Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un petit creux. J’ai la chance de pouvoir me procurer facilement des bonbons piment, ces amuses-bouche à base de pois du cap que l’on grignote à toute heure à la Réunion.
Mais comme rien de vaut le fait maison ou lorsque l’on se trouve loin de la Réunion et que les bonbons piment vous manquent, je vous propose une vidéo de notre regretté cuisinier réunionnais Christian Antou.
Archives de Tag: recettes réunionnaises
Des sites à déguster (2)
Après vous avoir présenté quelques livres de cuisine de la Réunion, ainsi qu’une première liste de sites de cuisine réunionnaise, voici un nouvel article avec d’autres sites où vous trouverez des recettes de la Réunion, dont un certain nombre revisité par les auteurs. Et, oui, les sites de cuisine réunionnaise foisonnent sur internet. Il est vrai que le Réunionnais est un épicurien qui aime cuisiner et bien manger. Voici donc la seconde partie de la liste consacrée aux sites de cuisine réunionnaise :
Marmiton
Un diaporama de cinq pages pour découvrir les spécialités de la Réunion. De la mise en bouche au petit punch, en passant par les carry, les rougails et les desserts.
Chut je pâtisse
Pour les recettes de la Réunion : rubrique « Mes goûts et mes chut », onglet « ChutANouSa »
Les foodies
Pus de cent recettes partagées par les internautes et réparties sur quatre pages.
750 g
Deux pages de recettes de la Réunion postées par les internautes.
Ile de la Réunion.net
Le journal des femmes
Une vingtaine de recettes de la Réunion à découvrir
Les voyages de Gridelle
Des recettes de cuisine réunionnaise réparties sur cinq pages.
Patio’nnement Cuisine
Seize recettes de cuisine de la Réunion réparties sur quatre pages.
Mon île, ma passion…
GOUTANOU
Recettes, techniques, produits… Voilà un site qui met l’eau à la bouche.
N’oubliez pas de consulter la page « carnet de recettes » !
BON APPETIT !!!
Riz chauffé… késako ?
A la réunion, il y a un « plat » que tout le monde aime bien c’est le… (suspens ! Roulements de tambour)… le… le… le riz chauffé ! LE QUOI? Le riz chauffé. Du riz réchauffé, quoi !
Alors ne cherchez pas la recette sur internet ou dans un livre de cuisine réunionnaise, car il n’y en a pas. Ou plutôt, il y autant de versions qu’il y a de cuisiniers ou de familles !
Donc, pour faire un bon riz chauffé, il faut prendre… du riz ! Oui, mais du riz de la veille (donc du riz qui a refroidi et que l’on va faire réchauffer… hé, hé, hé, c’est d’une logique implacable…) et des restes de la veille (carry poisson ou poulet, rougail saucisses ou morue, sauce de carry…).
Côté quantité, là non plus aucune indication. Il faut adapter la quantité des restes à la quantité de riz. C’est ce qui explique que chaque riz chauffé est unique et inimitable et… impossible à reproduire à l’identique. Car ici, il n’y a pas de liste d’ingrédients avec des quantités.
En tout cas, une chose est sûre, avec le riz chauffé, fini le gaspillage !
Bref, sortez de votre frigo, votre riz et les restes de votre carry de la veille – certaines personnes rajoutent des grains, alors que pour d’autres, cela serait un sacrilège ! C’est à vous de voir ! – et faîtes réchauffer dans une marmite ou, à défaut, une grande casserole. Si vous pouvez le faire au feu de bois, c’est encore mieux (mais je peux comprendre que cela ne soit pas évident, lorsque l’on vit dans un appartement).
Concernant le temps de réchauffage de votre préparation (pas toujours réussie, visuellement, j’en conviens), cela dépend de tout un chacun. Certains Réunionnais aiment le riz chauffé lorsqu’il est « croûté », c’est-à-dire qu’il a attaché au fond de la marmite, d’autres, pas. Donc, sur ce point, c’est encore à vous de voir ! N’oubliez pas de rajouter un petit piment, car qui dit cuisine réunionnaise, dit plats épicés.
Vous pouvez aussi accompagner votre riz chauffé d’un petit rougail concombre, tomate ou dakatine. Mais là encore, c’est… à vous de voir !
Vous commencez à comprendre le principe du riz chauffé, là ?
Certains tricheurs rajoutent des ingrédients qui ne sont pas forcément des restes (peut-être parce qu’ils n’ont pas suffisamment de restes de la veille…). Mais je vous rappelle que le riz chauffé est constitué à 100 % des restes de la veille ! On ne fait pas du riz cantonnais, non plus ! Après, si vous voulez vous rajouter quelques légumes, brèdes ou grains en accompagnements, c’est à vous de voir, mais sur le côté de l’assiette, hein ! Pas dans la marmite !
Un riz chauffé vraiment anti-gaspi, c’est celui fait avec les reste de la sauce du carry. Lorsque la veille, tout le carry a été mangé, il reste très souvent une bonne quantité de sauce au fond de la marmite. Surtout, ne la jetez pas et gardez-la pour vous préparer, dès le lendemain matin, un bon petit riz chauffé à la sauce de carry.
Dès le lendemain matin ? Eh, oui, car à la Réunion, traditionnellement, le riz chauffé se mange… au petit déjeuner !

Riz chauffé aux oeufs
Voilà un plat 100% anti-gaspi, économique, délicieux et traditionnel ! Que demander de plus ?
Alors à vous de jouer et… Bon appétit !
La Réunion des records

Petite originalité de ce gâteau ni rectangulaire ni rond : il a pris la forme de l’île de la Réunion et a été décoré de nombreux sujets sur le thème de la Réunion : tangue, paille en queue, Piton de la Fournaise, fleurs locales, margouillat…

Patates douces
– 240 kg de patates douces
– 50 kg de farine
– 50 kg de beurre
– 200 oeufs
– 40 kg de sucre
– 3 litres d’anisette
Si vous voulez vous essayer à cette recette traditionnelle de la Réunion (dans des proportions raisonnables,bien sûr), je vous propose cette recette de gâteau patate trouvée sur le net.
A vous de jouer ! Et Bon appétit !
******************************
Ce record était jusqu’à présent détenu par les Etats-Unis, depuis le 24 septembre 2016, avec une table longue de 247,10 mètres.

La table installée sur la plage de l’Ermitage, à l’occasion de ce pique-nique dominical géant, totalisait une longueur de 322,42 mètres, soit 75, 32 mètres de plus que la table dressée en septembre 2016.
Le défi avait été lancé par les Brasseries de Bourbon, qui invitaient les Réunionnais à se réunir autour de cette grande table avec marmites de carry et rougail. En tout, ce sont près de 2000 convives qui se sont attablés pour ce pique-nique hors norme.

Ce record a nécessité :
– 750 planches de bois
– 10 000 vis
– 6 mois de préparation
– 700 heures de travail
– une centaine de personnes (pour le montage de la table)

Miam, des goyaviers !!
La saison des goyaviers est de retour et fait le bonheur des gourmands. Sur les étals des marchés forains s’alignent des barquettes de petits fruits d’un beau rouge profond.
A la Réunion le terme de « goyavier » vaut à la fois pour les fruits et pour la plante qui les produit.
Originaire d’Amérique du Sud, ce petit arbre fruitier a été introduit à la Réunion en 1818 pour la saveur de ses fruits. Le climat de l’île lui ayant plu, il s’est développé jusqu’à coloniser les sous-bois. Il est aussi une espèce pionnière des coulées de lave, empêchant par sa présence la croissance des plantes indigènes et donc, nuisant au bon processus de recolonisation. Il est aujourd’hui considéré comme une espèce invasive.
Mais, paradoxe – alors que le goyavier est considéré comme envahissant et menaçant pour les espèces indigènes avec lesquelles il entre en compétition – ses fruits, à la fois acidulés et sucrés et d’un rouge pouvant aller jusqu’au bordeaux lorsqu’ils sont bien mûrs, sont très prisés des Réunionnais. A chaque saison des goyaviers (de février à octobre), les familles se rendent dans les sous-bois afin de cueillir un maximum de fruits. Et les récoltes sont souvent impressionnantes, car c’est avec des seaux remplis à ras bord que chacun revient.
Les fruits seront dégustés crus ou préparés en gelées, confitures, sorbets, tartes, gâteaux, jus de fruits, crème, coulis, punch ou encore rhum arrangé.
Le bois du goyavier est utilisé pour faire des palissades, des meubles, des objets décoratifs.
Ingrédients :
– 1 kilo de goyaviers à maturité (rouges mais pas trop et encore fermes sous les doigts)
– 3 litres de rhum blanc (rhum charrette)
– 250 grammes de sucre de canne
– 2 gousses de vanille Bourbon (facultatif)
Préparation :
– Après avoir soigneusement lavé et égoutté les goyaviers, les étêter et les couper en deux.
– Dans un grand bocal hermétique, mettre les goyaviers coupés et le sucre. Si l’on souhaite rajouter une note vanillée à la préparation, couper les gousses de vanille en deux dans le sens de la longueur et les mettre dans le bocal.
– Verser le rhum sur les fruits et le sucre.
– Laisser macérer dans un endroit frais et à l’abri de la lumière pendant trois mois.
Variante :
Pour un rhum arrangé plus sucré que le précédent, il suffit de choisir des fruits très mûrs. La recette est la même que plus haut sauf en ce qui concerne de temps de macération qui passe à un mois. A la fin de cette période de macération :
– Retirer les fruits de l’alcool afin de les écraser à la fourchette dans un tamis.
– Verser le jus obtenu dans le bocal et jeter la pulpe.
– Goûter pour éventuellement rectifier le dosage de sucre.
– Laisser macérer encore un mois.
Attention, cette version plus sucrée est aussi plus sournoise que la précédente ! Alors à consommer avec modération et, de préférence, dans de petits verres à rhum.
BONNE DEGUSTATION !!!
Ingrédients :
– 1,5 kilo de goyaviers
– 1 kilo de sucre de canne
– eau
– 1 gousse de vanille Bourbon
Préparation :
– Après avoir soigneusement lavé et étêté les fruits, les couper en morceaux.
– Recouvrir les fruits d’eau et les faire cuire à feu moyen, pendant 30 minutes.
– Retirer la préparation du feu et la passer au presse-légumes manuel afin de retirer les pépins.
– Dans une marmite, mélanger le sucre et la purée de fruits.
– Couper la gousse de vanille en deux dans le sens de la longueur et la mettre dans la marmite.
– Faire cuire à feu vif jusqu’à ébullition, puis à feu doux pendant 45 minutes afin que la préparation épaississe.
– Verser la confiture chaude dans des pots préalablement stérilisés à l’eau bouillante. Refermer immédiatement les pots et les retourner jusqu’à refroidissement complet.
BON APPETIT !!!
Miam, de la papaye !
Bon, allez… j’avoue… Durant très longtemps, et jusqu’à très récemment, je détestais la papaye…
Son odeur me levait le coeur et son goût, m’écoeurait. Et, puis j’ai fini par l’apprécier. D’abord en confiture maison, puis dans du yaourt, avec d’autres fruits.
Aujourd’hui, que la papaye se fasse gratin, cocktail, gâteau, confiture, qu’elle soit séchée, confite, cuite au four ou juste à déguster tel quel, je l’adore !

Pâté créole à la papaye
Petit papayer deviendra grand… très grand…
Le papayer (de son nom scientifique Carica Papaya) est une plante tropicale de la famille des Caricacées, originaire d’Amérique centrale.
Le papayer cache bien son jeu, car sous ses allures d’arbre, il n’en est pas un. Il ne possède pas de tronc, mais un stipe creux – d’une vingtaine de centimètres de diamètre – marqué par les cicatrices des anciennes feuilles (comme pour le cocotier). Un toupet de grandes feuilles très découpées couronne le stipe.
Le papayer n’est pas particulièrement difficile à faire pousser si vous possédez quelques graines, un climat chaud et un sol bien drainé. En effet, le papayer déteste avoir les pieds dans l’eau. Lorsque ses racines trempent dans un sol imbibé, elles pourrissent dans les quarante-huit heures.
Cette plante à la croissance rapide (en moyenne un mètre par an) peut tout de même atteindre une hauteur de 3 à 9 mètres (pas facile de cueillir les papayes à cette hauteur!) et vit en moyenne quatre ans.
Ses fleurs sont de couleur crème.

fleurs de papayer femelle
Le papayer fructifie dès sa première année. Il peut être soit mâle, femelle ou hermaphrodite (il s’autoféconde). Seuls les pieds femelles et hermaphrodites produisent des fruits comestibles. Les plants mâles ne sont cependant pas inutiles, car ils sont nécessaires à la fécondation des plants femelles (à défaut, un plant hermaphrodite fera l’affaire…)
Un des avantages du papayer, c’est qu’il ne connaît pas de saison de fructification. C’est pratique, car avec un papayer dans son jardin, on est sûr d’avoir des fruits en permanence ! Un papayer adulte a un rendement de 15 à 30 fruits par an.
De la papaye pour bien commencer la journée…
Le fruit du papayer – parfois appelé « melon des tropiques » ou « figuier des îles » – est très sain et digeste. Il est – entre autre – riche en antioxydants, en fibres alimentaires et en vitamines A et C. Afin de bénéficier de ses bienfaits nutritifs, il est conseillé de consommer la papaye crue et à maturité. C’est le fruit idéal au petit-déjeuner pour faire le plein d’énergie !

Une belle papaye prête à être dégustée !
(voir la pomme à côté pour donner une idée de la taille de la papaye)
La papaye peut mesurer entre 10 et 15 centimètres de long. Selon la variété, elle peut-être ronde ou oblongue.
Le fruit, d’abord vert, prend une couleur jaune, orangée, voire rouge, en fonction des variétés. Il pousse directement sur le stipe, à la base des feuilles.
Il peut se consommer encore vert (en gratin ou en achards) ou mûr.
Il existe différentes variétés de papaye :
- La papaye Colombo est longue et sans odeur. Sa chair est très orangée.
- La papaye Solo est goûteuse.
- La papaye Pays est ronde et parfumée.

Alors ? Papaye Colombo ou papaye Solo ??
Le papayer a aussi des usages médicinaux. Par exemple, ses graines – au goût épicé – sont utilisées comme vermifuge. Même les feuilles, les fleurs, le latex ou encore les racines sont utilisés pour leurs divers bienfaits en Asie, dans les Antilles ou en Amérique du sud.

Graines à l’intérieur d’une papaye
Et pour finir – comme à chaque fois que je présente un produit « péi » ou un fruit – deux petites recettes :
Achards de papaye verte
Ingrédients :
* 1 kilo de papaye verte
* 3 oignons moyens
*1 cuillère à café de gingembre en poudre
* piment(s) ou gros piment(s) (facultatif)
* 1 cuillère à café de curcuma
* sel
* poivre
Préparation :
– Eplucher la papaye, enlever les pépins et râper la chair de la papaye. Réserver.
– Dans un peu d’huile chaude, faire fondre les oignons. Ne pas les faire dorer.
– Rajouter le gingembre, le poivre, le sel, le ou les piments (mettre la quantité qui vous convient) et le curcuma. Bien mélanger.
– Rajouter la papaye râpée.
– Laisser cuire 5 minutes à feu moyen. La papaye doit rester croquante.
* Les achards se mangent toujours bien pimentés. Mais pour ceux qui n’aiment pas ou qui ne supportent pas le piment, il est possible de mettre des gros piments, plus doux et plus parfumés.
Gâteau (sans beurre) à la papaye
Ingrédients :
* 4 oeufs
* 60 gr de farine
* 60 gr de fécule de maïs
* 350 gr de papaye
* 250 gr de sucre de canne
* 1/3 de sachet de levure
* 2 gousses de vanille Bourbon
* 5 ml de rhum vieux
* 1 sachet de sucre vanillé ou un peu de sucre de coco
Préparation :
– préchauffer le four à 160 ° (thermostat 5 / 6)
– Séparer les jaunes et les blancs des oeufs. Mettre les blancs au frais durant la préparation de la pâte.
– Couper les gousses de vanille en deux et gratter l’intérieur pour récupérer la pulpe. Réserver.
– Couper la chair de la papaye en morceaux. Réserver.
– Dans un saladier, mélanger vigoureusement les jaunes d’oeufs et le sucre.
– Ajouter la farine, la fécule, la levure, la pulpe de vanille et le rhum. Bien mélanger.
– Dans un autre saladier, monter les blancs d’oeufs en neige (pour qu’ils soient fermes, ils doivent être froids) avec une pincée de sel.
– Incorporer les blancs à la pâte délicatement et sans les casser.
– Rajouter les morceaux de papaye et mélanger délicatement.
– Chemiser un moule et y verser la préparation.
– Saupoudrer de sucre vanille ou de sucre de coco.
– Mettre au four pendant 1 heure.
– Laisser refroidir avant de démouler délicatement.

Une petite tranche ? En tout cas, ce gâteau n’a pas fait long feu ! Il a été dévoré par tout ceux qui y ont goûté !
BON APPETIT !!!
Le coco dans tous ses états
Quand on pense à « cocotier », on imagine tout de suite une grande plage de sable doré, sur une île tropicale et paradisiaque. Ah, se prélasser dans un hamac tendu entre deux cocotiers et se désaltérer en buvant l’eau fraiche d’un coco, après y avoir planté une paille et un petit parasol de papier. Idyllique, non ? Pour beaucoup de personnes, le cocotier est synonyme d’île tropicale, de farniente, de vacances. Mais les cocotiers n’ont pas pour seule utilité de servir de support aux hamacs des touristes.
Petit tour d’horizon des trésors cachés du cocotier et du coco.
Le coco à la Réunion
La Réunion n’est pas une île à coco. Il est peu produit et peu utilisé. A part pour en manger la chair ou en boire son eau, le coco n’est pas ancré dans la culture réunionnaise.
Pourtant cette plante a de nombreux usages et d’innombrables vertus.
A la Réunion, seule la communauté tamoule (les « malbars ») utilise le coco lors des services religieux hindous. Pour les pratiquants, le coco doit être brisé avec un maximum de trois coups de sabre et l’eau contenue dans la noix de coco est considérée comme sacrée et bénite.
Du fait de cette utilisation par un faible pourcentage de la population locale, la noix de coco est vendue plus chère sur les marchés de la Réunion que sur ceux d’Europe. En effet, comme il y a peu de demandes, il n’existe pas de plantations de cocotiers sur l’île, ce qui explique le prix élevé du fruit.
De plus, le cocotier n’est pas une plante endémique de l’île. Contrairement à ce qu’il s’est passé sur d’autres îles, les cocos ne seraient pas arrivés à la Réunion, portés par les courants marins, mais auraient été introduits par un hollandais, qui en 1650 visitait les îles et qui en aurait laissé à Saint-Paul.
Si dans le monde il existe 1200 variétés de cocotiers, l’île de la Réunion n’en compte actuellement que 120.
Le cocotier, est-ce un arbre ?
Le cocotier fait partie de la famille des Arecaceae dont font partie les palmiers. Comme tous les palmiers, le cocotier est composé d’un tronc – le stipe – et de feuilles, qui contrairement à celles des arbres, ne sont pas rattachées au tronc par des branches. Les feuilles, palmées ou pennées, forment un houppier qui surmonte le stipe. Le cocotier, bien qu’il en ait l’aspect, n’est pas un arbre, mais une plante.
Le cocotier donne des fruits tout au long de l’année, indépendamment de la saison.
Anatomie du cocotier

source : Wikipédia
Le stipe, contrairement au tronc des arbres, n’est pas composé de bois, mais de fibres. Les marques que l’on voit sur le stipe correspondent à l’emplacement d’une ancienne palme. Chaque mois, une palme tombe. Pour connaître l’âge d’un cocotier, il suffit de compter le nombre de marques, sachant que douze marques correspondent à une année. Une fois, le nombre d’années trouvées, il faut rajouter deux ans supplémentaires, qui coïncident à la « tendre enfance » de notre cocotier.

Stipe avec marques des anciennes feuilles
Chaque palme supporte au-dessus d’elle une grappe de 8 à 10 cocos. Le cocotier donne une nouvelle grappe chaque mois. Un coco est mûr lorsqu’il devient marron. Il se détache et tombe de l’arbre avant de sécher. Il lui faut quatorze mois pour murir.

grappes de cocos mûrs et de cocos verts
Si on entend de l’eau, lorsque l’on secoue le coco, cela signifie que la graine va germer.
Le système racinaire du cocotier a une forme de pyramide inversée. Il est composé d’une racine principale qui descend à près de quatre mètres de profondeur et d’un plateau de racines horizontales qui atteignent la même longueur que les palmes (jusqu’à 6 mètres).
On dit du cocotier qu’il est indéracinable, car lors d’un cyclone, le cocotier peut se casser, mais ses racines resteront bien ancrées dans le sol. Les « gramounes » réunionnais (les anciens) enlèvent la « peau » des racines, en prélèvent le blanc qu’ils mettent dans un litre d’eau. Cette boisson rafraichissante a pour vertu de drainer les toxines.
Après fécondation par les abeilles, la fleur femelle devient un coco, alors que les fleurs mâles tombent.

Inflorescence
source : wikipédia
Le coco, c’est quoi ?
En Sanskrit, la noix de coco est appelée « Kalpa vriksna », ce qui signifie « l’arbre qui procure tout ce qui est nécessaire ».
Le coco est composé d’une grosse épaisseur de bourre qui entoure un noyau.

La bourre de coco…
Le coco est à la fois un fruit et une graine. Ce n’est pas une noix, mais une drupe, c’est-à-dire un fruit qui contient un noyau (comme la mangue, par exemple). Le fruit de la drupe du cocotier n’est pas comestible, on ne mange en fait que l’intérieur du noyau.
Une fois le coco débarrassé de sa bourre, on voit apparaître trois ronds (dont un blanc) rappelant étrangement la tête d’un singe.

Deux yeux et une bouche.
Ces marques sont en fait les trous de germination par lesquels sortira le petit cocotier.
En voyant ces marques – qui leur rappelaient le visage effrayant de leur croquemitaine – des navigateurs portugais auraient donné au fruit du cocotier, le nom de « coco » (étymologiquement : crâne), du nom de leur croquemitaine. Une autre histoire rapporte que le navigateur hollandais aurait donné à ce fruit le nom de « coco », car il lui rappelait la tête d’un singe.
A la Réunion la communauté hindoue n’achète les noix de coco que si un petit plumeau de bourre a été laissé, cachant ainsi ce visage de singe qui risque d’offenser les divinités.
En enlevant le petit rond blanc (germe), il est possible d’y glisser une paille pour y boire l’eau de coco ou de laisser le coco se vider dans une carafe.
Lorsque le coco est vert, il est très lourd car il peut contenir jusqu’à un litre d’une eau légèrement sucrée. Sa noix (la chair blanche que l’on consomme) est alors très fine et tendre. C’est l’eau de coco qui, au fil des mois, se transformera en noix.
L’eau de coco est une eau stérile aux multiples vertus : rafraichissante, énergisante, coupe-faim, isotonique et très hydratante (elle hydrate trois fois plus que l’eau du robinet). Seul inconvénient, elle ne se conserve que vingt-quatre heures une fois extraite du coco. L’eau de coco est bonne à boire lorsque le coco est jeune et que la noix à l’intérieur est fine. Lorsque le coco est à maturité (c’est-à-dire marron), il possède une noix épaisse et dure. Le peu d’eau qu’il reste n’est plus bonne à boire, car elle s’est légèrement gazéifiée. Mais c’est avec ce coco mûr que l’on obtiendra le lait de coco.
La noix de coco est composée de 43% d’huile. A Mayotte ou à Madagascar, cette noix est mise à sécher au soleil afin qu’elle se décolle rapidement. Une fois râpée et pressée on obtient de l’huile de coprah dont l’odeur n’est pas très agréable (odeur de rance). Elle peut aussi être extraite avec un solvant et raffinée chimiquement. Cette huile de coprah est vendue bon marché et ne peut en aucun cas être bio.
En Australie, le procédé est différent (c’est aussi celui appliqué par le propriétaire de la maison du coco. La noix fraîche est d’abord râpée, puis séchée rapidement à température minimale avant d’être pressée pour en extraire de l’huile vierge délicatement parfumée. Ce procédé – sans produits chimiques – est entièrement réalisé de façon artisanale. Il en résulte un produit de meilleure qualité, mais plus cher.
Le cocotier, le coco et leurs produits dérivés
Balai ? Vouve ? Armature de cerf volant ? Et oui, on peut faire tout cela avec la « paille coco »
De nombreux objets peuvent être fabriqués avec le coco : bol, mortier, tirelire, cendrier, objets décoratifs, porte monnaie…
Le stipe peut-être utilisé pour fabriquer des maisons. Pour cela, il faut préalablement le faire tremper trois jours dans la mer (qui apporte au stipe des propriétés fongicides et insecticides) puis le faire sécher autant de jours au soleil. Le stipe devient alors imputrescible.
Lorsque le stipe est creux, on peut alors en faire des djembés ou des pilons.
Les palmes, qui peuvent atteindre 6 mètres, servent de couverture aux maisons et sont aussi utilisées pour le tressage d’objets (chapeaux, paniers…).

Palmes
La bourre de coco est utilisée comme pot pour les plantes, car en agissant comme une éponge, elle retient l’eau, ce qui permet à la plante d’être hydratée pendant près de trois semaines. Elle est aussi utilisée comme substrat pour les plantes.
Dans l’île soeur (île Maurice) la bourre de coco est utilisée pour les oreillers, les matelas ou les poupées.
La bourre, roulée entre les mains, devient une corde solide.
La bourre de coco est aussi utilisée comme gant de crin, filtre pour purifier l’eau, isolant phonique (on la glisse dans les cloisons des maisons) ou encore comme isolant thermique (glacière).
la fibre sert à fabriquer des vêtements.
L’eau de coco étant stérile et ayant les mêmes composés que le plasma sanguin, elle a été utilisée en intraveineuse d’urgence lors des guerres du Pacifique de 1941 à 1945.
L’eau de coco peut-être utilisée comme base pour les smoothies, remplaçant ainsi l’eau ou le lait végétal.
L’eau de coco fraîche (pas celle vendue en bouteille ou en brique) aurait une action bénéfique sur la digestion, si elle est bue régulièrement.
Energissante, hydratante et contenant du magnésium, du potassium et du calcium, elle se substituerait aux boissons énergétiques du commerce, lors d’une pratique sportive intense, car elle préviendrait les crampes musculaires.
Le lait de coco est obtenu par pressage de la noix de coco râpée d’un coco mature.
Le lait de coco peut bien sûr être utilisé dans les recettes sucrées, mais , comme en Asie, en Afrique ou aux Antilles par exemple, on s’en sert pour cuisiner des plats alliant le sucré et le salé et adoucir les nombreuses épices qui parfument ces plats.
On peut en rajouter dans une sauce ou une soupe (à la place de la crème fraîche), en fin de cuisson, pour apporter une petite touche d’exotisme. Le lait de coco s’accommode avec les viandes, volailles, poissons, crustacés, fruits de mer et légumes
L’huile de coco vierge est utilisée depuis des millénaires dans les pays où poussent des cocotiers, comme en Inde où les Indiennes arborent une longue chevelure abondante et luisante. Les nombreuses vertus de cette huile sont connues des femmes qui l’utilisent pour rendre leur peau plus douce et leurs cheveux plus soyeux et brillants. Très riche en acides gras essentiels et très rapidement absorbée par la peau, elle a une action relipidante, réparatrice, hydratante, antioxydante et assouplissante. Elle est l’huile idéale pour les peaux et les cheveux secs. Autre bénéfice esthétique, l’huile de coco freine la chute et le blanchiment des cheveux et agit contre les pellicules. Elle est aussi utilisée pour atténuer les rides ainsi que les taches brunes et les vergetures.
Elle aurait aussi de nombreuses propriétés autre qu’esthétiques : antifongique, antivirale et antibactérienne. Elle tue les poux par asphyxie, soigne l’eczéma, le psoriasis, les champignons des ongles, les érythèmes fessiers des bébés. Elle calme les irritations, apaise les rougeurs, atténue les cicatrices et soulage les peaux échauffées par le soleil.
Cette huile vierge, comestible, contient de 50 % d’acide laurique (que l’on retrouve dans le lait maternel) qui immuniserait contre les virus et les bactéries, qui aurait un effet sur les maladies dégénératives, les maladies cardiaques et les cancers. Les acides gras saturés de l’huile de coco vierge aideraient à abaisser le taux de mauvais cholestérol et augmenterait le taux de bon cholestérol dans le sang.
De plus, cette huile ne serait pas stockée par notre foie – qui l’utiliserait comme source d’énergie pour notre cerveau et nos muscles. Notre organisme ne la stockerait donc pas sous forme de graisse. Mais attention, ce n’est pas une raison pour en abuser, car l’huile de coco, reste… de l’huile !
Cette huile entre aussi dans la composition des savons, car elle a une action saponique (fait mousser).
Comment utiliser l’huile de coco vierge biologique en cosmétique ?
* Pour hydrater les cheveux secs ou crépus:
Réchauffer 3 à 5 cuillères (selon la longueur de vos cheveux) d’huile de coco vierge et la répartir sur le cuir chevelu et l’ensemble de la chevelure (sèche), mèche par mèche, des racines aux pointes. Bien masser. Envelopper les cheveux dans une serviette chaude ou un bonnet de bain et faire poser au minimum deux heures. Laver les cheveux deux à trois fois, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus huileux. Sécher ou laisser sécher.
* Pour hydrater la peau sèche :
– Sur un visage propre et sec, appliquer une toute petite quantité d’huile de coco vierge, autour des yeux et sur les paupières afin d’atténuer rides et cernes (attention de ne pas en mettre dans les yeux).
– Sur les parties sèches du visage ou sur les rides du front ou du contour de la bouche, appliquer une toute petite quantité d’huile de coco vierge. (Ne pas huiler tout le visage avec l’huile de coco, car elle pourrait boucher les pores de la peau et favoriserait l’apparition de boutons. Privilégier les petites zones qui ont besoin de l’action bénéfique de cette huile. Les personnes à peau grasse ou à tendance acnéique doivent éviter d’utiliser l’huile de coco… ou tout autre huile d’ailleurs !)
– L’huile de coco vierge, sur les lèvres gercées, réhydrate et adoucit cette peau très fine.
– L’huile de coco vierge peut-être appliquée sur le corps tout entier, juste après la sortie de la douche, lorsque la peau est chaude et souple. Masser jusqu’à ce que l’huile ait fondu et attendre une quinzaine de minutes que la peau ait absorbée l’huile (attention de ne pas tacher les vêtements durant cette attente).
– L’huile de coco vierge peut-être utilisée pour un soin dans le bain. Il suffit de verser un verre d’huile de coco vierge dans un bain d’eau chaude et de remuer jusqu’à ce que l’huile se soit mélangée de façon homogène. A renouveler une à deux fois par semaine pour avoir une peau moins sèche.
* Pour des dents blanches :
– Après s’être lavé les dents, utiliser de l’huile de coco vierge en gargarisme, une fois par jour, durant… vingt minutes (oui, je sais, c’est long…)
Autre bénéfice de cette huile de coco vierge, elle reste stable même à 200° c et ne brûle qu’à très haute température. Elle est idéale pour la cuisine, car elle ne produit pas de dérivés chimiques toxiques. En-dessous de 26°, l’huile de coco vierge se fige. Elle peut être utilisée en pâtisserie en remplacement (total ou partiel) du beurre ou de l’huile. Au petit déjeuner, elle peut se substituer au beurre sur les tartines.
La sève du cocotier est récoltée en coupant le bout de l’inflorescence. Chaque jour, ce sont ainsi cinq litres de sève qui peuvent être prélevés sur un cocotier.
Après avoir été chauffée – pour la débarrasser de son eau – elle devient de la mélasse de coco, sombre, épaisse et légèrement sucrée à l’indice glycémique très bas (contient 3% de sucre). Cette mélasse (qui peut rappeler le sirop d’érable par son mode de récolte et de transformation) est utilisée pour parfumer et sucrer les crêpes ou les yaourts, pour napper les gâteaux, les crèmes ou les glaces.
Le sucre de coco est obtenu par chauffage de la mélasse, afin de l’épaissir. On obtient alors un caramel dur qu’il faut écraser pour avoir le sucre. Le sucre de coco, véritable caviar du sucre car cher, a un indice glycémique bas (IG de 24,5 contre IG 70 pour le sucre de canne). C’est donc le sucre idéal pour les diabétiques. De plus 1 hectare de cocotiers produit trois fois plus de sucre qu’un hectare de cannes !
En cuisine, on le remplacera en quantité légèrement diminuée, car son pouvoir sucrant est plus élevé que les autres sucres.
La farine de coco est produite à partir de la chair de la noix de coco, qui est extraite, séchée, puis dégraissée et enfin broyée. Sans gluten, elle peut remplacer la farine de blé dans les pâtisseries à condition d’en mettre 1/4 de moins que la farine de blé. Ainsi, si dans une recette il faut mettre 100 gr de farine de blé, on ne mettra que 75 gr de farine de coco. Mais comme cette farine ne lève pas et n’a pas d’élasticité, mieux vaut remplacer une petite quantité de la farine habituelle par la farine de coco plutôt que d’entièrement la substituer.
Elle est très riche en fibres (45 à 60%), en protéines (20%), en acides aminés essentiels (elle en contient 8), pauvre en sucres rapides (contrairement aux autres farines qui contiennent plus d’amidon), sans cholestérol (elle a été dégraissée) et a un indice glycémique très bas (IG de 35).
Comme elle est faite à partir de noix de coco, le goût de noix de coco dans la farine reste présent mais discret.
Si on ne peut pas fabriquer de rhum avec le coco, on peut, en revanche faire du saké de coco.

D’autres produits sont encore fabriqués à partir du cocotier et de son fruit.
Comme tous les palmiers, le cocotier possède un coeur (ou chou) qui peut être mangé.
Et maintenant que vous savez tout sur le cocotier et le coco, je vous propose, pour finir, quelques recettes pour un repas tout en coco et tout en douceur.
Virgin Piña Colada
Ingrédients
– Lait de coco
– Ananas Victoria (à défaut du jus d’ananas de bonne qualité)
– Des glaçons
Préparation (pour 1 verre)
* Eplucher l’ananas, le couper en petits morceaux et les passer au blender (ajouter un tout petit peu d’eau, mais ce n’est pas du tout obligatoire).
* Passer l’ananas mixé dans une passoire fine afin d’en récupérer le jus, en s’aidant d’une cuillère pour presser la pulpe. (oui, je sais, la préparation est un peu longue, mais c’est tellement meilleur que le jus du commerce !)
* Dans un shaker, mettre trois à quatre glaçons, 60 ml de lait de coco et 40 ml de jus d’ananas et secouer vigoureusement.
* Verser dans un grand verre.
* Décorer le verre avec une tranche d’ananas et servir avec une paille.
Conseil
* Pour que le cocktail soit vraiment frais et rafraîchissant, mettre le lait de coco et l’ananas au réfrigérateur une heure avant la préparation.
Poulet au coco
Ingrédients
– 1 poulet de 1,5 kg environ
– 1 boîte de lait de coco de 400 ml
– coco râpé
– 2 tomates
– 2 oignons
– 1 citron
– 1 morceau de gingembre (ou 1 cuillère à café de gingembre en poudre)
– 1 cuillère à café de cumin en poudre
– 1 cuillère à café et demi de curcuma (safran « péi »)
– huile
– poivre
– sel
Préparation
* Couper le poulet en plusieurs morceaux (ou le faire couper par un boucher ou l’acheter déjà découpé)
* Emincer les oignons et couper les tomates en petits dés. Réserver.
* Piler le gingembre avec le sel et le poivre. Réserver.
* Presser le citron. Réserver.
* Dans une marmite, faire chauffer l’huile.
* Faire dorer les morceaux de poulet.
* Ajouter les oignons et les faire roussir.
* Incorporer les épices pilées, le cumin, le curcuma, le jus de citron et les tomates. Bien mélanger.
* Faire cuire durant 5 minutes en remuant régulièrement.
* Rajouter le lait de coco et le coco râpé (selon les goûts), couvrir et laisser mijoter, à feu moyen, pendant 40 minutes.
* Servir avec du riz blanc.
Remarque
* Il existe de nombreuses versions de cette recette dont Mayotte et Madagascar se revendiquent la paternité. Dans certaines versions, le poulet est mis à mijoter dans de l’eau, avant introduction des autres ingrédients, sans être doré auparavant. Personnellement, je préfère la version que je vous propose, car plus parfumée et plus goûteuse.
* Il est important de baisser le feu après incorporation du lait de coco et de ne surtout pas l’augmenter. En effet, si le lait de coco se met à bouillir, il se sépare en deux éléments distincts, dont une grande quantité d’huile. Il peut alors tourner et gâcher la recette.
Gâteau moelleux au coco
Ingrédients
– 170 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 1 yaourt nature (125 gr)
– 150 gr de farine
– 1 sachet de levure
– 10 cl d’huile de coco ( à défaut, mettre de l’huile d’olive ou de tournesol)
– 100 gr de copeaux de coco
– 20 ml de rhum vieux (facultatif)
– 1 gousse de vanille Bourbon
Préparation
* Préchauffer le four à 180°c.
* Dans un saladier fouetter les oeufs et le sucre pour obtenir un mélange mousseux.
* Rajouter le yaourt, la farine et la levure. Bien mélanger.
* Versez l’huile progressivement en mélangeant jusqu’à obtenir une pâte lisse et sans grumeaux.
* Couper la gousse de vanille en deux et racler pour récupérer la pulpe.
* Dans le saladier, rajouter les copeaux de coco, la pulpe de vanille et le rhum. Bien mélanger.
* Chemiser un moule et y verser la préparation.
* Faire cuire pendant 45 minutes.
* Laisser bien refroidir avant de couper.
Variante pour les plus gourmands :
– Incorporer au mélange 50 gr de pépites de chocolat au moment où l’on rajoute les copeaux de coco.
Bonbons coco
Ces petites confiseries sont très appréciées des enfants. Dans le commerce on peut trouver des bonbons coco colorés et parfumés avec des sirops.
Ingrédients
– 250 g de noix de coco râpée
– 500 gr de sucre roux
– 300 ml de lait
– 1 gousse de vanille Bourbon
Préparation
* Fendre la gousse en deux et racler la pulpe.
* Mélanger dans une grande casserole la noix de coco râpée, le sucre, la pulpe de vanille et le lait.
* Chauffer à feu doux le mélange, tout en tournant.
* Continuer la cuisson en tournant sans arrêt, jusqu’à ce que le mélange se détache de la casserole.
* Retirer du feu et former, rapidement, avec deux grosses cuillères, des tas sur une feuille de papier sulfurisé.
* Laisser refroidir.
Variantes :
Pour varier le parfum et le goût des bonbons coco, il suffit de remplacer la vanille par du sirop (grenadine, menthe…), du chocolat en poudre, du café…
Conseil
* Le mélange est prêt à être mis en petits tas lorsqu’il devient moelleux. Trop liquide, la pâte s’étalerait et trop asséchée, elle deviendrait impossible à modeler.
Tarte au coco
Ingrédients
Pour la pâte brisée :
– 200 gr de farine
– 1 cuillère à soupe de sucre roux
– 100 gr de beurre ramolli
– 20 à 25 ml d’eau
– 1 pincée de sel
Pour la garniture :
– 125 gr de noix de coco râpée
– 100 gr d’huile de coco (à défaut une autre huile ou du beurre fondu)
– 80 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 150 ml de lait de coco
– 2 cuillères à soupe de rhum vieux ou ambré
– 1 gousse de vanille Bourbon
Pour la déco :
– 50 gr de noix de coco râpée
Déroulement
Préparation de la pâte brisée :
* Mélanger la farine, le beurre ramolli coupé en petits morceaux, le sucre et le sel.
* Rajouter progressivement l’eau, tout en mélangeant, afin d’obtenir une boule qui se détache des parois du saladier et qui ne colle pas aux doigts.
* Laisser reposer 1 heure.
* Préchauffer le four à 180°c.
* Etaler la pâte sur un papier sulfurisé et déposer dans le moule.
* Bien remonter les bords en les pinçant et piquer le fond avec une fourchette.
* Déposer un morceau de papier sulfurisé sur la pâte et recouvrir de haricots secs.
* Faire cuire 15 minutes.
* Enlever les haricots et le papier sulfurisé.
* Laisser refroidir pendant la préparation de la garniture.
Préparation de la garniture :
* Préchauffer le four à 180°c.
* Dans un saladier, mélanger la noix de coco râpée, le sucre, le lait de coco et le rhum.
* Couper la vanille en deux et racler pour récupérer la pulpe.
* Séparer les jaunes et les blancs d’oeufs.
* Dans le saladier, rajouter la pulpe de vanille, les deux jaunes d’oeufs et l’huile de coco. Bien mélanger.
* Dans un autre saladier, monter les blancs en neige. Ils doivent être fermes.
* Incorporer délicatement les blancs en neige à la préparation.
* Verser sur la pâte cuite et refroidie.
* Faire cuire pendant 25 minutes.
* A la sortie du four, saupoudrer de noix de coco râpée pour décorer.
* Laisser refroidir la tarte, à température ambiante, puis la mettre au frigo pendant une petite heure, elle n’en sera que meilleure.
BON APPETIT !!!
Les photos ont été réalisées lors de l’atelier suivi à la maison du coco.
Un atelier à la maison du coco
Située à Saint-Leu, la maison du coco se trouve sur le domaine de la pointe des châteaux, qui accueille aussi une ferme pédagogique, un verger créole, un jardin d’aromates, un sentier botanique…
La ferme pédagogique héberge des animaux de la basse-cour (canards, poules, oies, dindons…), des lapins, des paons, des faisans ainsi que des cochons, des ânes, des moutons et un boeuf moka.
Sur ce domaine de huit hectares, deux sont consacrés à la cocoteraie où poussent environ 200 cocotiers d’une espèce hybride d’Hawaï (les cocos tombent au sol lorsqu’ils sont mûrs, il n’est donc pas nécessaire de grimper sur le cocotier pour en cueillir les fruits).
Nous avons opté pour un atelier de transformation (sur réservation) afin de tout savoir sur le coco et de réaliser une ou deux recettes.
D’une durée de deux heures, on ne voit pas le temps passer tant l’atelier est intéressant.
Après avoir découvert les secrets du cocotier et du coco, petits et grands sont invités à mettre la main à la pâte afin d’être récompensés en dégustant le punch et la glace réalisés. Et l’atelier vaut le détour. Les explications sont claires et détaillées, on participe en débourrant un coco, en le râpant, en pressant la pulpe obtenue.
Les enfants réalisent leur glace au coco et les adultes notent la recette du punch. On goûte des cocos à différents stades de maturité, de l’eau de coco, du lait de coco, de la mélasse de coco, de l’huile de coco, du sucre de coco et, bien évidemment, notre punch et notre glace au coco.
Après notre atelier du matin, nous avons déjeuné sur place (il y a un petit snack tenu par la propriétaire. On peut aussi venir avec son pique-nique car des tables et des bancs, ombragés, ont été prévus pour s’installer et manger tout en profitant de la magnifique vue). Puis nous avons flâné dans le verger, la ferme pédagogique, le jardin des aromates et le sentier botanique, une bonne partie de l’après-midi. La vue sur l’océan est superbe et le domaine est agréable. On y passe facilement une journée sans même s’en rendre compte.
Nous avons fini la journée par un petit tour à la boutique où nous sommes repartis avec les produits du domaine : huile, sucre, mélasse, farine et chapeau… de coco, bien sur!
* L’huile de coco fabriquée à la maison du coco est une huile vierge qui a de nombreuses propriétés :
Expressions créoles autour du coco :
* Mon p’tit coco : petit nom gâté que l’on donne à un enfant.
* Etre un coco dur : ne rien avoir dans la tête, qui sonne creux comme le coco.

Lola, ne se nourrit que de coco. Elle se promène dans le domaine et vous la croiserez à coup sûr. Ici, c’est un peu la mascotte !
Et pour finir, les recettes de notre atelier autour du coco.
Glace au coco
Cette glace au coco a été réalisée à l’occasion de l’atelier de transformation. La recette est celle du propriétaire des lieux.
Il faut prévoir, au niveau des quantités, deux doses de lait de coco pour une dose d’eau. Lors de l’atelier, la boite de lait concentré sucré a servi de doseur pour le lait de coco.
La sorbetière était une sorbetière traditionnelle dans laquelle il fallait mettre des glaçons et du sel. Au bout de quarante minutes, la glace était prête.
Ingrédients
– 2 doses de lait de coco
– 1 dose de lait concentré sucré
Préparation
Verser dans un saladier, la boîte de lait concentré sucré.
Rajouter 2 doses de lait de coco, en utilisant la boite de lait concentré sucré comme verre doseur, et bien mélanger.
Verser dans une sorbetière et suivre les instructions de celle-ci.
Punch coco
Ce punch coco a été réalisé à l’occasion de l’atelier de transformation. La recette est celle du propriétaire des lieux.
Ingrédients
– lait de coco
– glaçons
– rhum blanc
– sucre de canne
Préparation
Dans un shaker, verser du lait de coco, un peu de rhum, un peu de sucre et des glaçons.
Refermer le shaker, bien le secouer et servir.
BONNE DEGUSTATION !!!… Avec modération, bien entendu !!!
Pour d’autres infos sur la maison du coco, rendez-vous sur leur site.
Pour avoir la banane !
Après une petite promenade, la semaine dernière à Bananaland, je vous propose aujourd’hui de découvrir la banane.
Ah, la banane… En voila un fruit bien pratique ! A croire qu’il a été conçu pour être transporté avec soi. N’est-il pas idéal lors des randonnées ? Déjà « emballé » et très facile à éplucher (pas besoin de couteau ou d’économe), il redonne de l’énergie au randonneur fatigué et apaise les petits creux de l’après-midi.
Le bananier et compagnie… que de monde !
Les bananiers appartiennent à l’ordre des zingiberales, dont font aussi partie le gingembre, la cardamome et le curcuma.
Des plantes ornementales tropicales font aussi partie de cet ordre : les héliconias, les strélitzias, les alpinias, les ravenales ou encore les roses de porcelaine.
Les bananiers appartiennent à la famille des musaceae.
Les bananiers vivent dans les pays tropicaux, et apprécient les climats chauds et humides.
Le bananier est-ce un arbre ?
Un tronc, des feuilles, des fruits… Le bananier a, à première vue, tout d’un arbre. Oui, mais, voilà… le bananier n’est pas un arbre mais une herbe géante.
Cela ne saute pas aux yeux, et pourtant, c’est ainsi !
Anatomie du bananier
- Le bulbe
La partie semi-souterraine du bananier, le bulbe, est l’organe principal de la plante. Le bulbe produit les racines, les rejets, génère les feuilles et la fleur qui donnera les bananes.
- Les feuilles
Lorsque les feuilles vieillissent, les limbes (placés de chaque côté de la nervure centrale) se déchirent.

Jeunes et vieilles feuilles

Jeune feuille de bananier. Les limbes ne sont pas déchirés.
- Le pseudo-tronc
Les parties basses des feuilles s’enroulent les unes autour des autres et forment le pseudo-tronc. Celui-ci, bien que ressemblant au tronc des arbres, ne contient pas de bois.
Le bananier est composé essentiellement d’eau. Lorsqu’on le coupe, il faut faire attention a la sève qui s’écoule. Celle-ci tache définitivement les vêtements.

Coupe du pseudo-tronc

Jeune feuille enroulée

Gaines foliaires
- L’inflorescence
Le bananier atteint sa taille adulte au bout de six à sept mois. C’est à ce moment qu’apparait l’inflorescence. Le bananier a alors produit vingt-cinq à trente feuilles. Certaines variétés de bananiers peuvent atteindre 15 mètres de haut.

inflorescence et jeunes bananes
- La tige florale
Sous le poids du bourgeon, la tige florale (ou hampe) se recourbe vers le bas. Les fleurs femelles deviendront des bananes, prêtes à être récoltées, au bout de deux mois. Les régimes peuvent se composer de 50 à 200 bananes. Dans le bourgeon terminal (appelé « baba figue » à la Réunion) se trouvent les fleurs mâles.

Régime prêt à être récolté

Hampe florale, bananes et bourgeon terminal

Bourgeon terminal (baba figue)
- Le fruit
Les bananes sont cueillies vertes et le bananier est alors coupé afin de favoriser la pousse du rejet. En effet, après avoir fructifiée, la partie aérienne meurt. Chaque tige ne produit qu’un seul régime. Pour avoir dans son jardin un bananier, il faut détacher un rejet de la plante mère. Rien ne sert de faire germer les minuscules graines que l’on peut parfois voir dans les bananes !

Rejet
Il existe plus de 1000 variétés de bananiers et toutes les bananes ne sont pas jaunes et courbes. Certaines sont rouges, carrées, petites, vertes, droites, argentées, tigrées, énormes, avec des graines, sans graines, courtes…
Tout est bon dans le bananier
A la Réunion, le bourgeon de bananier est mangée en carry : le carry baba figue (attention, il faut savoir le préparer, car l’ensemble de la fleur ne se consomme pas).
Toujours à la Réunion, traditionnellement, la communauté tamoule, utilise les jeunes feuilles de bananier en guise d’assiettes pour servir le cabri massalé.
En Asie tropicale et dans les îles du Pacifique, les jeunes feuilles servent aussi de couverture pour les habitations, de parapluie, à emballer la nourriture pour la cuisson, le transport ou la conservation.
En Afrique, les bananes sont mises à fermenter afin d’être transformées en bière de banane.
Aux Philippines, une variété de bananier est cultivée pour ses fibres, avec lesquelles sont fabriquées des cordes (le chanvre de Manille). En Egypte, ces fibres sont utilisées pour fabriquer du papier imitant l’aspect du papyrus.
Petite histoire de la banane et du bananier
Si aujourd’hui les bananiers sont cultivés dans toutes les régions tropicales du globe, ils auraient pour origine une zone allant de l’Inde aux îles mélanésiennes du Pacifique, l’Indonésie et la nouvelle Guinée. Ces bananiers sauvages produisaient de petits fruits qui n’étaient pas comestibles car remplis de graines. Après une longue évolution, les graines seront remplacées par de la pulpe.
Les marins Indonésiens auraient introduits le bananier à Madagascar vers 500 après J-C, avant d’atteindre la côte d’Afrique de l’Est, via le canal du Mozambique. Cultivé par les populations locales, le bananier s’étend jusqu’à la côte Ouest du continent africain. Lorsqu’au XVème siècle, les navigateurs portugais le découvrent dans le Golfe de Guinée, ils l’emmènent dans les îles Canaries. Au début du XVIème siècle, les conquistadors Espagnols introduisent des plants à Saint-Domingue. Le bananier a traversé l’Atlantique !
La banane dans le monde, en quelques chiffres
Chaque année, ce sont 50 millions tonnes de bananes dessert qui sont produites dans le monde et autant de bananes à cuire.
Chaque année ce sont 20 millions de tonnes de bananes dessert qui sont acheminées par bateau, des zones de production vers les principales zones de consommation : Europe, Etats-Unis, Japon.
L’Amérique latine produit 80% des exportations mondiales de bananes.
Un habitant de l’Afrique de l’Est consomme 250 kg de banane Plantain par an, alors que sur la même période, un français mangera 10 kg de banane dessert.
Quatrième culture vivrière après le riz, le blé et le maïs, la banane est une ressource alimentaire vitale pour plus de 400 millions d’habitants des pays tropicaux.
Produite sans interruption toute l’année et à haute valeur nutritionnelle, la banane est un aliment vital dans de nombreuses pays défavorisés.
Culture de la banane
Le chemin est long du bananier à notre corbeille de fruits. Les bananes sont récoltées encore vertes, deux mois après l’apparition du bourgeon floral, lorsque ses arêtes s’arrondissent. Et cette récolte se fait encore de nos jours, à la main. Le régime tout entier est séparé du bananier et le pseudo-tronc est coupé.
Pour avoir un murissage optimal des fruits, et donc plus de goût, les régimes, une fois coupés, sont placés dans un endroit couvert et à température ambiante (la penderie). Ainsi protégées des oiseaux et des insectes, les bananes vont murir tout en s’enrichissant en sucre, en vitamines et en potassium.
Chaque main sera prélevée, lavée et découpée en groupe de trois à neuf bananes.
Régime banane
Il existe trois grands types de bananes alimentaires : les bananes dessert (au goût doux et sucré), les bananes à cuire (comme les bananes Plantain, qui doivent être cuites pour être consommées) et les bananes à bière. Contrairement à ce que l’on entend souvent, la banane crue ne fait pas grossir. Riche en vitamines A, B, C, en potassium, en phosphore, en magnésium et en calcium, la banane est nutritive, énergétique et facile à digérer. Une banane mûre et crue se compose de près de 75% d’eau, de 23% de sucre et de moins 1% de lipide.
La banane peut être consommée sans problème par les personnes souffrant de surpoids, d’insuffisance rénale, d’arthrite, de goutte, de maladie coronarienne, de tension artérielle, d’ulcère ou encore de gastro. Transformée en compote, elle est idéale pour les bébés de plus de trois mois car riche en vitamines, en minéraux et très digeste.
La banane à la Réunion
Les Réunionnais raffolent des « bananes figues » appelées aussi « bananes mignonnes ». Petites et sucrées, ces bananes sont très goûteuses et parfumées. On les mange crues, en guise d’en-cas, ou cuites : bananes flambées, gâteau banane, beignets bananes, confiture de bananes…
Cette variété de banane n’est pas la seule produite dans l’île. On trouve aussi des bananes Plantain, des bananes carrées (pour faire des chips de bananes vertes), des bananes roses, des bananes blanches ou encore des bananes Valérie.
Les bananes se vendent en « main » sur les étals des marchés forains. Une main est composée de cinq ou six bananes, parfois plus, selon la variété. On en trouve toute l’année.
Les ennemis du bananier
A la Réunion, les bananiers ne sont pas épargnés :
– Les forts vents des cyclones brisent les tiges.
– La femelle du charançon noir pond ses oeufs dans le bulbe. En y creusant leurs galeries, les larves entraînent le dépérissement de la plante.
– Les nématodes (des vers microscopiques) s’attaquent aux racines entraînant la réduction du régime.
– Les thrips (de petits insectes) piquent les fruits, rendant impossible leur commercialisation.
Quelques expressions françaises autour de la banane :
* Avoir la banane : être de bonne humeur, joyeux, être en forme (La même expression existe avec d’autres fruits : avoir la pêche ou avoir la patate).
* Glisser une peau de banane : utiliser des procédés déloyaux pour faire échouer quelqu’un.
* Se faire bananer : se faire escroquer .
* Quelle banane ! : quel idiot !
* Etre coiffé en banane : être coiffé comme un vieux rockeur.
Et comme d’habitude, je vous propose quelques recettes avec le produit star de cet article. Vous pouvez en trouver d’autres dans l’article sur Bananaland, sans oublier la recette du gâteau banane.
Tarte gourmande à la banane
L’alliance de la banane, du coco, de la vanille et du rhum… Une recette, au goût des îles, qui ravira les petits et les grands gourmands.
Ingrédients
Pour la pâte brisée :
– 200 gr de farine
– 1 cuillère à soupe de sucre roux
– 100 gr de beurre ramolli
– 20 à 25 ml d’eau
– 1 pincée de sel
Pour la garniture :
– 6 bananes moyennes
– 25 cl de lait
– 200 gr de sucre roux
– 2 oeufs
– 50 gr de noix de coco râpée
– 20 ml de rhum vieux
– 2 gousses de vanille Bourbon
Déroulement
Préparation de la pâte brisée :
* Mélanger la farine, le beurre ramolli coupé en petits morceaux, le sucre et le sel.
* Rajouter progressivement l’eau, tout en mélangeant, afin d’obtenir une boule.
* Laisser reposer 1 heure.
* Préchauffer le four à 180°c.
* Etaler la pâte sur un papier sulfurisé et déposer dans le moule.
* Bien remonter les bords en les pinçant et piquer le fond avec une fourchette.
* Déposer un morceau de papier sulfurisé sur la pâte et recouvrir de haricots secs.
* Faire cuire 15 minutes.
* Enlever les haricots et le papier sulfurisé.
* Laisser refroidir pendant la préparation de la garniture.
Préparation de la garniture :
* Préchauffer le four à 200°c.
* Fendre et racler les gousses de vanille pour récupérer la pulpe. Réserver.
* Dans un saladier, faire blanchir les oeufs et le sucre ( le mélange doit devenir mousseux).
* Rajouter le lait, la pulpe de vanille, la noix de coco râpée et le rhum. Bien mélanger.
* Verser la préparation sur la pâte, dans le moule.
* Couper les bananes en rondelles régulières ( 4 à 5 mm d’épaisseur) et les répartir dans le moule. Les premières rondelles doivent s’enfoncer dans la préparation sous le poids des rondelles rajoutées. Pour la dernière couche, les rondelles étant apparentes, bien les juxtaposer pour une jolie présentation.
* Saupoudrer d’un peu de sucre.
* Faire cuire pendant 30 minutes.
* Laisser refroidir la tarte, à température ambiante, puis la mettre au frigo pendant une petite heure, elle n’en sera que meilleure.
* A servir avec un coulis de goyavier, dont l’acidité se mariera à merveille avec le goût sucré de la tarte.
chips de bananes vertes
La banane peut-être consommée verte à condition d’être cuite dans de l’huile ou dans de l’eau. En Inde, les chips de bananes vertes sont très appréciées. Je vous propose la recette de mon mari.
Attention ! Quand on commence à en manger, il est difficile de s’arrêter !
Ingrédients
– 6 grosses bananes « carrées » vertes
– Huile pour friture
– Sel
Préparation
* Eplucher les bananes vertes à l’aide d’un économe.
* Les faire tremper dans de l’eau quelques minutes, pour enlever l’amidon.
* Avec une mandoline, couper les bananes en rondelles. Les remettre dans l’eau.
* Faire chauffer le bain d’huile dans une grande casserole.
* Etaler sur un torchon propre et sec, bien à plat et sans qu’elles se chevauchent, une partie des rondelles de bananes (1 à 2 poignées). A l’aide d’un autre torchon propre, bien les essuyer.
* Quand l’huile est chaude, plonger les rondelles bien sèches et remuer avec un écumoir pour éviter qu’elles ne se collent entre elles.
* Laisser cuire plus ou moins dix minutes, en fonction de la quantité de rondelles mises dans l’huile.
* Lorsque l’ébullition s’est atténuée, égoutter les chips, les poser sur du papier absorbant et laisser refroidir.
* Continuer avec le reste de rondelles.
* Saler les chips.
Conseils :
* On sait que les chips sont cuites lorsque les rondelles ont pris une légère couleur dorée, que le bruit qu’elles font, lorsqu’on les fait bouger avec l’écumoir, a changé et que la quantité de bulles dans l’huile a fortement diminué.
* Il est aussi possible de varier les goûts des chips en les saupoudrant de poivre, de piment en poudre, de paprika…
BON APPETIT !!
Promenade à Bananaland
Situé à Sainte-Rose, Bananaland, le Domaine d’Aldachris, est un jardin de 6 hectares entièrement dédié aux bananiers. Ici, une quarantaine d’espèces différentes se côtoient.
On peut visiter librement la bananeraie, tout en prenant connaissance des panneaux répartis tout au long du circuit. Histoire de la banane, culture de ce fruit, bienfaits nutritionnels, différentes variétés, utilisations… vous saurez tout sur la banane !
A la fin de la promenade – d’une petite heure – une dégustation de différentes bananes est proposée et des produits issus de l’exploitation (bananes, coco, confitures, miel, achard…) sont proposés à la vente.
Sur réservation, il est possible de bénéficier des explications et des anecdotes d’un guide, de travaux pratiques (confection de produits) et de déguster un repas à base de bananes.
Ici, pas de culture intensive de la banane, d’engrais ou de pesticides chimiques mais une culture qui respecte le rythme naturel de la plante, l’environnement (lutte biologique contre les nuisibles) et le goût des fruits.
Et comme d’habitude, je vous propose quelques recettes avec le produit star de cet article. Vous pourrez en trouver d’autres dans l’article consacré à la banane. Et sans oublier la recette du gâteau banane.
Tarte 100% banane
Ingrédients
Pour la pâte brisée :
– 200 gr de farine
– 1 cuillère à soupe de sucre roux
– 100 gr de beurre ramolli
– 20 à 25 ml d’eau
– 1 pincée de sel
Pour la garniture :
– 8 bananes moyennes
– 2 cuillères à soupe de sucre roux
– 2 cuillères à soupe de rhum vieux
– 1 gousse de vanille Bourbon
– 50 gr de noix de coco râpée
– eau
Déroulement
Préparation de la pâte brisée :
* Mélanger la farine, le beurre ramolli coupé en petits morceaux, le sucre et le sel.
* Rajouter progressivement l’eau tout en mélangeant, afin d’obtenir une boule.
* Laisser reposer 1 heure.
* Préparer une petite compote de bananes avec 4 bananes épluchées et coupées en gros morceaux, le sucre, l’eau et la pulpe de la gousse de vanille (couper la gousse et la racler pour en récupérer la pulpe).
* Faire cuire à feu doux 10 minutes en écrasant les bananes à la fourchette (ou au presse-purée) et en mélangeant.
* Rajouter un peu d’eau si nécessaire pour éviter que la compote ne soit sèche et accroche au fond de la casserole. Mélanger régulièrement
* Enlever du feu, ajouter la noix de coco râpée et bien mélanger.
* Laisser refroidir la compotée, puis verser le rhum en mélangeant soigneusement.
* Préchauffer le four à 200°c.
* Etaler la pâte sur un papier sulfurisé et la déposer dans le moule.
* Bien remonter les bords et piquer le fond avec une fourchette.
* Verser et étaler la compote sur le fond de tarte.
* Eplucher et couper en rondelles de 4 à 5 mm, les 4 bananes restantes.
* Disposer les rondelles sur la compote, en les faisant se chevaucher légèrement, comme pour une tarte aux pommes.
* Saupoudrer d’un peu de sucre roux.
* Mettre au four pendant 30 minutes.
* Laisser refroidir la tarte, à température ambiante, puis la mettre au frigo pendant une petite heure, elle n’en sera que meilleure.
Bananes flambées
Ingrédients
– 4 bananes
– 1 orange ou mandarine
– 1 citron
– 25 gr de beurre
– 60 gr de sucre roux
– 60 ml de rhum ambré ou vieux
Déroulement
* Presser l’orange et le citron. Réserver le jus.
* Eplucher les bananes et les couper en deux dans le sens de la longueur.
* Dans une grande poêle, faire fondre à feu vif, le beurre.
* Rajouter le sucre et mélanger jusqu’à obtenir un caramel doré.
* Mettre les bananes et verser le jus des agrumes.
* Arroser constamment les bananes avec le caramel aux agrumes.
* Lorsque les bananes sont cuites (elles deviennent molles et fondantes), verser le rhum et le flamber.
* Servir dès qu’il n’y a plus de flammes.
BON APPETIT !!