Des sites à déguster

Après vous avoir présenté quelques livres de cuisine de la Réunion, voici un article pour ceux qui préfèrent surfer sur internet, plutôt que de tourner les pages d’un ouvrage. Je vous ai mis une (petite) sélection de sites de cuisine réunionnaise :

ali_divers_199974 recettes – la Réunion dans ton assietteali_divers_199

ali_divers_199Dans la cuisine de Marieali_divers_199

ali_divers_199Un week-end, une recetteali_divers_199

Un week-end une recette

ali_divers_199Le fruit de ma passionali_divers_199

site le fruit de ma passion

ali_divers_199La cuisine du Zoréolali_divers_199

ali_divers_199Cuisine réunionnaiseali_divers_199

ali_divers_199974 raisons d’être végétarien à la Réunionali_divers_199


ali_divers_199Koi i mange zordi ?ali_divers_199

ali_divers_199Mi aime a ouali_divers_199

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ali_divers_199Ma cuisine bleu combavaali_divers_199

ali_divers_199Pourquoi je grossis (rubrique « saveurs de chez moi »)ali_divers_199

L’ancien blog :

Pourquoi je grossis ...

Le nouveau blog :

Pourquoi je grossis

N’oubliez pas de consulter la page «carnet de recettes».

BON APPETIT !!!

La route des laves

La route des laves traverse la partie inférieure de l’enclos de la Fournaise qui, je le rappelle, à une forme de fer à cheval. Le paysage est époustouflant, mais malheureusement, l’appareil photo ne rend pas la beauté du lieu. Le noir des coulées basaltiques contraste avec le vert intense de la végétation et le bleu profond de l’océan.

carte La Fournaise

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Ici, pas d’habitations ou de commerces. Les paysages alternent entre forêts verdoyantes et luxuriantes et anciennes coulées sombres, identifiées par des bornes permettant de les dater. La route des laves est une portion est la RN2 qui longe la côte Sud-Est et qui va de Sainte-Rose à Saint-Philippe.

route des laves

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Sur les anciennes coulées, la végétation reprend petit à petit ses droits et il nous est possible d’observer les différents stades de la reconquête des végétaux. Les coulées les plus récentes sont blanchies par le lichens, d’autres (un peu plus anciennes) sont déjà colonisées par les fougères, alors que sur d’autres, encore plus anciennes, poussent déjà des filaos.

Si la route des laves traverse des coulées refroidies, on peut aussi dire que ce sont les coulées qui traversent la route. En effet lorsqu’une éruption est suffisamment longue ou intense, la lave coule en direction de la mer, enflammant le bitume. La route est alors fermée puis, une fois, la lave refroidie, il faut déblayer les scories et refaire la route… jusqu’à la prochaine éruption.

Sur le bas côté de la route, des aires de stationnement sont « aménagées » pour les voitures et les bus. C’est l’occasion de s’arrêter pour admirer ce paysage unique, prendre des photos et pourquoi pas d’admirer une roche et ses inclusions d’olivines.
En hauteur, sur les flancs du volcan, de grandes traces claires témoignent des itinéraires pris par la lave.

Attention, il est formellement interdit aux piétons de marcher sur les coulées de lave, en dehors des sentiers balisés. Des panneaux d’arrêtés préfectoraux, le rappellent. En effet, la lave peut sembler solide, mais il existe en dessous des tunnels qui peuvent s’effondrer sous le poids d’une personne.

Malgré tout, pour vous rendre aux points de vue, prévoyez de bonnes chaussures car les scories sont coupantes.

roche volcanique et olivines

Chauds, les macatias, chauds !

un gros macatia

Connaissez-vous le macatia ? Cette petite boule de pain légèrement sucrée qui ravit les petits et les grands à l’heure du goûter ?

Le macatia est une spécialité des boulangeries réunionnaises, une spécialité régionale, un incontournable du goûter, que dis-je ? une institution !

Bien que le macatia soit aussi présent dans l’île soeur (l’île Maurice), il trouve son origine à la Réunion. Son nom vient du swahili mkate, qui signifie pain.
Pour l’historien Prosper Eve, le macatia aurait été le pain des esclaves de l’île Bourbon. D’ailleurs, le règlement n°7 du 28 janvier 1819 – émanant de l’Administrateur Pierre-Bernard Milius – associe le macatia aux esclaves en divisant les boulangers en 3 catégories :
« Ceux qui fabriquent le pain blanc et le pain bis pour la consommation habituelle des citoyens. Ceux qui ne fabriquent que du pain fantaisie (…). Ceux qui ne font que du pain de son, appelé macatia pour les Noirs. » 

macatia nature

Pour d’autres, le macatia trouverait son origine à une époque où, la vie étant rude, il ne fallait rien gaspiller. Les boulangers récupéraient et utilisaient les restes de pâte au levain de la veille.
Que ce soit l’une ou l’autre version, dans les deux cas, les boulangers, n’ayant pas de levure,  produisaient eux-même leur levain ou leur pâte fermentée. Mais en laissant reposer ce levain toute la nuit, dans la cuve à pétrin (ou en utilisant les restes de pâte de la veille), il fermentait trop. En cause : l’absence de réfrigérateur et la chaleur tropicale. Pour en réduire l’acidité, les boulangers rajoutaient du sucre. Ainsi serait né le macatia !…

des macatias

Et la tradition du macatia a perduré car, à l’époque où la baguette n’existait pas encore dans l’île, les boulangers, eux, continuaient à fabriquer des macatias.

A l’origine, pain des esclaves, ce petit pain rond sucré allait, par la suite, devenir le pain fétiche du goûter des enfants.

Ce petit pain, se consomme seul ou avec d’autres aliments (comme n’importe quel pain en somme). Petite, j’aimais le couper en deux pour le tartiner de confiture ou y glisser des carrés de chocolat au lait.

macatia aux pépites de chocolat
On le trouve toujours dans toutes les boulangeries de l’île, même si certaines se sont fait une spécialité de le décliner en de nombreux parfums, bien loin du petit pain nature original : pépites de chocolat, coco, mangue, banane-chocolat, poire-chocolat, chocolat-coco… et il existe même des macatias version salé-sucré : fromage, jambon-fromage…

Il se consomme froid ou tiède (tiède, c’est juste trop bon !), au petit déjeuner (le macatia nature ou aux pépites de chocolat, trempé dans un chocolat chaud… MIAM !… ) ou au goûter.

plateau petit déjeuner

Pour ceux qui n’ont pas la chance d’être sur place pour y goûter, je vous propose une recette du macatia nature.

 MACATIA NATURE

macatias

Ingrédients (pour 5 gros macatias)
500 gr de farine (à température ambiante)
15 gr de beurre mou
1 cuillère à café de sel
1 sachet de levure de boulanger
60 gr de sucre roux ( à température ambiante)
20  cl d’eau tiède (surtout pas chaude)

Déroulement
* Mettre dans un saladier, la farine, la levure de boulanger, le sucre roux, le sel.
* Incorporer progressivement l’eau tiède tout en pétrissant. La pâte doit devenir lisse.
* Rajouter le beurre ramolli et pétrir de nouveau la pâte dix à quinze minutes, jusqu’à ce qu’elle ne colle plus aux doigts et qu’elle se détache des bords du saladier.
* Former une boule et laisser lever une heure dans le saladier recouvert d’un torchon humide et placé dans un endroit chaud (pour moi, dans le four à 50° celsius, programme « maintien au chaud »). La pâte doit doubler de volume.
* Dégazer le pâton en appuyant dessus.
* Séparer la pâte en cinq boules égales et les poser sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé.
* Laisser lever 1 heure au chaud.

* Préchauffer le four à 220°C.
* Pour un petit côté plus « rustique », saupoudrer légèrement les boules de farine et entailler le haut des macatias d’une croix.
* Enfourner les macatias 12 à 15 minutes. Ils sont cuits lorsqu’ils ont une belle couleur dorée.
* Laisser refroidir avant de déguster avec un chocolat chaud, un café ou un thé !

variantes : Après avoir croisé tous ces macatias aux goûts différents, j’ai eu envie de faire la même chose et de fabriquer mes propres macatias sucrés et sucrés-salés. J’ai laissé parler mon imagination et voici le résultat de mes expérimentations, à partir de ma recette de base de macatia nature.

ali_divers_199 Macatias sucrés :

Pour les plus gourmands !

macatia coeur choco

Macatias coeur choco
Façonner les boules autour d’un carré de chocolat pâtissier.
Pour plus de gourmandise, on peut varier les chocolats : chocolat au lait, chocolat blanc, chocolat parfumé au café, chocolat praliné, chocolat parfumé au caramel…
avis de mes « goûteurs » : macatia très gourmand, à manger tiède pour avoir le plaisir de sentir le chocolat couler dans la bouche.

macatia pépites chocolat

Macatia aux pépites de chocolat
Lors du façonnage des boules, incorporer à la pâte des pépites de chocolat noir.
avis de mes « goûteurs » : plus il y a de pépites, meilleur c’est ! (On reconnaît les gourmands !)

macatia coco

Macatia au coco
Lors du façonnage des boules, incorporer de la noix de coco râpée à la pâte.
avis de mes « goûteurs » : Le goût du coco arrive en fin de bouchée. Ne pas hésiter à en mettre un peu plus la prochaine fois.

macatia cocochoco

Macatia coco choco
Lors du façonnage des boules, incorporer de la noix de coco râpée et des pépites de chocolat noir à la pâte.
avis de mes « goûteurs » : Très gourmand. Le mariage du coco et du chocolat est réussi.

macatia fruits confits

Macatia aux fruits confits
Lors du façonnage des boules, incorporer des fruits confits à la pâte.
avis de mes « goûteurs » : un macatia gourmand et fruité.

macatia raisins

Macatia rhum raisins
A faire durant la première levée de la pâte : dans une casserole mettre 50 ml de rhum vieux, un peu d’eau, une gousse de vanille fendue en deux et une grosse poignée de raisins secs. Porter à frémissement puis couper le feu et laisser les raisins gonfler. Une fois les raisins gonflés, les laisser s’égoutter dans une passoire. Une fois les raisins refroidis et égouttés, bien les essuyer et les incorporer à la pâte lors du façonnage.
avis de mes « goûteurs : Trop bon !

macatia noix

Macatia aux noix
Piler les noix grossièrement au pilon et incorporer les éclats de noix à la pâte lors du façonnage des boules. On peut remplacer les noix par des noisettes, des noix de macadamia…
avis de mes goûteurs : plus les morceaux de noix sont gros, meilleur c’est, car cela apporte du croquant.

macatia amande

Macatia aux amandes
Piler grossièrement les amandes avec un pilon et incorporer les éclats d’amandes à la pâte lors du façonnage des boules.
avis de mes « goûteurs » : plus les morceaux d’amandes sont gros, meilleur c’est, car cela apporte du croquant.

macatia confiture

Macatia coeur confiture
Façonner les boules, puis les creuser pour y mettre une cuillère de confiture au choix (ici, confiture d’ananas maison) et refermer en refaçonnant la boule autour de la confiture.
Conseil : choisir de la gelée épaisse plutôt que de la confiture (trop liquide) et faire en sorte que le fond du macatia soit épais. Lors de mon expérience, ma confiture, trop liquide, a coulé par le bas du macatia durant la seconde levée, ce qui explique le peu de confiture qu’il restait après cuisson.
avis de mes « goûteurs » : idéal pour le petit-déjeuner, car on n’a pas besoin de tartiner le macatia de confiture.

macatia perles de sucre

Macatia aux perles de sucre
Incorporer des perles de sucre lors du façonnage des boules et en saupoudrer le dessus du macatia ( comme pour une chouquette).
avis de mes « goûteurs » : Rappelle le macatia nature mais avec des petites « poches » de sucre fondu.

ali_divers_199 Macatias sucrés-salés :

Pour ceux qui aiment le sucré-salé.
Je rappelle que le macatia est un pain à la pâte sucrée et le rajout d’ingrédients salés ne plaît pas à tout le monde. Mon mari – bien qu’il se soit prêté au jeu en goûtant les différentes variantes – n’a pas apprécié les macatias sucrés-salés et préfère les macatias sucrés. Ma fille, quant à elle, a une nette préférence pour celui au surimi.

macatia surimi

Macatia surimi
Couper des bâtonnets de surimi en petits morceaux. Bien essuyer les morceaux avec un papier absorbant pour qu’ils soient bien secs. Lors du façonnage des macatias, incorporer les morceaux de surimi.
avis de mes « goûteurs » : le préféré de ma fille en ce qui concerne les macatias sucrés-salés.

macatia fromage

Macatia fromage
Râper du fromage à pâte dure (emmental, maasdam, madrigal, gruyère…) et l’incorporer à la pâte lors du façonnage des boules.
avis de mes « goûteurs » : le fromage a tendance à alourdir la pâte. Ne pas en mettre beaucoup.

macatia jambon fromage

Macatia jambon-fromage
Découper le jambon en petits carrés et râper du fromage à pâte dure (emmental, maasdam, madrigal, gruyère…).
Mélanger les morceaux de jambon et le fromage râpé. Incorporer le mélange à la pâte lors du façonnage des macatias.
avis de mes « goûteurs » : le goût du fromage a tendance a dominer celui du jambon. Equilibrer en mettant moins de fromage que de jambon ou choisir un jambon parfumé (moi, je n’avais que du jambon de dinde, qui n’a pas beaucoup de goût, il faut bien l’avouer).

macatia jambon olives

Macatia jambon-olives
Découper le jambon en petits carrés. Pour les olives, choisir des olives dénoyautées. Les couper en rondelles. Bien essuyer les rondelles d’olive pour enlever toute trace de saumure. Mélanger le jambon et les olives et incorporer le mélange à la pâte lors du façonnage des boules.
avis de mes « goûteurs » :  Le goût des olives a tendance a dominer celui du jambon. Mettre moins d’olives que de jambon afin d’équilibrer les goûts.

Voilà quelques idées à tenter. Et, évidemment, d’autres sont encore possible ! On peut imaginer en faire avec du thon au naturel (bien égoutté) ou des rondelles d’olives, voire les deux. Ou encore avec des lardons ou des morceaux de tomates confites. Après, toutes les combinaisons sont possibles en fonction de l’imagination et des goûts de chacun. A vos fourneaux donc !

BON APPETIT !!!

Quelques expressions françaises autour du pain :

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* On ne peut pas être au four et au moulin : on ne peut pas être partout à la fois. On ne peut pas faire deux choses en même temps.
* Se faire rouler dans la farine : se faire avoir.
* Etre dans le pétrin : Avoir des ennuis, des problèmes.
* Mettre la main à la pâte : participer, aider.
* Etre une bonne pâte : être une personne d’heureux caractère, sympathique.

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* Gagner son pain à la sueur de son front : travailler dur pour survivre.
* C’est du pain béni : c’est une bonne affaire.
* ça ne mange pas de pain : qui ne coûte pas grand-chose à faire et qui sera peut-être utile.
* Retirer / enlever le pain de la bouche : priver quelqu’un du nécessaire.
* Casser la croûte : manger
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* Etre bon comme du bon pain : être généreux, attentionné, gentil.
* Ne pas manger de ce pain là : refuser de faire quelque chose que l’on juge malhonnête.
* Avoir du pain sur la planche : avoir beaucoup de travail, beaucoup de choses à faire.
* Long comme un jour sans pain : une journée qui semble être interminable.
* Pour une bouchée de pain : pour presque rien.
* Manger son pain blanc : Commencer par le meilleur.
* C’est parti comme des petits pains : ça s’est bien vendu, rapidement et facilement.
* C’est son gagne-pain : c’est son métier, son moyen de subsistance.
* Manger son pain dans sa poche : être avare.
* Ne pas en perdre une miette : Ne rien laisser.

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L’Histoire de la Réunion en bandes dessinées

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Voici quatre albums, édités par Orphie, qui racontent, en bandes dessinées, l’histoire de la Réunion de 1635 à 1984.

Le premier album retrace l’histoire de l’île, des premières prises de possession (1635) jusqu’à l’occupation anglaise (1815).

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Le second tome raconte l’histoire de la Réunion, du traité de Paris (1815) aux premiers développements du monde moderne (1939).

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Le troisième album nous fait découvrir la Réunion dans la seconde guerre mondiale (1939) jusqu’à l’affirmation du département (1974).

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Le quatrième et dernier album (dont le scénario a été confié à l’historien Daniel Vaxelaire), nous présente les nombreux évènements qu’a connu l’île de 1974 à 1984 : tensions sociales et politiques, catastrophes naturelles.

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Présentée sous forme de bandes dessinées, l’histoire de l’île devient accessible à tous et donne envie d’approfondir le sujet, même si je trouve personnellement, que le texte est très dense avec de nombreux bulles et cartouches. Mais il est vrai que l’histoire de la Réunion – même si elle est récente – est très riche en évènements et en rebondissements.

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BONNE LECTURE !

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