Riz chauffé… késako ?

A la réunion, il y a un « plat » que tout le monde aime bien c’est le… (suspens ! Roulements de tambour)… le… le… le riz chauffé ! LE QUOI? Le riz chauffé. Du riz réchauffé, quoi !

Alors ne cherchez pas la recette sur internet ou dans un livre de cuisine réunionnaise, car il n’y en a pas. Ou plutôt, il y autant de versions qu’il y a de cuisiniers ou de familles !
Donc, pour faire un bon riz chauffé, il faut prendre… du riz ! Oui, mais du riz de la veille (donc du riz qui a refroidi et que l’on va faire réchauffer… hé, hé, hé, c’est d’une logique implacable…) et des restes de la veille (carry poisson ou poulet, rougail saucisses ou morue, sauce de carry…).
Côté quantité, là non plus aucune indication. Il faut adapter la quantité des restes à la quantité de riz. C’est ce qui explique que chaque riz chauffé est unique et inimitable et… impossible à reproduire à l’identique. Car ici, il n’y a pas de liste d’ingrédients avec des quantités.

En tout cas, une chose est sûre, avec le riz chauffé, fini le gaspillage !

Bref, sortez de votre frigo, votre riz et les restes de votre carry de la veille – certaines personnes rajoutent des grains, alors que pour d’autres, cela serait un sacrilège ! C’est à vous de voir ! – et faîtes réchauffer dans une marmite ou, à défaut, une grande casserole. Si vous pouvez le faire au feu de bois, c’est encore mieux (mais je peux comprendre que cela ne soit pas évident, lorsque l’on vit dans un appartement).

Concernant le temps de réchauffage de votre préparation (pas toujours réussie, visuellement, j’en conviens), cela dépend de tout un chacun. Certains Réunionnais aiment le riz chauffé lorsqu’il est « croûté », c’est-à-dire qu’il a attaché au fond de la marmite, d’autres, pas. Donc, sur ce point, c’est encore à vous de voir ! N’oubliez pas de rajouter un petit piment, car qui dit cuisine réunionnaise, dit plats épicés.
Vous pouvez aussi accompagner votre riz chauffé d’un petit rougail concombre, tomate ou dakatine. Mais là encore, c’est… à vous de voir !

Vous commencez à comprendre le principe du riz chauffé, là ?

Certains tricheurs rajoutent des ingrédients qui ne sont pas forcément des restes (peut-être parce qu’ils n’ont pas suffisamment de restes de la veille…). Mais je vous rappelle que le riz chauffé est constitué à 100 % des restes de la veille ! On ne fait pas du riz cantonnais, non plus ! Après, si vous voulez vous rajouter quelques légumes, brèdes ou grains en accompagnements, c’est à vous de voir, mais sur le côté de l’assiette, hein ! Pas dans la marmite !
Un riz chauffé vraiment anti-gaspi, c’est celui fait avec les reste de la sauce du carry. Lorsque la veille, tout le carry a été mangé, il reste très souvent une bonne quantité de sauce au fond de la marmite. Surtout, ne la jetez pas et gardez-la pour vous préparer, dès le lendemain matin, un bon petit riz chauffé à la sauce de carry.
Dès le lendemain matin ? Eh, oui, car à la Réunion, traditionnellement, le riz chauffé se mange… au petit déjeuner !

Voilà un plat 100% anti-gaspi, économique, délicieux et traditionnel ! Que demander de plus ?
Alors à vous de jouer et… Bon appétit !

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Sitarane, le Vampire de la Réunion

Voici un personnage dont l’histoire de la Réunion se serait bien passée : le tristement célèbre Sitarane.
Durant des années, Sitarane et ses deux complices semèrent la terreur en commettant vols, meurtres, viols et pratiques de la sorcellerie.

Guillotiné le 20 juin 1911, Sitarane a été enterré au cimetière de Saint-Pierre.

Sitarane, juste avant son exécution

Malgré les crimes commis et sa réputation de buveur de sang (il fut surnommé le « vampire de la Réunion »), sa tombe est devenue un lieu occulte de sorcellerie. Peinte de rouge, de nombreuses offrandes y sont régulièrement déposées : fleurs, nourriture, alcool, cigarettes, bougies… Elle fait l’objet d’un véritable culte (la nature humaine me laissera toujours perplexe…).

 


Selon la croyance, envouteurs et autres jeteurs de sorts enrôlent l’esprit de Sitarane lors de leurs pratiques de magie noire. Assassins et malfaiteurs vont prier sur sa tombe avant de commettre leurs forfaits afin que l’esprit malfaisant de Sitarane les aide à réussir leur crime.

Transfert de la bande de Sitarane

Sitarane, plus de 100 ans après son exécution, continue à faire la une des journaux !

 

Une de « Le Quotidien » du 19 mai 2014 : le culte de Sitarane.
« A 74 ans, Sasa, continue à vénérer et à veiller sur la tombe de Sitarane au cimetière de Saint-Pierre. L’ancien boucher a commencé à s’occuper de la tombe lorsqu’il avait 17 ans. Selon lui, la tombe connaît toujours un succès. Des touristes, mais également des Réunionnais de toutes origines et de toutes confessions, viennent prier Sitarane, Saint-Ange et Fontaine. « 

 

 

 

 

 

Une du « JIR » du 21 novembre 2015 : révision du procès du criminel le plus célèbre de la Réunion, Sitarane.
105 ans après, des passionnés d’histoire veulent le rejuger.

 

 

 

 

Quelques vidéos pour en savoir plus sur le « vampire de la Réunion » :

 

 

Le Galabé, un sucre pas comme les autres

Connaissez-vous le galabé ? Ce sucre hors du commun, à la forme si différente des autres sucres ?

Au XIXème siècle, le galabé – un sucre épicé – était fabriqué au feu de bois, dans l’arrière-cour des exploitations agricoles et était consommé comme un bonbon tendre.

Par la suite, pendant plusieurs décennies, le galabé n’est plus fabriqué et sa recette, oubliée. Heureusement, il y a quelques années, le groupe sucrier Payet & Rivière décide de relancer le galabé. Après de nombreux essais, la recette originale est enfin retrouvée. Pour cela, la consultation d’archives familiales et la rencontre avec des gramounes (des vieilles personnes) furent nécessaires. C’est ainsi qu’au bout de plusieurs mois, en 2014, le premier pain de galabé (re)vit le jour.
Les cannes utilisées pour fabriquer le galabé poussent sur les terres volcaniques du domaine de Bel Air à Sainte-Suzanne. Elles sont coupées à la main, et non mécaniquement, afin de sélectionner les meilleures d’entre elles. Les cannes sont ensuite pressées à l’aide d’un petit moulin. Le jus obtenu est filtré puis il est cuit lentement, durant plusieurs heures, dans un ancien four à pain. Une fois la cuisson terminée, le sucre est baratté à la main jusqu’à ce qu’il ait la consistance du caramel, puis  coulé dans des moules. Ce passage de la phase liquide à la phase solide se fait en quelques minutes. Après séchage il est découpé, conditionné et prêt à l’emploi.

Le galabé se présente sous la forme d’un cylindre de couleur foncée aux reflets mordorés. Sa texture est à la fois dense et tendre. Le goût de ce sucre est unique, très différent des autres sucres car il est naturel,  non raffiné et issu de la première pression de la canne.
Lorsque l’on mange du galabé, on y retrouve des arômes de datte – ou de figue – de vanille, de réglisse, de mélasse, d’épices, de notes florales, de café, de caramel, de châtaigne, de miel et une légère acidité. Son goût est donc très gourmand.

Le galabé est composé à 65% de saccharose (contre 100% pour le sucre blanc), 7% de fructose, 8% de glucose et 20% de matières sèches. Il est plus riche en minéraux et oligo-éléments (magnésium, fer…) que les autres sucres.

Si on peut le manger tel quel, comme un gros bonbon tendre (bon, faut pas abuser non plus, hein !), il peut aussi être utilisé en cuisine. D’ailleurs de grands chefs l’emploient pour leurs desserts mais aussi pour leurs plats salés. Il peut être râpé sur du foie gras – comme on le fait avec de la truffe – ou sur des tranches d’orange. On peut aussi en glisser un petit morceau au coeur d’un muffin (à la place du carré de chocolat) avant la cuisson. Après avoir été fondu, il peut remplacer le caramel d’une crème caramel. On peut le râper pour le rajouter à la pâte d’un gâteau (à la banane par exemple). Râpé, il peut parsemer le dessus du gâteau, juste avant cuisson, pour une croute caramélisée. Il est aussi utilisé dans les rhums arrangés ou les cocktails.

Le célèbre chef pâtissier Philippe Conticini décrit ainsi le galabé :  « C’est un sucre extrêmement goûteux, avec une forte complexité aromatique autour de parfums de réglisse, de vanille, une légère acidité, et une touche florale. En plus d’avoir le vrai goût du sucre brut, il est légèrement épicé, comme relevé. »

 

Saint Expédit

Connaissez-vous Saint-Expédit ?
Ici, à la Réunion, tout le monde a au moins croisé une fois ce saint un peu particulier. En effet, il n’est pas rare de voir dans les virages des routes et les sentiers, des autels rouge vif où se dresse fièrement un soldat romain. S’il faut parfois les chercher, car bien cachés dans la végétation, d’autres, imposants, prennent l’allure de vraies chapelles. Ce sont les oratoires de Saint-Expédit.


En 1997, ce sont 340 oratoires qui auraient été recensés dans l’île, mais c’est sans compter ceux que certains particuliers ont dressé chez eux. S’il a été possible de dénombrer le nombre d’autels dévoués au culte de Saint-Expédit, il n’en a pas été de même pour les pratiquants. Le culte de Saint-Expédit est pratiqué en secret car il est socialement dévalorisé. Mais si on se base sur le bon état et l’entretien des oratoires et des chapelles, on peut en déduire leur grande fréquentation.

Petits oratoires ou grandes chapelles, ils ont tous un point en commun : leur couleur rouge sang.
Ils accueillent une ou plusieurs statues du saint. Celui-ci est représenté sous les traits d’un jeune homme, debout, vêtu d’un uniforme de l’armée romaine. Dans sa main droite il tient une croix portant l’inscription « Hodie » (aujourd’hui) et dans sa main gauche, la palme du martyre. Sous son pied droit un corbeau prononçant « Cras » (demain) est immobilisé.
De nombreuses offrandes jonchent le pied des autels et traduisent la ferveur des dévots et leur reconnaissance envers Saint-Expédit : bouquets de fleurs, bougies, ex-voto, morceau de tissus rouge, pièces de monnaie, fruits, cannes et béquilles…

Mais qui  est donc Saint-Expédit, que beaucoup d’entre vous découvrent pour la première fois ?
Entre mythe et réalité, difficile de faire la part des choses. Car si pour certains croyants ce saint a réellement existé, il n’en est pas de même pour tout le monde.
Et en particulier pour l’église catholique.

Saint-Expédit aurait été un commandant romain d’Arménie, converti au christianisme. Il aurait vécu à la fin du IIIème siècle de notre ère et aurait commandé la douzième légion romaine – la Fulminante – chargée de protéger Jérusalem des invasions barbares. Mais Saint-Expédit est arrêté, car chrétien, et il est soupçonné de corrompre des fonctionnaires de l’empire romain. En l’an 303, il sera flagellé jusqu’au sang avant d’être décapité, à Métilène (chef-lieu de la province d’Arménie), sur ordre de l’empereur Dioclétien.
Mais l’église catholique, réservée sur la réalité de ce saint, n’a jamais reconnu et canonisé ce martyr. En 1905, Pie XI fera rayer son nom du martyrologe et ordonne que les images et les statues de Saint-Expédit soient retirées des églises. En vain. Car Saint-Expédit, très populaire, est toujours prié et vénéré.

Mais il existe une autre histoire concernant Saint-Expédit. Une légende qui prend ses racines à la Réunion :
Il y a très longtemps, une communauté de religieuses de l’île reçoit un colis – qu’elles n’attendaient pas – venant de Rome. A l’intérieur, des reliques pour une nouvelle chapelle : la statue d’un soldat romain. Mais aucune indication permettant de l’identifier ne l’accompagne. Sur l’emballage, très abîmé après un long voyage maritime, les sœurs parviennent à déchiffrer une inscription « in Expedito », suivi de la date. Les sœurs ne parlant pas l’italien, pensent qu’elles ont trouvé le nom du saint contenu dans le colis. Elle ne soupçonnent pas qu’il ne s’agit en fait que de l’oblitération signifiant « expédié ». C’est ainsi qu’elles baptisent du nom de Saint-Expédit leur nouvelle chapelle. Voilà pour la légende !

Saint-Expédit est particulièrement prié à la Réunion. Son culte est un syncrétisme mêlant catholicisme, hindouisme et croyances venues de Madagascar. Les oratoires de couleur rouge sont associés aux pratiques religieuses des Malbars (pour qui le rouge symbolise le sang, la vie et la mort). Saint-Expédit est associé à la déesse Karli ou à Mardé Vira qui représentent la richesse et la force. Vénéré par l’hindouisme populaire, Saint-Expédit fait partie de leurs divinités bénéfiques, même s’il dispose de pouvoirs redoutables. C’est d’ailleurs pour cela que Saint-Expédit est aussi associé à la sorcellerie et aux mauvais sorts. C’est ce culte, fait de dévotion et de pratiques magiques, que l’église ne veut pas cautionner. Aujourd’hui, même si quelques prêtres tolèrent ce culte, la majorité d’entre eux vont jusqu’à l’interdire.

Il faut dire que les sollicitations dont est l’objet Saint-Expédit sont souvent très intéressées : réussite à un examen, obtention du permis de conduire, retour d’un mari volage, un travail, réussite d’une affaire, obtention d’un prêt… Ce saint, qui est souvent l’ultime recours des déshérités, est censé résoudre dans les plus brefs délais (référence à son nom) de nombreux problèmes.
C’est dans les chapelles que des promesses sont faites à Saint-Expédit en retour de l’exécution de la demande. Et il est recommandé aux dévots de tenir parole dans les plus brefs délais, car la menace de perdre ce qu’ils viennent de recevoir plane au-dessus de la tête des bénéficiaires des grâces. De plus, les parjures sont punies. Ainsi, les grâces exaucées créent un lien de dépendance et de dévotion.
Pourtant, on peut parfois apercevoir dans les chapelles ou sur les oratoires, des statues décapitées ou brisées de Saint-Expédit. Vandalisme ? Pas vraiment. Les déçus par le saint se vengent en brisant les statues, montrant ainsi leur mécontentement. Celles-ci restent sur place. Personne ne viendra les jeter.

Saint au nom rayé du martyrologe par un pape.
Saint dont les images et les statues furent retirés des églises.
Saint non reconnu et non canonisé.
Saint dont les prêtres interdisent le culte…
Saint-Expédit ne semble pas être apprécié par l’église catholique. Et son culte mêlé de syncrétisme y est pour beaucoup. Pourtant c’est une église, celle de la Délivrance à Saint-Denis, qui a accueilli la première statue du saint dans l’île. Et voici comment cela se serait passé :
Après la première guerre mondiale, une riche dame de Saint-Denis – vivant en France – souhaitait revenir sur son île. Mais à cause des épidémies qui sévissaient en Europe et que des migrants risquaient d’introduire dans l’île, l’administration locale n’acceptait que les bateaux chargés de marchandises et de médicaments. Ne pouvant se procurer de billet pour revenir à la réunion avant plusieurs mois, la riche dame se rendit dans une église de Marseille. Se recueillant devant une statue de Saint-Expédit, elle lui demanda d’intercéder en sa faveur afin qu’elle obtienne au plus vite un billet vers son île. Trois jours plus tard, sa prière fut exaucée. Dès son arrivée sur l’île, elle se rendit à l’église de la Délivrance et parvint à convaincre le curé d’installer une statue de Saint-Expédit dans son église.

Eglise Notre-Dame-de-la-Délivrance à Saint-Denis (quartier de Petite Île)

L’église Notre-Dame-de-la-Salette, à Saint-Leu, accueille également une statue de Saint-Expédit.

 

La Réunion en musique (7) Gramoun Lélé

granmoun lele

Gramoun* Lélé, de son vrai nom Julien Philéas, est né à Saint-Benoît, le 28 février 1930. Adolescent, il chante tous les weeks-end dans des kabars, ces fêtes où l’on vient pour danser au son des airs et des instruments traditionnels.

Le maloya de Gramoun Lélé conserve une dimension spirituelle, car le chanteur s’inspire des rites tamouls hérités de son père et des cérémonies malgaches de sa mère. Ce doyen, ambassadeur du maloya dans le monde, a su conserver le patrimoine tout en le modernisant et en le renouvelant à sa façon. Et la musique est une histoire de famille, car autour de Gramoun Lélé, ses musiciens ne sont autre que ses enfants.

Gramoun Lélé nous a quitté le 14 novembre 2004.

Albums :

1993 : Namouniman
1995 : Soleye
1998 : Dan ker Lele
2003 : Zelvoula

* Gramoun : Personne âgée.

La Réunion en musique (6) Danyèl Waro

danyel waro

Danyel Waro (Daniel Hoareau pour l’état civil) est né le 10 mai 1955 au Tampon. Il est à la fois chanteur, musicien et poète. Doué aussi de ses mains, il fabrique lui-même ses instruments.

Le maloya a longtemps été interdit avant de renaître dans les années 80. Danyel Waro en est un des principaux acteurs. Il a su redonner au maloya son sens originel : transmettre un message de révolte, d’espoir et de courage. A travers sa musique, il fait passer son désir de faire prendre conscience aux Réunionnais de l’importance de leur patrimoine culturel, ainsi que ses engagements politiques. Sur fond de roulèr et en langue créole, il dénonce les injustices sociales et défend sa culture avec émotion.

Porte drapeau du maloya sur les scènes du monde entier et grand défenseur de cette musique, il écrit ses textes uniquement en langue créole, choisissant avec soin des mots à la fois simples et percutants. Danyel Waro est un artiste engagé qui renouvèle le style. Il décrit dans ses textes une société réunionnaise plus forte, plus libre et plus fière.

Albums :

1987 : Gafourn
1994 : Batarsité
1999 : Foutan Fonnker
2002 : Bwarouz
2003 : Somminkér
2003 : Rest’la Maloya
2006 : Grin n syel
2010 : Aou Amwin
2013 : Kabar

La Réunion en musique (5) Kaf malbar

kaf malbar

Kaf Malbar est un chanteur originaire de la cité du Chaudron à Saint-Denis. Il était connu sous le nom de KM David. Sa carrière commence en 1995. Ses musiques s’inspirent du séga, du maloya, du reggae de Bob Marley ainsi que du dance hall (musique Jamaïcaine variante du reggae) dont il est considéré comme le précurseur à la Réunion. Il écrit et chante en créole réunionnais.

Son nom de scène « Kaf Malbar » vient simplement du fait qu’il est métissé d’une mère kaf’ (cafre : les descendants d’Afrique) et d’un père malbar (nom donné aux personnes originaires de l’Inde).

ALBUMS :

2001 : Les D’moisel.
2006 : Pou la zeness.
2008 : Mon Friz.
2009 : Tombé du camion
2013 : Subliminal.
2014 : Douy si douy.

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