Des poulettes pour réduire les déchets

« Dann tan lontan » (autrefois), chaque « case » (maison) avait son poulailler. Les poules étaient nourries des épluchures et des restes alimentaires et, en contre-partie, elles offraient des oeufs frais et un engrais naturel prêt à l’emploi. Parfois, elles finissaient aussi dans la marmite, mais ça, c’est une autre histoire, qui ne nous intéresse pas ici…
Bref, revenons-en à nos poules réductrices de déchets organiques… L’urbanisation grandissante de la Réunion et la multiplication des immeubles, ont participé à la raréfaction de cette pratique. Seuls ceux qui possèdent un jardin peuvent encore aménager un enclos et un poulailler.
Encore faut-il savoir comment si prendre…
D’où l’intérêt de cette expérimentation du territoire de la côte ouest (TCO) qui durera cinq mois, de janvier à mai 2018.
Le 23 novembre 2017, le TCO a lancé un appel à candidature dans le cadre de l’opération « Des poules pour réduire ses déchets ». Le concept est simple, il suffit de nourrir les animaux avec les restes alimentaires dans le but de réduire les déchets organiques.
Voici quelques données transmises par le TCO dans son communiqué :
  • Un habitant du TCO a produit, en moyenne, 545 kg de déchets en 2016.
  • Environ 15% de ces déchets sont composés de déchets de cuisine (épluchures, restes de repas, de riz, de pâtes, de pains, etc.), ce qui représente environ 75 kg/habitant/an.
  • Une poule serait capable de manger plus de 100 kg de nourriture chaque année. Elle est omnivore et peut donc se nourrir d’une grande partie des déchets de cuisine.

 

Alors les poulettes, une solution efficace pour réduire ses déchets organiques et lutter contre le gaspillage alimentaire ? C’est ce qu’a voulu vérifié le TCO en lançant cet appel à candidature à destination des foyers de la côte ouest. Mais pas que les foyers : écoles, entreprises, restaurants, crèches… étaient les bienvenus !
Vingt foyers témoins ont été sélectionnés sur les 123 candidatures reçues en 1 mois. Parmi ces foyers , une école : l’école élémentaire publique Aliette Hortense de La Saline.

Pour être sélectionné encore fallait-il répondre à des critères très stricts :

  • Être implanté sur le territoire de la côte Ouest (La Possession, Le Port, Saint-Paul, Trois-Bassins ou Saint-Leu)
  • Disposer d’un jardin ou d’un espace extérieur non bétonné et sécurisé
  • Ne pas avoir de composteur ou d’animaux remplissant déjà la fonction de « réducteur » de déchets
  • Être disponible pendant la durée de l’opération du 7 janvier au 26 mai 2018, ou s’engager à assurer la continuité de l’action en cas d’absence

Le TCO a offert aux vingt foyers témoins deux poules, un poulailler fabriqué à partir de palettes recyclées (recyclage, toujours !), du matériel de pesée et un guide.

 

Durant toute la phase d’expérimentation, les foyers vont être accompagnés par le TCO et les membres de l’Association Eco Manifestation Réunion. Les participants bénéficieront ainsi de précieux conseils sur l’installation et l’entretien du poulailler ainsi que sur les soins à apporter aux poules.
En contrepartie, les foyers ont dû construire un enclos afin que les poules puissent gambader en toute sécurité, ils devront peser les déchets organiques donnés aux poules, faire des retours réguliers de l’expérience auprès du TCO et cela durant les cinq mois de l’expérimentation. A la fin, ces données permettront au TCO de dresser un bilan objectif.
Ah, j’oubliais… interdiction pour les foyers de vendre ou de manger leurs poules. Du moins pour la durée de l’expérience !

Pour certains de ces foyers, avoir des poules était déjà un souhait, mais ils n’avaient jamais franchi le pas. La crainte était souvent celle de ne pas y arriver, de ne pas savoir faire. Grâce à l’accompagnement dont ils bénéficieront pendant cinq mois, ces foyers y voient une chance de mener à bien leur projet.

Sources :
TCO

  

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Encore un record pour les gourmands !

Après les records du plus grand gâteau patate du monde en septembre 2016 et celui de la plus longue table de pique-nique le 2 avril 2017, la Réunion se distingue par un nouveau record très sucré, celui du plus long chemin de fer.

Alors, ici, à la Réunion, le chemin de fer, n’est pas une voie ferrée où circule un train, une locomotive ou même un TGV, mais c’est une pâtisserie. Le chemin de fer est un gâteau roulé, garni de crème de marron ou de crème à la vanille et recouvert de sucre teinté de rouge. Une gourmandise bien sucrée !

Cliquez sur l’image pour accéder à la recette

Le chemin de fer le plus long a été réalisé le dimanche 5 novembre 2017, par l’association « Goût et Terroir », dans le cadre du salon de l’art culinaire à Saint-Paul. Après mesure par un juge, le gâteau s’avère être d’une longueur totale de 197, 43 mètres. Pour y parvenir, 390 chemins de fer, garni de confiture de papaye, ont été alignés. Poids total de cette gourmandise : 998 kg ! Bonjour l’overdose de sucre !
La Réunion détrône le record du plus long chemin de fer, détenu par les japonnais, dont le gâteau mesurait 130 mètres de long. Une petite déception cependant : c’étaient les 200 mètres qui étaient visés par les Réunionnais !

source : Z’infos974 (photo : Auriana Annonay)

Le gâteau en quelques chiffres :
2 mois de  préparation pour la fabrication et la logistique
66 kilos de sucre
66 kilos de farine
2070 oeufs
130 pots de confiture de papaye
Une quinzaine de personnes à la fabrication des gâteaux
395 feuilles de chemin de fer à transporter des cuisines du lycée hôtelier au salon culinaire
15 minutes pour mesurer le gâteau

En attendant que ce nouveau record soit inscrit dans le Guinness Book (les démarches sont en cours), les visiteurs du salon ont pu déguster ce gâteau pour 1 euro symbolique, la part de 12 centimètres.

Avis aux gourmands !

Une pizza 100% Réunion

Cette semaine, je suis tombée sur cette recette de pizza très… particulière. Recette que j’ai eu envie de partager avec vous…
C’est la petite dernière des pizzas version locale – après « la créole », dont la garniture rappelle le carry poulet ou le rougail saucisse selon la recette proposée par le piazzaïolo, « la pizza saucisses / gros piments » ou « la pizza sarcives » – j’ai nommé : La pizza aux larves de guêpes.
Si vous avez déjà été tout en bas de la page les animaux de l’île, vous êtes certainement tombés sur la vidéo qui présente la recette des larves de guêpes grillées. Ce met est très apprécié à la Réunion. Traditionnellement, les larves de guêpes sont mangées avec du riz blanc.
Mais à l’heure où chaque restaurateur veut créer sa recette « signature », tout le monde rivalise d’ingéniosité pour des résultats plus ou moins réussis.
Ce sont les propriétaires du snack-restaurant-pizzeria « la coryphène » à Saint-Pierre qui se lancent, il y a peu, dans la conception de cette nouvelle recette. Amateurs de guêpes, ils proposent, après quelques essais, leur recette à leurs clients. Si les avis sont partagés, il semble toutefois que cette pizza (à 18 euros tout de même) fasse des adeptes. Petit inconvénient, il faut commander la fameuse pizza aux larves de guêpes 24 heures à l’avance.
A chacun de tenter l’expérience (ou pas).
En attendant, si vous ne pouvez pas aller sur Saint-Pierre goûter la pizza aux larves de guêpes ou si vous préférez les pizzas maison, voici une recette toute simple élaborée et proposée par un internaute, qui avait envie de manger cette fameuse pizza.

PIZZA AUX LARVES DE GUÊPES
recette de Damien Belim

(Photo : Damien Belim)

Ingrédients
– Une pâte à pizza – de préférence faite maison
– 200 grammes de larves de guêpes fraîches ou congelées (à faire décongeler une dizaine de minutes)
– Une petite brique de crème fraîche liquide
– Un sachet d’emmental râpé
– Des olives noires.

Préparation
– Préchauffer le four à 200 degrés.
– Faire frire légèrement les larves de guêpes dans une poêle, avec un peu de sel.
– Etaler la pâte à pizza.
– La garnir de crème fraîche et rajouter les larves de guêpes.

(Photo : Damien Belim)

– Parsemer d’emmental râpé et d’olives noires.

 

(Photo : Damien Belim)

– Enfourner pendant 15 à 20 minutes.
– Laisser refroidir avant de déguster.

(Photo : Damien Belim)

BON APPETIT !!!

A traduire !

En me promenant à Saint-Denis, je suis tombée sur une clôture et un portail très… bavards. Partout où se pose le regard, ce n’est que remarques, en créole, à l’intention des passants et des automobilistes. Original et très drôle !

Alors je vous mets les photos en ligne et je vous propose de trouver la signification en français, du texte de chacune d’entre elle.
Pour vous aidez à lire les textes, je vous les ai réécris sous les photos.

photo 1 : l’arbre

« Pié de bwa la vie »

Photo 2 : le panneau

« Malé pipi devan out baro… zèt toute mon saleté devan out kaz… pi apré ma dir aou : netoy ! Ma war si ou lé dakor ! »

Photo 3 : le mur

« oubli pa ton savate daw d pie… Assé anval tou set i sort déor »

Photo 4 : le panneau de tôle

« Pour une bonne entente statione pas en kouyon devant mon baro »

Photo 5 : la bâche

« Mi rentre mi sort’ kal pa a ter la ! »

Photo 6 : le portail

« Evite kal ater la… i fé kri lo bann shien ! Sé moin i gyni kozman ek mon voizinaz… mersi »

Prêts ? A vos claviers et envoyez vos traductions en commentaire !

La Réunion des records

 
La Réunion peut se targuer de deux nouveaux records, inscrits dans le Guinness Book.
En Septembre 2016, à l’occasion de la fête de la gastronomie, les élèves du lycée hôtelier de la Renaissance, à Saint-Paul, ont réalisé le plus grand gâteau patate du monde. Il a atteint une surface de 9m².
Petite originalité de ce gâteau ni rectangulaire ni rond : il a pris la forme de l’île de la Réunion et a  été décoré de nombreux sujets sur le thème de la Réunion : tangue, paille en queue, Piton de la Fournaise, fleurs locales, margouillat…

Patates douces

Côté ingrédients, ce gâteau a nécessité  pas moins de :
– 240 kg de patates douces
– 50 kg de farine
– 50 kg de beurre
– 200 oeufs
– 40 kg de sucre
– 3 litres d’anisette

Si vous voulez vous essayer à cette recette traditionnelle de la Réunion (dans des proportions raisonnables,bien sûr), je vous propose cette recette de gâteau patate trouvée sur le net.

cliquez sur l’image pour accéder à la recette

A vous de jouer ! Et Bon appétit !

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Le dimanche 2 avril 2017, La Réunion a battu un nouveau record mondial : celui de la plus longue table de pique-nique.
Ce record était jusqu’à présent détenu par les Etats-Unis, depuis le 24 septembre 2016, avec une table longue de 247,10 mètres.

La table installée sur la plage de l’Ermitage, à l’occasion de ce pique-nique dominical géant, totalisait une longueur de 322,42 mètres, soit 75, 32 mètres de plus que la table dressée en septembre 2016.
Un juge du Guinness Book a homologué ce nouveau record.
Le défi avait été lancé par les Brasseries de Bourbon, qui invitaient les Réunionnais à se réunir autour de cette grande table avec marmites de carry et rougail. En tout, ce sont près de 2000 convives qui se sont attablés pour ce pique-nique hors norme.

Ce record a nécessité :
– 750 planches de bois
– 10 000 vis
– 6 mois de préparation
– 700 heures de travail
– une centaine de personnes (pour le montage de la table)
La Réunion prouve que le pique-nique dominical est une tradition bien ancrée.
 
source images pour « la plus longue table du monde » : Réunionnais du monde

 

La maison cadeau

En montant au Tévelave pour faire une randonnée dans la forêt des tamarins, un étrange bâtiment blanc de 9 mètres de haut – surmonté d’un énorme noeud rouge – attire notre regard. Cette bâtisse, bien connue des Réunionnais, est la maison cadeau. Même l’arrêt de bus situé à proximité porte son nom.

maison cadeau

Dessinée par l’architecte René Lemayen, la maison cadeau est son premier projet d’habitation. Aussi la crée-t-il à son idée. Ici, pas de fioritures inutiles. Un exemple ? Les boucles du noeud qui surmonte le toit, ont en fait pour vocation d’accueillir deux citernes d’eau. Pratique et plus esthétique que de simples citernes en plastique.

maison cadeau 2

Et cet architecte a de l’imagination, car il ne s’est pas arrêté à cette maison cadeau.
Il a créé, en autres : l’église de trois bassins, dont la forme rappelle celle de la crosse d’un bâton d’évêque, ou encore son atelier en forme d’oeuf,  à Basse-Terre (Saint-Pierre).

Interview René Lemayen

Une balade en vélo couché

atmosphère péi

Départ pour l’Etang-salé, à destination du parking de Crok Park, où nous avons rendez-vous pour une matinée dominicale sportive. Au programme : du vélo couché ! C’est la première fois que nous tentons l’expérience.
Lorsque nous arrivons sur le parking, les vélos sont en cours de déchargement et nous faisons connaissance avec le groupe et les guides.

les vélos couchés

Le couple de guides – qui sont aussi les gérants d’Atmosphère Péi – est souriant, dynamique et, très vite, le tutoiement est de rigueur. Aurore sera notre guide alors que son mari nous rejoindra à chacune de nos haltes, à bord du camion contenant nos affaires, des bonbonnes d’eau (il y a un gros soleil aujourd’hui et il fait chaud) et le ravitaillement (le sport ça creuse !).

Très rapidement, les guides nous expliquent le fonctionnement de ces vélos si particuliers et après nous être équipés, nous sommes prêts à prendre la route.

se préparer pour le départ

Nous traversons d’abord la forêt domaniale et départemento-domaniale de l’Etang-Salé. Cette forêt a été initialement plantée de filaos pour maintenir la dune de sable. Après avoir connu une période de déboisement, la forêt a été reboisée par l’ONF, de multiples espèces d’arbres et d’arbustes. Aujourd’hui, cette zone protégée de 922 hectares ne peut être exploitée ou construite. Elle est sillonnée de nombreux parcours de santé et de chemins fréquentés par les VTT, les cavaliers, les piétons et… les vélos couchés. On y trouve aussi un golf et Croc Park, un parc animalier abritant des crocodiles.

Et maintenant, il faut pédaler !

Nous prenons rapidement en main les vélos qui s’avèrent être très maniables et beaucoup plus confortables que les vélos traditionnels (pas de selle qui fait mal aux fesses !!!). La position semi-couchée soulage le dos et permet de donner plus de puissance aux coups de pédales. Et, pour une fois, je n’ai pas mal aux genoux en pédalant !

Nous descendons jusqu’à la ville de l’Etang-salé et faisons une petite halte sur le bord de mer où notre guide nous parle des anciens fours à chaux.

petite pause pour admirer la vue

Puis nous nous arrêtons au bord d’un étang d’eau salée, en plein lotissement, et apprenons par notre guide qu’il a autrefois été exploité en tant que marais salant.

      petite pause près d'un étang    écouter les explications de la guide

Nous reprenons la route et rejoignons une longue piste cyclable où l’on peut pédaler en toute sécurité et à toute vitesse sans aucune sensation de fatigue. Ivresse garantie !
Une petite halte goûter nous est proposée au gouffre de l’Etang-salé, histoire de reprendre des forces. Une table est déjà dressée à notre attention et nous dégustons un délicieux pâté créole à la papaye (sincèrement, je n’en ai jamais mangé un comme celui-là ! DE-LI-CIEUX !!) et nous nous réhydratons avec de l’eau et des jus de fruits.

petite pause pour la vue et reprendre des forces

Et, nous avons bien fait de reprendre des forces, car après une nouvelle pointe de vitesse sur la piste cyclable qui longe la route principale, il est temps pour nous de remonter jusqu’au parking de Croc Park. L’ascension n’est certes pas digne de celles du tour de France, mais les cuisses sont tout de même mises à rude épreuve. Pour finir, une petite descente, grisante, nous ramène au parking où le camion nous attend pour réembarquer les vélos couchés.
Bilan de cette matinée : tout le monde a été conquis. C’est le sourire aux lèvres – et avec une petite pointe de regret – que chacun rend son vélo. On ne voit pas le temps passer et les trois heures de vélo couché semblent avoir filé à toute allure !

Allez, promis, aux prochaines vacances on tente le vélo couché à la Plaine des Cafres. Il paraît que le parcours y est plus corsé ! Rien que d’y penser, j’ai hâte de refaire du vélo couché !

Petites précisions :

  • Le vélo couché est accessible dès 1 m10. La taille et le poids devront être précisés lors de la réservation.
  • Pour les plus petits, une remorque peut être accrochée derrière le vélo couché d’un des parents.
  • Des parcours dans diverses zones de l’île et de différentes difficultés sont proposés : découverte (pour tous), sensations (pour les plus sportifs), aventure (pour les initiés) et même sortie nocturne à la Plaine des Sables.
  • La réservation est obligatoire
  • Une tenue adaptée sera conseillée lors de la réservation.

Pour en savoir plus et pour tout renseignement, retrouver le lien vers la page facebook d’atmosphère, péi sur la page « sites sur la Réunion » !

en attendant le départ