Bassin Vital

Je vous propose une randonnée, à faire en famille, dans l’ouest de l’île.
Nous optons pour une marche que nous avions déjà faite il y a… pfff… plus de quinze ans ! Une découverte pour notre fille et Melba et une redécouverte pour mon mari et moi. Nous avions juste oublié à quel point le début de la montée est raide. Comme quoi, la mémoire est très sélective. Donc, direction Bassin Vital et sa cascade haute de 150 mètres. Sauf que, durant la saison fraîche… point de cascade ! Dommage ! Il faudra que l’on revienne durant la saison des pluies. Mais ce site déjà très fréquenté en ce moment risque d’être envahi en été !

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Pour se rendre au point de départ de la randonnée :

Direction l’ouest de l’île. En venant de Saint-Denis, prendre la sortie Savannah. Se diriger vers « Bois de Nèfles ». Après la zone commerciale et la station service tournez à droite vers le « Tour des Roches ». Après 1,7 km, se garer sur un parking en terre, à gauche.

Dénivelé :  180 mètres
Distance : 2 Kilomètres
Difficulté : facile
Durée : 1 h 15 à 1 h 30 aller-retour

Conseils :
*
Prévoir un chapeau, de la crème solaire et de l’eau. La montée est exposée à l’ouest et on souffre vite de la chaleur, surtout en été.
* En dehors de la saison des pluies, la cascade se résume à un mince filet d’eau.

Oratoire de Saint-Expédit lors de la montée par les « escaliers de géants »

La marche débute le long d’une ravine, sur une centaine de mètres. L’ombre des grands arbres rend le sentier agréable. Impossible de se perdre, car durant toute la randonnée, il suffit de suivre les marques jaunes et blanches.

Puis, commence la montée, raide. Pour cette ascension de près de 100 mètres de dénivelé, nous empruntons des « escaliers de géants ».

Quelques beaux points de vue sur l’Etang Saint-Paul, s’offrent à nous entre les feuillages. Il fait chaud et l’on transpire vite, alors que nous sommes à la saison fraiche !

La marche devient plus tranquille, sur une pente douce et sous un couvert végétal clairsemé qui permet une halte « eau » bienvenue.

Après une trentaine de mètres de marche, le sentier se met à descendre. A travers une végétation devenue épaisse et luxuriante, on aperçoit le bassin. On continue à descendre et jouons bientôt les équilibristes sur d’énormes galets. Comme nous nous y attendions, il n’y a pas de cascade mais le bassin d’un vert intense et à l’eau quasiment immobile, reflète le paysage qui l’entoure.

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Le retour se fait par le même itinéraire, ou pas, car il est possible, en rejoignant l’autre rive au niveau du bassin, de faire une boucle pour revenir vers le parking. Ce sentier commence par une montée et redescend vers la ravine. Si vous optez pour la boucle, suivez toujours le balisage jaune et blanc. De notre côté, nous avons préféré revenir sur nos pas. La descente, avec la vue de l’Etang Saint-Paul face à soi, est sublime.

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La pointe de la table

Je vous propose de descendre dans le sud sauvage afin de découvrir une randonnée qui s’effectue sur les coulées de lave et au bord de la mer. Le contraste entre le bleu de l’océan et le noir de la roche volcanique est magnifique !

carte pointe de la table

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Pour se rendre au point de départ de la randonnée :

Direction le Sud-Est de l’île. Depuis Saint-Denis, il faut rejoindre le Grand Brûlé, au sud de la ville de Sainte-Rose. Avant d’arriver à Saint-Philippe, un peu après le lieu-dit « Ilet aux palmistes », tourner à gauche pour emprunter le « chemin du Puits Arabe ». Rouler jusqu’au parking.

dénivelé : 15 mètres
difficulté : facile
durée : 1 h 30 en boucle

carte

Conseil : la marche s’effectuant sur de la roche volcanique prévoir de bonnes chaussures de randonnée.

pointe de la table 15

Pour faire la randonnée, il suffit de suivre les marques rouges régulièrement peintes au sol. Le sentier débute le long de la mer sur une ancienne coulée. Des panneaux balisent ce parcours de découverte apportant aux randonneurs des informations sur l’historique des coulées, les types de lave, les cascades de lave ou encore les orgues basaltiques. Très intéressant ! Ou comment se cultiver tout en se musclant les mollets !

A la première coulée, nous remontons un chenal de lave solidifiée. Une fois en haut, nous redescendons vers la mer jusqu’à une cascade pétrifiée puis empruntons le sentier de gauche qui longe la falaise jusqu’à un escalier de pierre. Celui-ci mène à une vaste étendue de lave solidifiée. Les scories crissent sous les chaussures et la mer gronde avec furie. On se sent un peu comme les premiers hommes foulant une terre vierge et hostile.
Mais le spectacle en vaut la peine. La mer d’un bleu profond contraste avec le noir de la roche volcanique sur laquelle elle se jette avec furie, la sculptant un peu plus chaque jour au gré de ses vagues.
Au loin, deux pêcheurs à la gaulette attendent les poissons. C’est l’endroit idéal pour faire une petite halte afin de profiter du spectacle et s’emplir les narines d’air marin.
Attention de ne pas trop s’approcher du bord, une chute serait fatale. Surveillez vos enfants !

Pour revenir au point de départ, nous remontons l’escalier, reprenons le sentier jusqu’à la cascade de lave pétrifiée et pénétrons dans la forêt de filaos. Le sentier longe la côte et on ne se lasse pas d’admirer la mer et les contrastes de couleurs entre le vert des vacoas et le bleu de l’océan.

pointe de la table 21

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La forêt des tamarins au Tévelave

Nouvelle randonnée en famille dans les hauts de l’île. Il fait un peu frais mais pourquoi pas ? Ce sera l’occasion pour nous de découvrir un nouveau sentier.

carte Tévelave

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se rendre au point de départ de la randonnée :

A l’ouest de l’île, rouler jusqu’aux Avirons, puis prendre la direction du Tévelave.  Devant l’église, tourner à gauche et rouler sur la route forestière sur plus de 10 km jusqu’au camp du Tévelave.

dénivelé : 240 mètres
difficulté : facile
durée : 2 h 30 en boucle

carte copie

Le soleil est au rendez-vous et heureusement car il fait frais sous les arbres. La randonnée commence donc dans une forêt préservée. On remonte le chemin durant cinq minutes avant de bifurquer sur  la gauche pour emprunter le sentier des tamarins. Sentier qui porte bien son nom car nous marchons sous d’immenses tamarins âgés de plus de trente ans.

Nous rejoignons une piste forestière et accueillons avec plaisir cet endroit ensoleillé qui nous réchauffe un peu, après la traversée d’une forêt dense et fraîche. La piste est un peu longue et nous la remontons, guidés par les panneaux, jusqu’à une jeune tamarinaie avant de traverser l’impressionnante ravine des Avirons (c’est la vue qui est impressionnante, et magnifique, pas la traversée de la ravine 😉   ).

Nous traversons une seconde ravine, avant de croiser des arbres calcinés aux formes fantomatiques (surtout qu’un léger brouillard se lève, rendant le paysage encore plus irréel.) Nous rejoignons la route et redescendons jusqu’à la voiture garée plus bas à une demi-heure de marche.

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Randonnée au Pic Adam

Armés de nos chaussures de randonnées et de nos bâtons de marche… Sacs à dos remplis de bouteilles d’eau, de quelques fruits et de barres chocolatés… Nous voilà prêts pour affronter une randonnée que nous n’avions pas faite depuis très… très… très longtemps. Par contre, comme nous avons décidé, sur un coup de tête, de la faire, nous avons quitté un peu trop tardivement l’appartement. Nous sommes donc arrivés au point de vue en fin de matinée et les nuages bas nous avaient devancés. Du coup, le point de vue s’est limité à un grand et dense tapis gris.

carte Saint-Denis

Se rendre au point de départ de la randonnée :

A Saint-Denis, emprunter le Boulevard Sud et se diriger vers Sainte-Clotilde. Prendre la direction de la clinique Sainte-Clotilde puis suivre la direction « Bois de Nèfles ». Suivre les panneaux « Pic Adam », jusqu’à la fin d’une route sinueuse. Laisser la voiture sur le parking, au niveau de la citerne.

Pic Adam 1

Point de vue du Pic Adam

Dénivelé positif : 300 mètres
Durée (aller et retour) : 1 h 45
Distance (aller et retour) : 3,2 kilomètres
Difficulté : facile

Pic Adam 4

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Le départ se fait à Bois de Nèfles, à partir du parking. Nous empruntons la route bétonnée jusqu’au panneau où sont présentées une carte du site et les trois randonnées. N’étant pas des traileurs, nous laissons sur notre droite le sentier vers la Roche Ecrite et continuons sur la route bétonnée jusqu’à un champ d’ananas. Après avoir monté les escaliers et traversé l’aire de pique-nique aménagée, nous nous enfonçons dans le sous-bois.

L’ascension jusqu’au point de vue se fait facilement et il n’y a aucune difficulté particulière (surtout avec des bâtons de marche, qui sont une aide non négligeable lors de pentes plus fortes). Après une marche d’à peu près une heure, nous arrivons au Pic Adam, qui porte le nom du premier botaniste ayant étudié sur ce site.

Pic Adam 1 bis

Lorsque le ciel n’est pas bouché par des nuages bas (comme c’était malheureusement le cas pour nous), un panorama à 180° de l’ensemble de la côte nord, s’offre au randonneur, du Cap Bernard à Sainte-Suzanne.
Depuis le point de vue qui surplombe la ville de Saint-Denis, on peut voir la Ravine Patate à Durant et la Ravine du Chaudron. Au loin, on aurait dû apercevoir l’exutoire de la Ravine du Butor.

Pour rejoindre le point de départ, il est possible de revenir sur ses pas (ce qui a été notre choix) ou de continuer pour faire la boucle de Pic Adam (dénivelé positif : 500 mètres ; durée : 2 h 45 ; longueur de la boucle : 7,5 kilomètres ; difficulté : moyen )

Quant aux plus courageux, et surtout plus sportifs, ils pourront continuer jusqu’au gîte de la Roche Ecrite. A condition que 19 km de randonnée (aller-retour) – soit six heures de marche – et un dénivelé de 1100 mètres ne les effraient pas.
Attention cette partie de la randonnée est difficile et est réservée aux randonneurs expérimentés.

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La forêt Sainte-Marguerite

Découverte d’une nouvelle randonnée pour nous. Ne la connaissant pas, nous avons profité des vacances pour la faire. Malheureusement, nous avions juste oublié un petit détail avant de partir : vérifier la météo. Du coup, en arrivant sur le site, le ciel est couvert et nous ne pouvons qu’espérer que la pluie ne s’invitera pas.

carte Saint-Benoit et foret

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De ces forêts humides de montagne, qui encerclaient jadis toute l’île à mi-pente, il ne reste aujourd’hui que quelques lambeaux de végétation originelle, principalement situés dans les hauts de l’est.
La forêt Sainte-Marguerite est composée d’une grande biodiversité végétale : des centaines d’espèces végétales, dont plus de la moitié sont endémiques et dont, parmi celles-ci, certaines sont protégées. On trouve dans cette forêt, des bois de couleurs de moyenne altitude. Ils doivent leur nom à la variation de couleurs de leurs écorces, feuilles ou mousses : les mahots, les Bois de négresse, les Bois de source. Sur ces sols presque marécageux poussent aussi, entre autres, des Fanjans femelles, des Panganus ou des Palmistes rouges.
La forêt Sainte-Marguerite, qui s’étend sur 159 hectares, est un Espace Naturel Sensible (E.N.S) où protection et sensibilisation sont les maîtres-mots. Ce site abrite une pépinière de production de plantes indigènes, visant à  favoriser la recolonisation de l’île par les espèces originelles.

avertissements

Se rendre au point de départ de la randonnée : A Saint-Benoît, prendre la direction de la Plaine des Palmistes et rouler jusqu’au rond-point du Chemin de Ceinture. Tourner à gauche et rouler sur plus de deux kilomètres jusqu’à un panneau indiquant la direction de la forêt. Tourner à droite et suivre la route. Après avoir roulé dans des champs de cannes, un autre panneau indique l’entrée du site (ouvert de 9 heures à 17 heures).

La côte depuis le forêt Sainte-Marguerite

Dénivelé positif : 250 mètres
Durée de la marche (aller et retour) : 3 heures
Distance (aller et retour) : 6 kilomètres

plan du site

Après avoir suivi les flèches jaunes, qui nous font traverser la zone d’accueil et la zone de restauration, nous entrons enfin dans la forêt. Il y fait tout de suite sombre et frais du fait de la végétation dense et de l’humidité qui en résulte. Le sentier monte doucement. A certains endroits des marches de branches de goyaviers ont été installées pour aider le randonneur dans son ascension.

La nature est luxuriante, et par moment on se croirait dans la forêt amazonienne avec ces arbres couverts de mousse. Des z’oiseaux la vierge viennent à notre rencontre, nous faisant admirer leurs magnifiques plumes bleues et rousses et nous enchantant de leur chant mélodieux.

Le sol est humide et glissant et il est conseillé d’avoir de bonnes chaussures de randonnée, voire un bâton de marche. Le sentier devient vraiment boueux à un endroit non couvert par les arbres et mieux vaut éviter de rater les cailloux et les rondins car le pied s’enfonce profondément (les baskets de ma fille en ont fait la douloureuse expérience !).

Une fois arrivés au bout du sentier, nous faisons une petite pause collation avant d’effectuer le retour par le même chemin. La descente est un peu périlleuse à certains endroits, à cause du sol rendu glissant par la boue. Et comme si cela ne suffisait pas, une petite pluie fine s’invite, nous obligeant à sortir les anoraks. Pour éviter toute chute – toujours douloureuse pour les fessiers – nous adoptons la technique dite de « la marche du crabe » dans les descentes un peu raides !

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Le sentier des pêcheurs

Je vous propose aujourd’hui, une petite marche « tranquillou » sur la côte Est ou côte sauvage. Le sentier des pêcheurs, ou sentier du littoral, permet de découvrir toute la beauté de cette côte, du port de Sainte-Rose (La Marine) jusqu’à l’Anse des Cascades, en passant par la Ravine Glissante et par la coulée de lave de 1977.

Le sentier se divise en trois parties. Il est possible d’enchaîner les trois étapes en une seule fois ou de fractionner la randonnée en choisissant l’une des trois parties.

Nous avons choisi la première partie, qui va de la Marine jusqu’à la Ravine Glissante (lieu-dit La Cayenne). C’est la partie la plus facile du sentier du littoral : aucune montée abrupte, aucune descente vertigineuse, c’est une petite rando sympa et (pour une fois) qu’avec du plat !

Depuis Saint-Denis, il faut se rendre jusqu’à la ville de Sainte-Rose (58 km).

carte Sainte-Rose

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Au niveau de l’église, prendre le rond-point, descendre vers la Marine et laisser la voiture sur le parking de la Marine. Le sentier débute au niveau du panneau qui présente la totalité du sentier littoral.

départ

Dénivelé positif : 10 mètres.
Durée de la marche (aller et retour) : 1 heure (nous avons mis une heure de plus en réalité, car les paysages sont superbes et nous nous sommes souvent arrêtés pour admirer la vue et faire des photos 😉 )

plan

Les paysages sont sublimes avec des contrastes très beaux entre le bleu de l’océan et du ciel et le vert d’une végétation luxuriante. Attention toutefois de ne pas se pencher pour admirer les vagues se fracassants sur les falaises, les souffleurs naturels ou les bassins créés par l’érosion.
Durant tout le trajet, le sentier longe la côte et traverse même une « forêt » de Vacoas. On peut aussi apercevoir ou croiser des pêcheurs à la gaulette (longue perche de bambou utilisée comme canne à pêche).

Une aire de pique-nique aménagée de kiosques nous signale la fin de la première partie. Nous sommes arrivés à la Ravine Glissante, où nous pouvons nous rafraîchir en profitant de la beauté du panorama (si on veut être tranquille, mieux vaut éviter de venir le week-end).

aire de pique nique

Le retour se fait sur le même chemin qu’à l’aller. A l’arrivée, nous faisons une halte dans le snack (situé au niveau du parking, juste avant le panneau de départ de la marche) où nous nous prenons une barquette de rougail morue (un délice!).

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 Quelques expressions françaises autour de la pêche, des pêcheurs, des poissons, la mer et des gaules (= cannes à pêche) :

* noyer le poisson : créer la confusion, embrouiller les choses pour éluder une question.
* être muet comme une carpe : être silencieux, ne rien dire.
* être serrés comme des sardines : être entassés les uns contre les autres, sans pouvoir bouger .
* il y a anguille sous roche : il y a quelque chose de caché, quelque chose qui n’est pas clair.
* heureux comme un poisson dans l’eau : être à l’aise, être dans son élément.
* mordre à l’hameçon : se laisser piéger, abuser.
* ce n’est pas la mer à boire : ce n’est pas aussi difficile que cela en a l’air.
* plier les gaules : partir après avoir terminé un travail.

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Quelques expressions créoles autour de la mer et des poissons :

* kan la mer i bat’, laiss’ a li bat (quand la mer est forte, laisse-la) : on ne peut pas arrêter une tempête qui arrive. Laisser les gens médire, ça ne changera rien.

* gro poisson i bek’ su l’tard (le gros poisson mord en fin de journée) : une bonne affaire se fait parfois attendre. Ne perdons pas courage.

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