Procession Tamoule

Un bruit de tambour dans le lointain, me tire de ma lecture… C’est une procession tamoule qui traverse la ville, promenant dans les rues une divinité, qu’accompagnent des danseuses et des pénitents, au corps piqué d’aiguilles d’argent ou à la bouche transpercée par un trident : le « soulon ». Les tambours sacrés ouvrent la procession, suivis par les danseuses puis les croyants et les pénitents. Le char de la divinité, tiré par les croyants, ferme la procession.
Celle-ci perturbe un peu la circulation, mais les automobilistes, compréhensifs et curieux, attendent qu’elle soit passée, pour reprendre leur route.

 

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Dans la procession, un homme porte sur sa tête un cône de fleurs : le Karlon. Ce gros vase de cuivre surmonté d’un cône de feuillages et de colliers de fleurs peut peser de 15 à 20 kg. Les Karlons sont des coiffes qui représentent une divinité précise et à chaque divinité est associée une couleur de fleurs : fleurs rouges pour Karly, blanches pour Marliémen et jaunes pour Pandialee. Le karlon sera porté à tête d’homme tout le long de la procession. Le pénitent a le poids moral, la responsabilité de porter l’énergie de la divinité.
Au mois de mai, c’est la déesse Marliémen (ou Mariamen) qui est célébrée. Cette déesse protectrice, garante de la santé est symbolisée par la couleur blanche. Des offrandes strictement végétariennes lui sont faites.

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La fête des lumières

affiche dipavali

La nuit descend doucement sur le centre ville de Saint-André. Les curieux venus assister au défilé, se pressent le long de l’avenue. Dans les haut-parleurs, des chansons tamoules sont diffusées et des femmes offrent aux spectateurs des samoussas et bonbons piments afin de les faire patienter.
Enfin les tambours sacrés résonnent. Des brouettes contenant des braises incandescentes suivent de prêt les musiciens qui, régulièrement, viennent réchauffer les peaux de leur tambour afin de les retendre. Des danseuses aux tenues et aux maquillages colorés frappent des bâtons l’un contre l’autre et tournoient au rythme des tambours et des flûtes.
Décorés de colliers de fleurs et de guirlandes lumineuses, des tracteurs tirent des chars représentant des scènes de la légende. On y reconnaît la déesse Lakshmî, les dieux Vishnu et Ganesh ainsi que le démon Narakâsura.

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Il existe plusieurs légendes autour de cette fête. L’une d’elle, venant du sud de l’Inde, raconte la victoire du dieu Vishnu (un avatâr de Krishna) sur le cruel démon Narakâsura. Avant de mourir le démon comprit le mal qu’il avait fait et demanda pardon au dieu. Celui-ci lui accorda sa dernière volonté : que soit fêtée chaque année la victoire du bien sur le mal, le retour de la lumière et de la prospérité (symbolisée par la déesse Lakshmî).

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Le mot « Dipavali » signifie « rangées de lampes ». A l’occasion de cette fête hindoue, des lampes (« diyas ») sont allumées, chaque soir, dans les rues et les maisons et cela durant toute la durée des festivités. Ces lampes symbolisent la connaissance, la lumière intérieure qui permet de combattre l’ignorance et les ténèbres. Tirer des feux d’artifice et faire exploser des pétards permettent de chasser les mauvais esprits.
En français, on traduit  le mot « Dipavali » par « la fête des lumières ».