A traduire !

En me promenant à Saint-Denis, je suis tombée sur une clôture et un portail très… bavards. Partout où se pose le regard, ce n’est que remarques, en créole, à l’intention des passants et des automobilistes. Original et très drôle !

Alors je vous mets les photos en ligne et je vous propose de trouver la signification en français, du texte de chacune d’entre elle.
Pour vous aidez à lire les textes, je vous les ai réécris sous les photos.

photo 1 : l’arbre

« Pié de bwa la vie »

Photo 2 : le panneau

« Malé pipi devan out baro… zèt toute mon saleté devan out kaz… pi apré ma dir aou : netoy ! Ma war si ou lé dakor ! »

Photo 3 : le mur

« oubli pa ton savate daw d pie… Assé anval tou set i sort déor »

Photo 4 : le panneau de tôle

« Pour une bonne entente statione pas en kouyon devant mon baro »

Photo 5 : la bâche

« Mi rentre mi sort’ kal pa a ter la ! »

Photo 6 : le portail

« Evite kal ater la… i fé kri lo bann shien ! Sé moin i gyni kozman ek mon voizinaz… mersi »

Prêts ? A vos claviers et envoyez vos traductions en commentaire !

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Encore des mots croisés pour vérifier ses connaissances sur la Réunion

Cette semaine, chers apprenants de Français Langue Etrangère et chers lecteurs du bout du monde (ou pas), je ne vous ai pas concoctés un article pour découvrir une facette de l’île de la Réunion, mais des petits mots croisés afin de vérifier vos connaissances sur la Réunion !
Que vous appreniez le français, ou que vous souhaitiez vous perfectionner, ces mots croisés vous permettront de tester votre compréhension écrite.

Vous ne résistez pas à l’envie de danser dès que vous entendez de la musique ? Alors ces mots croisés sont faits pour vous : instruments de musique, groupes et chanteurs locaux, styles musicaux… Je vous conseille de vous rendre dans la catégorie « musique » pour réviser avant de tenter cette grille ou pour y trouver les réponses.
Attention, pour certaines définitions, les réponses sont composées de deux mots. Il faut donc tenir compte de la présence d’un espace.

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Les animaux vous font craquer ? Alors ces mots croisés sont faits pour vous : oiseaux, reptiles, mammifères, arachnides… tout plein de petites (et grosses) bêtes d’ici. Une petite révision de la page « animaux » et vous serez fin prêt pour tenter cette grille.
Attention, pour certaines définitions, les réponses sont composées de deux mots. Il faut donc tenir compte de la présence d’un espace.

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Des mots croisés pour vérifier ses connaissances sur la Réunion !

Cette semaine, chers apprenants de français langue étrangère et chers lecteurs du bout du monde (ou pas), je ne vous ai pas concoctés un article pour découvrir une facette de l’île de la Réunion, mais trois petits mots croisés afin de vérifier vos connaissances sur la Réunion !
Pour ceux qui apprennent le français, ou qui souhaitent se perfectionner, ces mots croisés seront l’occasion de tester leur compréhension écrite.

Vous êtes plutôt gourmand ? Alors, cette grille de mots croisés est faite pour vous ! Vous allez y retrouver quelques spécialités réunionnaises. Pour vous aider, jetez un petit coup d’oeil sur cette page.
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Vous aimez l’ambiance des marchés forains ? Les fruits et légumes exotiques vous attirent ? Alors révisez bien cette page avant de vous lancez dans cette nouvelle grille de mots croisés !
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Vous avez bien appris les mots en créole proposés sur cette page ? Alors, vous êtes prêts à tester votre vocabulaire avec ce petit jeu.
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Le coco dans tous ses états

Quand on pense à « cocotier », on imagine tout de suite une grande plage de sable doré, sur une île tropicale et paradisiaque. Ah, se prélasser dans un hamac tendu entre deux cocotiers et se désaltérer en buvant l’eau fraiche d’un coco, après y avoir planté une paille et un petit parasol de papier. Idyllique, non ? Pour beaucoup de personnes, le cocotier est synonyme d’île tropicale, de farniente, de vacances. Mais les cocotiers n’ont pas pour seule utilité de servir de support aux hamacs des touristes.
Petit tour d’horizon des trésors cachés du cocotier et du coco.

Le coco à la Réunion

La Réunion n’est pas une île à coco. Il est peu produit et peu utilisé. A part pour en manger la chair ou en boire son eau, le coco n’est pas ancré dans la culture réunionnaise.
Pourtant cette plante a de nombreux usages et d’innombrables vertus.
A la Réunion, seule la communauté tamoule (les « malbars ») utilise le coco lors des services religieux hindous. Pour les pratiquants, le coco doit être brisé avec un maximum de trois coups de sabre et l’eau contenue dans la noix de coco est considérée comme sacrée et bénite.
Du fait de cette utilisation par un faible pourcentage de la population locale, la noix de coco est vendue plus chère sur les marchés de la Réunion que sur ceux d’Europe. En effet, comme il y a peu de demandes, il n’existe pas de plantations de cocotiers sur l’île, ce qui explique le prix élevé du fruit.
De plus, le cocotier n’est pas une plante endémique de l’île. Contrairement à ce qu’il s’est passé sur d’autres îles, les cocos ne seraient pas arrivés à la Réunion, portés par les courants marins, mais auraient été introduits par un hollandais, qui en 1650 visitait les îles et qui en aurait laissé à Saint-Paul.

Si dans le monde il existe 1200 variétés de cocotiers, l’île de la Réunion n’en compte actuellement que 120.

Le cocotier, est-ce un arbre ?

Le cocotier fait partie de la famille des Arecaceae dont font partie les palmiers. Comme tous les palmiers, le cocotier est composé d’un tronc – le stipe – et de feuilles, qui contrairement à celles des arbres, ne sont pas rattachées au tronc par des branches. Les feuilles, palmées ou pennées, forment un houppier qui surmonte le stipe. Le cocotier, bien qu’il en ait l’aspect, n’est pas un arbre, mais une plante.
Le cocotier donne des fruits tout au long de l’année, indépendamment de la saison.

Anatomie du cocotier

source : Wikipédia

arb_plante_013 cocotierLe stipe, contrairement au tronc des arbres, n’est pas composé de bois, mais de fibres. Les marques que l’on voit sur le stipe correspondent à l’emplacement d’une ancienne palme. Chaque mois, une palme tombe. Pour connaître l’âge d’un cocotier, il suffit de compter le nombre de marques, sachant que douze marques correspondent à une année. Une fois, le nombre d’années trouvées, il faut rajouter deux ans supplémentaires, qui coïncident à la « tendre enfance » de notre cocotier.

marques sur stipe

Stipe avec marques des anciennes feuilles

arb_plante_013 cocotierChaque palme supporte au-dessus d’elle une grappe de 8 à 10 cocos. Le cocotier donne une nouvelle grappe chaque mois. Un coco est mûr lorsqu’il devient marron. Il se détache et tombe de l’arbre avant de sécher. Il lui faut quatorze mois pour murir.

grappes de cocos mûrs et de cocos verts

Si on entend de l’eau, lorsque l’on secoue le coco, cela signifie que la graine va germer.

arb_plante_013 cocotierLe système racinaire du cocotier a une forme de pyramide inversée. Il est composé d’une racine principale qui descend à près de quatre mètres de profondeur et d’un plateau de racines horizontales qui atteignent la même longueur que les palmes (jusqu’à 6 mètres).
On dit du cocotier qu’il est indéracinable, car lors d’un cyclone, le cocotier peut se casser, mais ses racines resteront bien ancrées dans le sol. Les « gramounes » réunionnais (les anciens) enlèvent la « peau » des racines, en prélèvent le blanc qu’ils mettent dans un litre d’eau. Cette boisson rafraichissante a pour vertu de drainer les toxines.

arb_plante_013 cocotierAprès fécondation par les abeilles, la fleur femelle devient un coco, alors que les fleurs mâles tombent.

Inflorescence
source : wikipédia

Le coco, c’est quoi ?

En Sanskrit, la noix de coco est appelée « Kalpa vriksna », ce qui signifie « l’arbre qui procure tout ce qui est nécessaire ».

Le coco est composé d’une grosse épaisseur de bourre qui entoure un noyau.

La bourre de coco...

La bourre de coco…

Le coco est à la fois un fruit et une graine. Ce n’est pas une noix, mais une drupe, c’est-à-dire un fruit qui contient un noyau (comme la mangue, par exemple). Le fruit de la drupe du cocotier n’est pas comestible, on ne mange en fait que l’intérieur du noyau.

Une fois le coco débarrassé de sa bourre, on voit apparaître trois ronds (dont un blanc) rappelant étrangement la tête d’un singe.

Deux yeux et une bouche.

Deux yeux et une bouche.

Ces marques sont en fait les trous de germination par lesquels sortira le petit cocotier.
En voyant ces marques – qui leur rappelaient le visage effrayant de leur croquemitaine – des navigateurs portugais auraient donné au fruit du cocotier, le nom de « coco » (étymologiquement : crâne), du nom de leur croquemitaine. Une autre histoire rapporte que le navigateur hollandais aurait donné à ce fruit le nom de « coco », car il lui rappelait la tête d’un singe.
A la Réunion la communauté hindoue n’achète les noix de coco que si un petit plumeau de bourre a été laissé, cachant ainsi ce visage de singe qui risque d’offenser les divinités.
En enlevant le petit rond blanc (germe), il est possible d’y glisser une paille pour y boire l’eau de coco ou de laisser le coco se vider dans une carafe.

eau de coco

Lorsque le coco est vert, il est très lourd car il peut contenir jusqu’à un litre d’une eau légèrement sucrée. Sa noix (la chair blanche que l’on consomme) est alors très fine et tendre. C’est l’eau de coco qui, au fil des mois, se transformera en noix.

L’eau de coco est une eau stérile aux multiples vertus : rafraichissante, énergisante, coupe-faim, isotonique et très hydratante (elle hydrate trois fois plus que l’eau du robinet). Seul inconvénient, elle ne se conserve que vingt-quatre heures une fois extraite du coco. L’eau de coco est bonne à boire lorsque le coco est jeune et que la noix à l’intérieur est fine. Lorsque le coco est à maturité (c’est-à-dire marron), il possède une noix épaisse et dure. Le peu d’eau qu’il reste n’est plus bonne à boire, car elle s’est légèrement gazéifiée. Mais c’est avec ce coco mûr que l’on obtiendra le lait de coco.

coco ouvert

La noix de coco est composée de 43% d’huile. A Mayotte ou à Madagascar, cette noix est mise à sécher au soleil afin qu’elle se décolle rapidement. Une fois râpée et pressée on obtient de l’huile de coprah dont l’odeur n’est pas très agréable (odeur de rance). Elle peut aussi être extraite avec un solvant et raffinée chimiquement. Cette huile de coprah est vendue bon marché et ne peut en aucun cas être bio.
En Australie, le procédé est différent (c’est aussi celui appliqué par le propriétaire de la maison du coco. La noix fraîche est d’abord râpée, puis séchée rapidement à température minimale avant d’être pressée pour en extraire de l’huile vierge délicatement parfumée. Ce procédé – sans produits chimiques – est entièrement réalisé de façon artisanale. Il en résulte un produit de meilleure qualité, mais plus cher.

Le cocotier, le coco et leurs produits dérivés

arb_plante_013 cocotier Balai ? Vouve ? Armature de cerf volant ? Et oui, on peut faire tout cela avec la « paille coco »

De nombreux objets peuvent être fabriqués avec le coco : bol, mortier, tirelire, cendrier, objets décoratifs, porte monnaie…

arb_plante_013 cocotier Le stipe peut-être utilisé pour fabriquer des maisons. Pour cela, il faut préalablement le faire tremper trois jours dans la mer (qui apporte au stipe des propriétés fongicides et insecticides) puis le faire sécher autant de jours au soleil. Le stipe devient alors imputrescible.
Lorsque le stipe est creux, on peut alors en faire des djembés ou des pilons.

tronc

arb_plante_013 cocotier Les palmes, qui peuvent atteindre 6 mètres, servent de couverture aux maisons et sont aussi utilisées pour le tressage d’objets (chapeaux, paniers…).

Palmes

Palmes

La bourre de coco est utilisée comme pot pour les plantes, car en agissant comme une éponge, elle retient l’eau, ce qui permet à la plante d’être hydratée pendant près de trois semaines. Elle est aussi utilisée comme substrat pour les plantes.
Dans l’île soeur (île Maurice) la bourre de coco est utilisée pour les oreillers, les matelas ou les poupées.
La bourre, roulée entre les mains, devient une corde solide.
La bourre de coco  est aussi utilisée comme gant de crin, filtre pour purifier l’eau, isolant phonique (on la glisse dans les cloisons des maisons) ou encore comme isolant thermique (glacière).

arb_plante_013 cocotier la fibre sert à fabriquer des vêtements.

fibre
L’eau de coco étant stérile et ayant les mêmes composés que le plasma sanguin, elle a été utilisée en intraveineuse d’urgence lors des guerres du Pacifique de 1941 à 1945.
L’eau de coco peut-être utilisée comme base pour les smoothies, remplaçant ainsi l’eau ou le lait végétal.
L’eau de coco fraîche (pas celle vendue en bouteille ou en brique) aurait une action bénéfique sur la digestion, si elle est bue régulièrement.
Energissante, hydratante et contenant du magnésium, du potassium et du calcium, elle se substituerait aux boissons énergétiques du commerce, lors d’une pratique sportive intense, car elle préviendrait les crampes musculaires.

coco de l'eau à boire

arb_plante_013 cocotierLe lait de coco est obtenu par pressage de la noix de coco râpée d’un coco mature.
Le lait de coco peut bien sûr être utilisé dans les recettes sucrées, mais , comme en Asie, en Afrique ou aux Antilles par exemple, on s’en sert pour cuisiner des plats alliant le sucré et le salé et adoucir les nombreuses épices qui parfument ces plats.
On peut en rajouter dans une sauce ou une soupe (à la place de la crème fraîche), en fin de cuisson, pour apporter une petite touche d’exotisme. Le lait de coco s’accommode avec les viandes, volailles, poissons, crustacés, fruits de mer et légumes

pressage de la pulpe

L’huile de coco vierge est utilisée depuis des millénaires dans les pays où poussent des cocotiers, comme en Inde où les Indiennes arborent une longue chevelure abondante et luisante. Les nombreuses vertus de cette huile sont connues des femmes qui l’utilisent pour rendre leur peau plus douce et leurs cheveux plus soyeux et brillants. Très riche en acides gras essentiels et très rapidement absorbée par la peau, elle a une action relipidante, réparatrice, hydratante, antioxydante et assouplissante. Elle est l’huile idéale pour les peaux et les cheveux secs. Autre bénéfice esthétique, l’huile de coco freine la chute et le blanchiment des cheveux et agit contre les pellicules.  Elle est aussi utilisée pour atténuer les rides ainsi que les taches brunes et les vergetures.


Elle aurait aussi de nombreuses propriétés autre qu’esthétiques : antifongique, antivirale et antibactérienne. Elle tue les poux par asphyxie, soigne l’eczéma, le psoriasis, les champignons des ongles, les érythèmes fessiers des bébés. Elle calme les irritations, apaise les rougeurs, atténue les cicatrices et soulage les peaux échauffées par le soleil.
Cette huile vierge, comestible, contient de 50 % d’acide laurique (que l’on retrouve dans le lait maternel) qui immuniserait contre les virus et les bactéries, qui aurait un effet sur les maladies dégénératives, les maladies cardiaques et les cancers. Les acides gras saturés de l’huile de coco vierge aideraient à abaisser le taux de mauvais cholestérol et augmenterait le taux de bon cholestérol dans le sang.
De plus, cette huile ne serait pas stockée par notre foie – qui l’utiliserait comme source d’énergie pour notre cerveau et nos muscles. Notre organisme ne la stockerait donc pas sous forme de graisse. Mais attention, ce n’est pas une raison pour en abuser, car l’huile de coco, reste… de l’huile !

Cette huile entre aussi dans la composition des savons, car elle a une action saponique (fait mousser).

Comment utiliser l’huile de coco vierge biologique en cosmétique ?
* Pour hydrater les cheveux secs ou crépus:
Réchauffer 3 à 5 cuillères (selon la longueur de vos cheveux) d’huile de coco vierge et la répartir sur le cuir chevelu et l’ensemble de la chevelure (sèche), mèche par mèche, des racines aux pointes. Bien masser. Envelopper les cheveux dans une serviette chaude ou un bonnet de bain et faire poser au minimum deux heures. Laver les cheveux deux à trois fois, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus huileux. Sécher ou laisser sécher.
* Pour hydrater la peau sèche :
– Sur un visage propre et sec, appliquer une toute petite quantité d’huile de coco vierge, autour des yeux et sur les paupières afin d’atténuer rides et cernes (attention de ne pas en mettre dans les yeux).
– Sur les parties sèches du visage ou sur les rides du front ou du contour de la bouche, appliquer une toute petite quantité d’huile de coco vierge. (Ne pas huiler tout le visage avec l’huile de coco, car elle pourrait boucher les pores de la peau et favoriserait l’apparition de boutons. Privilégier les petites zones qui ont besoin de l’action bénéfique de cette huile. Les personnes à peau grasse ou à tendance acnéique doivent éviter d’utiliser l’huile de coco… ou tout autre huile d’ailleurs !)
– L’huile de coco vierge, sur les lèvres gercées, réhydrate et adoucit cette peau très fine.
– L’huile de coco vierge peut-être appliquée sur le corps tout entier, juste après la sortie de la douche, lorsque la peau est chaude et souple. Masser jusqu’à ce que l’huile ait fondu et attendre une quinzaine de minutes que la peau ait absorbée l’huile (attention de ne pas tacher les vêtements durant cette attente).
– L’huile de coco vierge peut-être utilisée pour un soin dans le bain. Il suffit de verser un verre d’huile de coco vierge dans un bain d’eau chaude et de remuer jusqu’à ce que l’huile se soit mélangée de façon homogène. A renouveler une à deux fois par semaine pour avoir une peau moins sèche.
* Pour des dents blanches :
– Après s’être lavé les dents, utiliser de l’huile de coco vierge en gargarisme, une fois par jour, durant… vingt minutes (oui, je sais, c’est long…)

huile de coco

Autre bénéfice de cette huile de coco vierge, elle reste stable même à 200° c et ne brûle qu’à très haute température. Elle est idéale pour la cuisine, car elle ne produit pas de dérivés chimiques toxiques. En-dessous de 26°, l’huile de coco vierge se fige. Elle peut être utilisée en pâtisserie en remplacement (total ou partiel) du beurre ou de l’huile. Au petit déjeuner, elle peut se substituer au beurre sur les tartines.

arb_plante_013 cocotierLa sève du cocotier est récoltée en coupant le bout de l’inflorescence. Chaque jour, ce sont ainsi cinq litres de sève qui peuvent être prélevés sur un cocotier.

obtenir la sève

Après avoir été chauffée – pour la débarrasser de son eau – elle devient de la mélasse de coco, sombre, épaisse et légèrement sucrée à l’indice glycémique très bas (contient 3% de sucre). Cette mélasse (qui peut rappeler le sirop d’érable par son mode de récolte et de transformation) est utilisée pour parfumer et sucrer les crêpes ou les yaourts, pour napper les gâteaux, les crèmes ou les glaces.

mélasse de coco

 

Le sucre de coco est obtenu par chauffage de la mélasse, afin de l’épaissir. On obtient alors un caramel dur qu’il faut écraser pour avoir le sucre. Le sucre de coco, véritable caviar du sucre car cher, a un indice glycémique bas (IG de 24,5 contre IG 70 pour le sucre de canne). C’est donc le sucre idéal pour les diabétiques. De plus 1 hectare de cocotiers produit trois fois plus de sucre qu’un hectare de cannes !
En cuisine, on le remplacera en quantité légèrement diminuée, car son pouvoir sucrant est plus élevé que les autres sucres.

sucre de coco
arb_plante_013 cocotierLa farine de coco est produite à partir de la chair de la noix de coco, qui est extraite, séchée, puis dégraissée et enfin broyée. Sans gluten, elle peut remplacer la farine de blé dans les pâtisseries à condition d’en mettre 1/4 de moins que la farine de blé. Ainsi, si dans une recette il faut mettre 100 gr de farine de blé, on ne mettra que 75 gr de farine de coco. Mais comme cette farine ne lève pas et n’a pas d’élasticité, mieux vaut remplacer une petite quantité de la farine habituelle par la farine de coco plutôt que d’entièrement la substituer.
Elle est très riche en fibres (45 à 60%), en protéines (20%), en acides aminés essentiels (elle en contient 8), pauvre en sucres rapides (contrairement aux autres farines qui contiennent plus d’amidon), sans cholestérol (elle a été dégraissée) et a un indice glycémique très bas (IG de 35).

Comme elle est faite à partir de noix de coco, le goût de noix de coco dans la farine reste présent mais discret.

farine de coco

Si on ne peut pas fabriquer de rhum avec le coco, on peut, en revanche faire du saké de coco.

produits du coco

D’autres produits sont encore fabriqués à partir du cocotier et de son fruit.

arb_plante_013 cocotierComme tous les palmiers, le cocotier possède un coeur (ou chou) qui peut être mangé.

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Et maintenant que vous savez tout sur le cocotier et le coco, je vous propose, pour finir, quelques recettes pour un repas tout en coco et tout en douceur.

Virgin Piña Colada

virgin pina colada

Ingrédients

– Lait de coco
– Ananas Victoria (à défaut du jus d’ananas de bonne qualité)
– Des glaçons

Préparation (pour 1 verre)
* Eplucher l’ananas, le couper en petits morceaux et les passer au blender (ajouter un tout petit peu d’eau, mais ce n’est pas du tout obligatoire).
* Passer l’ananas mixé dans une passoire fine afin d’en récupérer le jus, en s’aidant d’une cuillère pour presser la pulpe. (oui, je sais, la préparation est un peu longue, mais c’est tellement meilleur que le jus du commerce !)
* Dans un shaker, mettre trois à quatre glaçons, 60 ml de lait de coco et 40 ml de jus d’ananas et secouer vigoureusement.
* Verser dans un grand verre.
* Décorer le verre avec une tranche d’ananas et servir avec une paille.

boisson_139

Conseil
* Pour que le cocktail soit vraiment frais et rafraîchissant, mettre le lait de coco et l’ananas au réfrigérateur une heure avant la préparation.

Poulet au coco

assiette poulet au coco

Ingrédients

– 1 poulet de 1,5 kg environ
– 1 boîte de lait de coco de 400 ml
– coco râpé
– 2 tomates
– 2 oignons
– 1 citron
– 1 morceau de gingembre (ou 1 cuillère à café de gingembre en poudre)
– 1 cuillère à café de cumin en poudre
– 1 cuillère à café et demi de curcuma (safran « péi »)
– huile
– poivre
– sel

Préparation
* Couper le poulet en plusieurs morceaux (ou le faire couper par un boucher ou l’acheter déjà découpé)
* Emincer les oignons et couper les tomates en petits dés. Réserver.
* Piler le gingembre avec le sel et le poivre. Réserver.
* Presser le citron. Réserver.
* Dans une marmite, faire chauffer l’huile.
* Faire dorer les morceaux de poulet.
* Ajouter les oignons et les faire roussir.
* Incorporer les épices pilées, le cumin, le curcuma, le jus de citron et les tomates. Bien mélanger.
* Faire cuire durant 5 minutes en remuant régulièrement.
* Rajouter le lait de coco et le coco râpé (selon les goûts), couvrir et laisser mijoter, à feu moyen, pendant 40 minutes.
* Servir avec du riz blanc.poulet au coco

Remarque
* Il existe de nombreuses versions de cette recette dont Mayotte et Madagascar se revendiquent la paternité. Dans certaines versions, le poulet est mis à mijoter dans de l’eau, avant introduction des autres ingrédients, sans être doré auparavant. Personnellement, je préfère la version que je vous propose, car plus parfumée et plus goûteuse.
* Il est important de baisser le feu après incorporation du lait de coco et de ne surtout pas l’augmenter. En effet, si le lait de coco se met à bouillir, il se sépare en deux éléments distincts, dont une grande quantité d’huile. Il peut alors tourner et gâcher la recette.

Gâteau moelleux au coco

gâteau moelleux au coco

Ingrédients

– 170 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 1 yaourt nature (125 gr)
– 150 gr de farine
– 1 sachet de levure
– 10 cl d’huile de coco ( à défaut, mettre de l’huile d’olive ou de tournesol)
– 100 gr de copeaux de coco
– 20 ml de rhum vieux (facultatif)
– 1 gousse de vanille Bourbon

Préparation
* Préchauffer le four à 180°c.
* Dans un saladier fouetter les oeufs et le sucre pour obtenir un mélange mousseux.
* Rajouter le yaourt, la farine et la levure. Bien mélanger.
* Versez l’huile progressivement en mélangeant jusqu’à obtenir une pâte lisse et sans grumeaux.
* Couper la gousse de vanille en deux et racler pour récupérer la pulpe.
* Dans le saladier, rajouter les copeaux de coco, la pulpe de vanille et le rhum. Bien mélanger.
* Chemiser un moule et y verser la préparation.
* Faire cuire pendant 45 minutes.
* Laisser bien refroidir avant de couper.

tranche gâteau moelleux au coco

Variante pour les plus gourmands :
– Incorporer au mélange 50 gr de pépites de chocolat au moment où l’on rajoute les copeaux de coco.

Bonbons coco

Ces petites confiseries sont très appréciées des enfants. Dans le commerce on peut trouver des bonbons coco colorés et parfumés avec des sirops.

bonbons coco

Ingrédients

– 250 g de noix de coco râpée
– 500 gr de sucre roux
– 300 ml de lait
– 1 gousse de vanille Bourbon

Préparation

* Fendre la gousse en deux et racler la pulpe.
* Mélanger dans une grande casserole la noix de coco râpée, le sucre, la pulpe de vanille et le lait.
* Chauffer à feu doux le mélange, tout en tournant.
* Continuer la cuisson en tournant sans arrêt, jusqu’à ce que le mélange se détache de la casserole.
* Retirer du feu et former, rapidement, avec deux grosses cuillères, des tas sur une feuille de papier sulfurisé.
* Laisser refroidir.

Variantes :
Pour varier le parfum et le goût des bonbons coco, il suffit de remplacer la vanille par du sirop (grenadine, menthe…), du chocolat en poudre, du café…

Conseil
* Le mélange est prêt à être mis en petits tas lorsqu’il devient moelleux. Trop liquide, la pâte s’étalerait et trop asséchée, elle deviendrait impossible à modeler.

Tarte au coco

tarte au coco

Ingrédients

Pour la pâte brisée :
– 200 gr de farine
– 1 cuillère à soupe de sucre roux
– 100 gr de beurre ramolli
– 20 à 25 ml d’eau
– 1 pincée de sel

Pour la garniture :
– 125 gr de noix de coco râpée
– 100 gr d’huile de coco (à défaut une autre huile ou du beurre fondu)
– 80 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 150 ml de lait de coco
– 2 cuillères à soupe de rhum vieux ou ambré
– 1 gousse de vanille Bourbon

Pour la déco :
– 50 gr de noix de coco râpée

Déroulement

Préparation de la pâte brisée :
* Mélanger la farine, le beurre ramolli coupé en petits morceaux, le sucre et le sel.
* Rajouter progressivement l’eau, tout en mélangeant, afin d’obtenir une boule qui se détache des parois du saladier et qui ne colle pas aux doigts.
* Laisser reposer 1 heure.

* Préchauffer le four à 180°c.
* Etaler la pâte sur un papier sulfurisé et déposer dans le moule.
* Bien remonter les bords en les pinçant et piquer le fond avec une fourchette.
* Déposer un morceau de papier sulfurisé sur la pâte et recouvrir de haricots secs.
* Faire cuire 15 minutes.
* Enlever les haricots et le papier sulfurisé.
* Laisser refroidir pendant la préparation de la garniture.

Préparation de la garniture :
* Préchauffer le four à 180°c.
* Dans un saladier, mélanger la noix de coco râpée, le sucre, le lait de coco et le rhum.
* Couper la vanille en deux et racler pour récupérer la pulpe.
* Séparer les jaunes et les blancs d’oeufs.
* Dans le saladier, rajouter la pulpe de vanille, les deux jaunes d’oeufs et l’huile de coco. Bien mélanger.
* Dans un autre saladier, monter les blancs en neige. Ils doivent être fermes.
* Incorporer délicatement les blancs en neige à la préparation.
* Verser sur la pâte cuite et refroidie.
* Faire cuire pendant 25 minutes.
* A la sortie du four, saupoudrer de noix de coco râpée pour décorer.
* Laisser refroidir la tarte, à température ambiante, puis la mettre au frigo pendant une petite heure, elle n’en sera que meilleure.

part de tarte au coco

BON APPETIT !!!

 

arb_plante_013 cocotier

Les photos ont été réalisées lors de l’atelier suivi à la maison du coco.

Un atelier à la maison du coco

logo domaine

Située à Saint-Leu, la maison du coco se trouve sur le domaine de la pointe des châteaux, qui accueille aussi une ferme pédagogique, un verger créole, un jardin d’aromates, un sentier botanique…
La ferme pédagogique héberge des animaux de la basse-cour (canards, poules, oies, dindons…), des lapins, des paons, des faisans ainsi que des cochons, des ânes, des moutons et un boeuf moka.

carte Saint-Leu

cliquer pour agrandir

Sur ce domaine de huit hectares, deux sont consacrés à la cocoteraie où poussent environ 200 cocotiers d’une espèce hybride d’Hawaï (les cocos tombent au sol lorsqu’ils sont mûrs, il n’est donc pas nécessaire de grimper sur le cocotier pour en cueillir les fruits).

Nous avons opté pour un atelier de transformation (sur réservation) afin de tout savoir sur le coco et de réaliser une ou deux recettes.
D’une durée de deux heures, on ne voit pas le temps passer tant l’atelier est intéressant.
Après avoir découvert les secrets du cocotier et du coco, petits et grands sont invités à mettre la main à la pâte afin d’être récompensés en dégustant le punch et la glace réalisés. Et l’atelier vaut le détour. Les explications sont claires et détaillées, on participe en débourrant un coco, en le râpant, en pressant la pulpe obtenue.
Les enfants réalisent leur glace au coco et les adultes notent la recette du punch. On goûte des cocos à différents stades de maturité, de l’eau de coco, du lait de coco, de la mélasse de coco, de l’huile de coco, du sucre de coco et, bien évidemment, notre punch et notre glace au coco.

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Après notre atelier du matin, nous avons déjeuné sur place (il y a un petit snack tenu par la propriétaire. On peut aussi venir avec son pique-nique car des tables et des bancs, ombragés, ont été prévus pour s’installer et manger tout en profitant de la magnifique vue). Puis nous avons flâné dans le verger, la ferme pédagogique, le jardin des aromates et le sentier botanique, une bonne partie de l’après-midi. La vue sur l’océan est superbe et le domaine est agréable. On y passe facilement une journée sans même s’en rendre compte.

Nous avons fini la journée par un petit tour à la boutique où nous sommes repartis avec les produits du domaine : huile, sucre, mélasse, farine et chapeau… de coco, bien sur!

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* L’huile de coco fabriquée à la maison du coco est une huile vierge qui a de nombreuses propriétés :

les bienfaits de l'huile de coco vierge

les bienfaits de l’huile de coco vierge
cliquer pour agrandir

Expressions créoles autour du coco :
* Mon p’tit coco : petit nom gâté que l’on donne à un enfant.
* Etre un coco dur : ne rien avoir dans la tête, qui sonne creux comme le coco.

Lola, ne se nourrit que de coco. Elle se promène librement dans le domaine et vous la croiserait à coup sûr. Ici, c'est un peu la mascotte !

Lola, ne se nourrit que de coco. Elle se promène dans le domaine et vous la croiserez à coup sûr. Ici, c’est un peu la mascotte !

Et pour finir, les recettes de notre atelier autour du coco.

Glace au coco

Cette glace au coco a été réalisée à l’occasion de l’atelier de transformation. La recette est celle du propriétaire des lieux.
Il faut prévoir, au niveau des quantités, deux doses de lait de coco pour une dose d’eau. Lors de l’atelier, la boite de lait concentré sucré a servi de doseur pour le lait de coco.
La sorbetière était une sorbetière traditionnelle dans laquelle il fallait mettre des glaçons et du sel. Au bout de quarante minutes, la glace était prête.

Ingrédients
– 2 doses de lait de coco
– 1 dose de lait concentré sucré

Préparation

verser lait concentré

Verser dans un saladier, la boîte de lait concentré sucré.

doser le lait
Rajouter 2 doses de lait de coco, en utilisant la boite de lait concentré sucré comme verre doseur, et bien mélanger.

verser dans la glacière
Verser dans une sorbetière et suivre les instructions de celle-ci.

Punch coco

Ce punch coco a été réalisé à l’occasion de l’atelier de transformation. La recette est celle du propriétaire des lieux.servir le punch

Ingrédients
– lait de coco
– glaçons
– rhum blanc
– sucre de canne

Préparation

verser lait de coco         verser le sucre

 Dans un shaker, verser du lait de coco, un peu de rhum, un peu de sucre et des glaçons.

bien secouer
Refermer le shaker, bien le secouer et servir.

BONNE DEGUSTATION !!!… Avec modération, bien entendu !!!

Pour d’autres infos sur la maison du coco, rendez-vous sur leur site.

arb_plante_013 cocotier

Chansons en laisse

Quel étrange titre non ? Mais qu’est-ce donc qu’une chanson en laisse ? Et bien c’est une chanson dont  la fin du vers est repris pour former le vers suivant. Cette répétition forme alors un enchainement. on appelle cela (attention, roulement de tambour…) l’anadiplose ou le jeu des kyrielles !

Mais de quoi nous parle-t-elle ? Vous demandez-vous sûrement. Pourquoi ce cours de stylistique de si bon matin ? Où veut-elle en venir ? (et qu’a-t-elle mis dans son café ?)

Non, chers amis apprenants FLE,  je ne veux pas vous prendre la tête avec des termes barbares, mais vous faire découvrir une comptine et un chant enfantins basés sur ce principe (tout comme il y a quelques mois, je vous avez fait découvrir les virelangues). Généralement, ces chansons en laisse se chantent à deux et sont accompagnées de jeux de mains. Comme il en existe de nombreuses versions (oui, vraiment, un grand nombre), je vais vous proposer celle que j’ai apprise étant enfant.

D’abord, la comptine :

j’en ai marre – marabout – bout d’ficelle – selle de ch’val – ch’val de course – course à pied – pied de cochon – cochon de terre – Terre de Feu – feu follet – lait de vache – vache de ferme – ferme ta boite – boite à clous – clou d’acier – assied-toi – toit de maison – maison de fous – fou toi même – m’aimes-tu Jean ? – j’en ai marre – marabout …

et là, on recommence. Ok, vous avez compris le principe ?

Et bien c’est partie pour la petite chanson, dont voici les paroles (de ma version)

Trois p’tits chats, trois p’tits chats, trois p’tits chats, chats, chats,
Chapeau de paille, chapeau de paille, chapeau de paille, paille, paille,
Paillasson, paillasson, paillasson, son, son,
Somnambule, somnambule, somnambule, bulle, bulle,
Bulletin, bulletin, bulletin, tin, tin,
Tintamarre, tintamarre, tintamarre, mare, mare,
Marathon, marathon, marathon, thon, thon,
Tonton Jules, tonton Jules, tonton Jules, Jules, Jules,
Jules César, Jules César, Jules César, zar, zar,
Z’haricot, z’haricot, z’haricot, co, co,
Cocotier, cocotier, cocotier, tier, tier,
Tiers de trois, tiers de trois, tiers de trois, trois, trois,
Trois p’tits chats, … (et on recommence !)

Mais ce qui est aussi amusant, avec les chanson en laisse, c’est de laisser libre cours à son imagination et d’en inventer une suite possible avec ses camarades. Il suffit que l’un donne un mot de départ, puis chacun son tour, on propose un mot reprenant la dernière syllabe du mot précédent.

Pour avoir la banane !

Après une petite promenade, la semaine dernière à Bananaland, je vous propose aujourd’hui de découvrir la banane.
Ah, la banane… En voila un fruit bien pratique ! A croire qu’il a été conçu pour être transporté avec soi. N’est-il pas idéal lors des randonnées ? Déjà « emballé » et très facile à éplucher (pas besoin de couteau ou d’économe), il redonne de l’énergie au randonneur fatigué et apaise les petits creux de l’après-midi.

Le bananier et compagnie… que de monde !

Les bananiers appartiennent à l’ordre des zingiberales, dont font aussi partie le gingembre, la cardamome et le curcuma.
Des plantes ornementales tropicales font aussi partie de cet ordre : les héliconias, les strélitzias, les alpinias, les ravenales ou encore les roses de porcelaine.
Les bananiers appartiennent à la famille des musaceae.

Les bananiers vivent dans les pays tropicaux, et apprécient les climats chauds et humides.

Le bananier est-ce un arbre ?

Un tronc, des feuilles, des fruits… Le bananier a, à première vue, tout d’un arbre. Oui, mais, voilà… le bananier n’est pas un arbre mais une herbe géante.
Cela ne saute pas aux yeux, et pourtant, c’est ainsi !

Anatomie du bananier

  • Le bulbe

La partie semi-souterraine du bananier, le bulbe, est l’organe principal de la plante. Le bulbe produit les racines, les rejets, génère les feuilles et la fleur qui donnera les bananes.

  • Les feuilles

Lorsque les feuilles vieillissent, les limbes (placés de chaque côté de la nervure centrale) se déchirent.

Jeunes et vieilles feuilles

Jeune feuille de bananier. Les limbes ne sont pas déchirés.

  • Le pseudo-tronc

Les parties basses des feuilles s’enroulent les unes autour des autres et forment le pseudo-tronc. Celui-ci, bien que ressemblant au tronc des arbres, ne contient pas de bois.
Le bananier est composé essentiellement d’eau. Lorsqu’on le coupe, il faut faire attention a la sève qui s’écoule. Celle-ci tache définitivement les vêtements.

Coupe du pseudo-tronc

Jeune feuille enroulée

Gaines foliaires

  • L’inflorescence

Le bananier atteint sa taille adulte au bout de six à sept mois. C’est à ce moment qu’apparait l’inflorescence. Le bananier a alors produit vingt-cinq à trente feuilles. Certaines variétés de bananiers peuvent atteindre 15 mètres de haut.

petites bananes dans la fleur

inflorescence et jeunes bananes

  • La tige florale

Sous le poids du bourgeon, la tige florale (ou hampe) se recourbe vers le bas. Les fleurs femelles deviendront des bananes, prêtes à être récoltées, au bout de deux mois. Les régimes peuvent se composer de 50 à 200 bananes. Dans le bourgeon terminal (appelé « baba figue » à la Réunion) se trouvent les fleurs mâles.

Régime prêt à être récolté

Hampe florale, bananes et bourgeon terminal

Bourgeon terminal (baba figue)

  • Le fruit

Les bananes sont cueillies vertes et le bananier est alors coupé afin de favoriser la pousse du rejet. En effet, après avoir fructifiée, la partie aérienne meurt. Chaque tige ne produit qu’un seul régime. Pour avoir dans son jardin un bananier, il faut détacher un rejet de la plante mère. Rien ne sert de faire germer les minuscules graines que l’on peut parfois voir dans les bananes !

Rejet

Il existe plus de 1000 variétés de bananiers et toutes les bananes ne sont pas jaunes et courbes. Certaines sont rouges, carrées, petites, vertes, droites, argentées, tigrées, énormes, avec des graines, sans graines, courtes…

Tout est bon dans le bananier

A la Réunion, le bourgeon de bananier est mangée en carry : le carry baba figue (attention, il faut savoir le préparer, car l’ensemble de la fleur ne se consomme pas).
Toujours à la Réunion, traditionnellement, la communauté tamoule, utilise les jeunes feuilles de bananier en guise d’assiettes pour servir le cabri massalé.
En Asie tropicale et dans les îles du Pacifique, les jeunes feuilles servent aussi de couverture pour les habitations, de parapluie, à emballer la nourriture pour la cuisson, le transport ou la conservation.
En Afrique, les bananes sont mises à fermenter afin d’être transformées en bière de banane.
Aux Philippines, une variété de bananier est cultivée pour ses fibres, avec lesquelles sont fabriquées des cordes (le chanvre de Manille). En Egypte, ces fibres sont utilisées pour fabriquer du papier imitant l’aspect du papyrus.

Petite histoire de la banane et du bananier

Si aujourd’hui les bananiers sont cultivés dans toutes les régions tropicales du globe, ils auraient pour origine une zone allant de l’Inde aux îles mélanésiennes du Pacifique, l’Indonésie et la nouvelle Guinée. Ces bananiers sauvages produisaient de petits fruits qui n’étaient pas comestibles car remplis de graines. Après une longue évolution, les graines seront remplacées par de la pulpe.
Les marins Indonésiens auraient introduits le bananier à Madagascar vers 500 après J-C, avant d’atteindre la côte d’Afrique de l’Est, via le canal du Mozambique. Cultivé par les populations locales, le bananier s’étend jusqu’à la côte Ouest du continent africain. Lorsqu’au XVème siècle, les navigateurs portugais le découvrent dans le Golfe de Guinée, ils l’emmènent dans les îles Canaries. Au début du XVIème siècle, les conquistadors Espagnols introduisent des plants à Saint-Domingue. Le bananier a traversé l’Atlantique !

La banane dans le monde, en quelques chiffres

Chaque année, ce sont 50 millions tonnes de bananes dessert qui sont produites dans le monde et autant de bananes à cuire.
Chaque année ce sont 20 millions de tonnes de bananes dessert qui sont acheminées par bateau, des zones de production vers les principales zones de consommation : Europe, Etats-Unis, Japon.
L’Amérique latine produit 80% des exportations mondiales de bananes.
Un habitant de l’Afrique de l’Est consomme 250 kg de banane Plantain par an, alors que sur la même période, un français mangera 10 kg de banane dessert.
Quatrième culture vivrière après le riz, le blé et le maïs, la banane est une ressource alimentaire vitale pour plus de 400 millions d’habitants des pays tropicaux.
Produite sans interruption toute l’année et à haute valeur nutritionnelle, la banane est un aliment vital dans de nombreuses pays défavorisés.

Culture de la banane

Le chemin est long du bananier à notre corbeille de fruits. Les bananes sont récoltées encore vertes, deux mois après l’apparition du bourgeon floral, lorsque ses arêtes s’arrondissent. Et cette récolte se fait encore de nos jours, à la main. Le régime tout entier est séparé du bananier et le pseudo-tronc est coupé.
Pour avoir un murissage optimal des fruits, et donc plus de goût, les régimes, une fois coupés, sont placés dans un endroit couvert et à température ambiante (la penderie). Ainsi protégées des oiseaux et des insectes, les bananes vont murir tout en s’enrichissant en sucre, en vitamines et en potassium.
Chaque main sera prélevée, lavée et découpée en groupe de trois à neuf bananes.

Régime banane

Il existe trois grands types de bananes alimentaires : les bananes dessert (au goût doux et sucré), les bananes à cuire (comme les bananes Plantain, qui doivent être cuites pour être consommées) et les bananes à bière. Contrairement à ce que l’on entend souvent, la banane crue ne fait pas grossir. Riche en vitamines A, B, C, en potassium, en phosphore, en magnésium et en calcium, la banane est nutritive, énergétique et facile à digérer. Une banane mûre et crue se compose de près de 75% d’eau, de 23% de sucre et de moins 1% de lipide.
La banane peut être consommée sans problème par les personnes souffrant de surpoids, d’insuffisance rénale, d’arthrite, de goutte, de maladie coronarienne, de tension artérielle, d’ulcère ou encore de gastro. Transformée en compote, elle est idéale pour les bébés de plus de trois mois car riche en vitamines, en minéraux et très digeste.

La banane à la Réunion

Les Réunionnais raffolent des « bananes figues » appelées aussi « bananes mignonnes ». Petites et sucrées, ces bananes sont très goûteuses et parfumées. On les mange crues, en guise d’en-cas, ou cuites : bananes flambées, gâteau banane, beignets bananes, confiture de bananes…
Cette variété de banane n’est pas la seule produite dans l’île. On trouve aussi des bananes Plantain, des bananes carrées (pour faire des chips de bananes vertes), des bananes roses, des bananes blanches ou encore des bananes Valérie.
Les bananes se vendent en « main » sur les étals des marchés forains. Une main est composée de cinq ou six bananes, parfois plus, selon la variété. On en trouve toute l’année.

Les ennemis du bananier

A la Réunion, les bananiers ne sont pas épargnés :
– Les forts vents des cyclones brisent les tiges.
– La femelle du charançon noir pond ses oeufs dans le bulbe. En y creusant leurs galeries, les larves entraînent le dépérissement de la plante.
– Les nématodes (des vers microscopiques) s’attaquent aux racines entraînant la réduction du régime.
– Les thrips (de petits insectes) piquent les fruits, rendant impossible leur commercialisation.

fruit_039 banane

Quelques expressions françaises autour de la banane :

* Avoir la banane : être de bonne humeur, joyeux, être en forme (La même expression existe avec d’autres fruits : avoir la pêche ou avoir la patate).
* Glisser une peau de banane : utiliser des procédés déloyaux pour faire échouer quelqu’un.
* Se faire bananer : se faire escroquer .
* Quelle banane ! : quel idiot !
* Etre coiffé en banane : être coiffé comme un vieux rockeur.

fruit_070 banane

Et comme d’habitude, je vous propose quelques recettes avec le produit star de cet article. Vous pouvez en trouver d’autres dans l’article sur Bananaland, sans oublier la recette du gâteau banane.

Tarte gourmande à la banane

tarte gourmande à la banane

L’alliance de la banane, du coco, de la vanille et du rhum… Une recette, au goût des îles, qui ravira les petits et les grands gourmands.

Ingrédients

Pour la pâte brisée :
– 200 gr de farine
– 1 cuillère à soupe de sucre roux
– 100 gr de beurre ramolli
– 20 à 25 ml d’eau
– 1 pincée de sel

Pour la garniture :
– 6 bananes moyennes
– 25 cl de lait
– 200 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 50 gr de noix de coco râpée
– 20 ml de rhum vieux
– 2 gousses de vanille Bourbon

Déroulement

Préparation de la pâte brisée :
* Mélanger la farine, le beurre ramolli coupé en petits morceaux, le sucre et le sel.
* Rajouter progressivement l’eau, tout en mélangeant, afin d’obtenir une boule.
* Laisser reposer 1 heure.

* Préchauffer le four à 180°c.
* Etaler la pâte sur un papier sulfurisé et déposer dans le moule.
* Bien remonter les bords en les pinçant et piquer le fond avec une fourchette.
* Déposer un morceau de papier sulfurisé sur la pâte et recouvrir de haricots secs.
* Faire cuire 15 minutes.
* Enlever les haricots et le papier sulfurisé.
* Laisser refroidir pendant la préparation de la garniture.

Préparation de la garniture :
* Préchauffer le four à 200°c.
* Fendre et racler les gousses de vanille pour récupérer la pulpe. Réserver.
* Dans un saladier, faire blanchir les oeufs et le sucre ( le mélange doit devenir mousseux).
* Rajouter le lait, la pulpe de vanille, la noix de coco râpée et le rhum. Bien mélanger.
* Verser la préparation sur la pâte, dans le moule.
* Couper les bananes en rondelles régulières ( 4 à 5 mm d’épaisseur) et les répartir dans le moule. Les premières rondelles doivent s’enfoncer dans la préparation sous le poids des rondelles rajoutées. Pour la dernière couche,  les rondelles étant apparentes, bien les juxtaposer pour une jolie présentation.
* Saupoudrer d’un peu de sucre.
* Faire cuire pendant 30 minutes.
* Laisser refroidir la tarte, à température ambiante, puis la mettre au frigo pendant une petite heure, elle n’en sera que meilleure.
* A servir avec un coulis de goyavier, dont l’acidité se mariera à merveille avec le goût sucré de la tarte.

part tarte gourmande à la banane

chips de bananes vertes

La banane peut-être consommée verte à condition d’être cuite dans de l’huile ou dans de l’eau. En Inde, les chips de bananes vertes sont très appréciées. Je vous propose la recette de mon mari.
Attention ! Quand on commence à en manger, il est difficile de s’arrêter !

chips de bananes vertes

Ingrédients

– 6 grosses bananes « carrées » vertes
– Huile pour friture
– Sel

Préparation

* Eplucher les bananes vertes à l’aide d’un économe.
* Les faire tremper dans de l’eau quelques minutes, pour enlever l’amidon.
* Avec une mandoline, couper les bananes en rondelles. Les remettre dans l’eau.
* Faire chauffer le bain d’huile dans une grande casserole.
* Etaler sur un torchon propre et sec, bien à plat et sans qu’elles se chevauchent, une partie des rondelles de bananes (1 à 2 poignées). A l’aide d’un autre torchon propre, bien les essuyer.
* Quand l’huile est chaude, plonger les rondelles bien sèches et remuer avec un écumoir pour éviter qu’elles ne se collent entre elles.
* Laisser cuire plus ou moins dix minutes, en fonction de la quantité de rondelles mises dans l’huile.
* Lorsque l’ébullition s’est atténuée, égoutter les chips, les poser sur du papier absorbant et laisser refroidir.
* Continuer avec le reste de rondelles.
* Saler les chips.

Conseils :
* On sait que les chips sont cuites lorsque les rondelles ont pris une légère couleur dorée, que le bruit qu’elles font, lorsqu’on les fait bouger avec l’écumoir, a changé et que la quantité de bulles dans l’huile a fortement diminué.
* Il est aussi possible de varier les goûts des chips en les saupoudrant de poivre, de piment en poudre, de paprika…

BON APPETIT !!

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