’une voie rapide ? Aux alentours, il n’y a que des champs de cannes et aucune habitation.
Qui l’avait mis là ? Il était trop petit pour être arrivé là seul. Et son état de malnutrition laissait supposer qu’il avait été séparé de sa mère.
Et pourquoi ? A-t-on voulu s’en débarrasser à cause de la couleur de son pelage ? Il paraît que les chats noirs portent malheur !!!…

Une fois rentrée, je lui ai tout de suite donné à manger. Le chaton (qui s’est avérée être une femelle… encore une !) a dévoré une boîte entière de pâté pour chat, sous les regards courroucés de Mina (la vieille chatte de 18 ans) et de Léïa (une autre rescapée). Après un petit détour chez le vétérinaire (qui a estimé qu’elle avait alors à peine 2 mois), nous avons décidé de la garder (même si ça commence à faire du monde à l’appartement !).

Comme pour Melba, nous avons fait une petite liste de noms et c’est IVY qui a gagné. Pourquoi Ivy ? Parce qu’elle grimpe partout, comme le lierre (=Ivy en anglais).

La cohabitation n’a pas été facile au début, surtout avec Mina qui n’arrêtait pas de feuler, cracher et grogner dès qu’elle croisait Ivy. Mais Léïa y a gagné une camarade de jeux et les courses poursuites se multiplient ! Melba a vite été mise au pas par la petite nouvelle : dès qu’Ivy fait le gros dos, la chienne s’éloigne en baissant la tête… Oui, chez moi, ce sont les chattes qui font la loi… Et avec Mina, aujourd’hui, c’est le statu quo : elles se tolèrent, même si de temps en temps il y a quelques petites claques et des grondements.
En tout cas, Ivy est une petite chatonne adorable. Elle adore s’enfouir dans les peluches et sous les oreillers pour tétouiller et pétrir, tout en ronronnant (elle aurait encore besoin d’être avec sa maman). Elle a repéré, et s’est appropriée, tous les endroits les plus confortables : canapé, coussins tapissiers, rocking chair, lits et fauteuils !

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Je sais… je vous entends déjà… quatre animaux récupérés, c’est beaucoup non ? Pourquoi ne pas avoir déposé Ivy dans une association de protection animale pour qu’elle soit adoptée ? Et bien tout simplement parce qu’elle a un pelage noir !
Et alors ? (allez-vous me demander…) Et bien parce que les chats noirs ont du mal à trouver des familles d’adoption à la Réunion. Il paraît que les chats noirs portent malheur ! Vraiment n’importe quoi ! On se croirait encore au Moyen-Âge ! Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est la responsable d’une association de protection animale qui me l’a confié, le constatant, malheureusement, au quotidien : Les chats noirs – même le plus adorable des chatons ! – sont ignorés par la majorité des adoptants.

Ivy à son arrivée. A peine 800 grammes sur la balance du vétérinaire. Trop maigre pour son âge.

*BAU : Bande d’Arrêt d’Urgence