Qui est qui ?

le monde est réunionnais

Le monde est réunionnais
affiche (à l’occasion 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage).

Mélange de cultures et réunion de peuples venant des quatre coins du monde, la Réunion est une île qui porte décidément bien son nom. Chaque communauté est nommée selon ses origines géographiques ou sa religion. Toutefois le métissage rend, aujourd’hui, de moins en moins facile l’utilisation de ces termes, dont voici un petit lexique :

Comor : Mahorais et Comoriens.

Kaf : Réunionnais qui a des origines africaines. Ce serait, à l’origine, le nom donné aux esclaves amenés sur l’île pour la culture du café.

Kréol : Créole. Ce sont ceux qui ne sont ni « Zoreil », ni « Malbar », ni « Sinois », ni « Zarab »

Malbar : Réunionnais qui a des origines indiennes et qui peut être de confession hindoue. Bien qu’ils soient appelés « Malbars » (en référence à la côte de Malabar à l’ouest de l’Inde), ils sont pour la plupart, originaires de la côte de Coromandel (à l’est de l’Inde) et notamment de l’état du Tamil Nadu.

Malgass’ : Malgache.

Sinoi : Chinois. Les « Sinois » sont pour la plupart originaires de la ville de Canton.

Yab : Créole blanc des hauts de l’île. On les appelle aussi les « p’tits blancs ». Ce sont les descendants des premiers colons arrivés à la Réunion au XVIIème siècle et qui se retrouvèrent ruinés suite à l’abolition de l’esclavage. Ils allèrent chercher de nouvelles terres cultivables dans les hauts de l’île.

Zarab : Indien de confession musulmane. Bien qu’ils soient appelés  « Zarabs », ils ne sont pas d’origine arabe, mais viennent majoritairement du Gujarat (Inde).

Zoreil : Métropolitain installé à la Réunion. L’origine du nom reste mystérieuse. Il existe en effet plusieurs hypothèses. En voici trois : Ce nom serait donné aux  métropolitains fraîchement arrivés dans l’île car ceux-ci tendraient l’oreille pour tenter de comprendre le créole réunionnais. Une autre hypothèse veut que ce nom trouve son origine au temps de l’esclavage : Les maîtres blancs auraient eu pour habitude de couper les oreilles des esclaves fuyards. Une petite dernière amusante :  ce nom serait donné aux métropolitains car ceux-ci auraient les oreilles qui rougissent au soleil !

Zoréol : Enfant né à la Réunion d’au moins un parent Zoreil. Le mot « Zoréol » est le mélange des mots « Zoreil » et « Kréol »

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3 réflexions sur “Qui est qui ?

  1. Mais alors mais alors!?! Qui suis-je ? Né en métropole d’un père zoreil et d’une mère réunionnaise (plutôt yab), je pensais être un zoréol mais là je vois que non…. Quelle désillusion 😢😭😭😭

    • tu es tout de même reunionais ne t’inquiètes pas ma femme et moi on a deux enfants et pour nous ce sont des zoreol . j’aurai par contre aimé connaitre ancetre de ma femme il y a de l’asiatique dans sa famille, son grand pere été noir type indien. Le nom de famille de sa mere viens d’un ancien gars qui avait une esclave (on a trouvé cette source dans un livre sur l’esclavage a la reunion) par contre du coté du pere elle a un nom bien normand blainville

      • Bonjour,
        Merci pour votre réponse. J’ai fait quelques recherches généalogiques sur ces différents sites (et surtout Généanet qui est très facile d’utilisation).
        https://www.geneanet.org/
        http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/anom/fr/
        http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/faire-une-recherche
        https://www.cg974.fr/culture/index.php/Archives/pr%C3%A9sentation-archives/documents-en-ligne.html
        https://www.filae.com/
        Personnellement j’ai pu remonter à mon premier ancêtre arrivé là-bas, en mai 1676, après avoir fuit le Fort-Dauphin à Madagascar suite à une rébellion des esclaves malgaches, alors qu’il n’y avait environ que 150 habitants sur l’île Bourbon. C’était un homme né à Tours mais de parents Auvergnats.
        J’ai découvert que dès la première union, le métissage fut de mise, car c’est avec une indienne de Daman dans le Gujarat en Inde et partie de Goa un peu plus au sud, arrivée en novembre 1678 à bord du Rossignol à La Réunion et faisant partie des 15 « grands-mères » des réunionnais avec qui il s’est marié. La suite est ensuite écrite en suivant les descendants (nombreux!). Pour résumer, ils étaient alcooliques, profondément colonialistes, possédaient beaucoup d’esclaves pour des plantations de café. Lorsque que le marché du café s’est effondré (dès le début du 18ème siècle), ils ont peu à peu dilapider leurs biens et argent pour finir par se réfugier un peu dans les terres en revenir plus tard en bord de mer pour des métiers manuels (pêcheurs notamment, comme l’était mon grand-père maternel) en restant globalement entre la zone de Saint-André et Saint-Benoit.
        Vous allez sûrement trouver des infos du côté de votre femme avec son patronyme.
        Bonnes recherches.

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