Mme Desbassayns, le film

Ce soir, à 20 h 00, la première partie d’un documentaire-fiction sur Mme Desbassayns sera diffusé sur Réunion 1ère. En attendant de pouvoir le visionner, voici la bande-annonce de ce film tourné entre la Bretagne et la Réunion. L’historien Sudel Fuma, qui nous a quitté en juillet 2014 – et qui a été mon professeur d’histoire en quatrième au Collège des Deux Canons – a participé à l’écriture de ce documentaire.

La seconde partie de ce documentaire sera diffusée la semaine prochaine, le jeudi 2 avril, à 20 h 00, toujours sur Réunion 1ère.

Qui était Mme Debassayns ?

Mme Desbassayns

Marie Anne Thérèse Ombline Gonneau-Montbrun est née le 3 juillet 1755 à Saint-Paul. Elle épouse à 15 ans un grand propriétaire terrien, Henri Paulin Panon dit Desbassayns, âgé de 38 ans. Elle aura neuf enfants. A la mort de son époux en 1800, elle doit gérer le domaine de plusieurs centaines d’hectares où plus de quatre cents esclaves sont mis à contribution dans les champs de cannes à sucre. Elle meurt le 4 février 1846 à l’âge de 91 ans.

Mme Desbassayns est un personnage célèbre à la Réunion, mais aussi très controversé. D’après ses biographies, elle pouvait se montrer tolérante et bienveillante vis-à-vis de ses esclaves, les laissant ramasser les restes de la récolte et veillant à ce qu’ils soient correctement nourris. Mais , dans le même temps, elle pouvait se montrer cruelle et sans pitié, respectant les articles du code noir et n’hésitant pas à infliger de sévères sanctions (coups de fouets, mise au fer…) « qu’exigeaient » les fautes commises par ses esclaves. Une façon aussi de décourager les esclaves, témoins de ces punitions, de la voler ou de se révolter et d’imposer le respect.

Par conséquent, elle incarne aujourd’hui pour certains, l’horreur de l’esclavage (il ne faut pas oublier qu’elle est née et a vécu dans une société, et à une époque, où – malheureusement – l’esclavage existait et était toléré par la loi ), alors que pour d’autres, elle était une propriétaire qui prenait soin de ses esclaves (sûrement plus par intérêt que par charité ou réelle bonté, car un esclave bien nourri et bien soigné, travaillait plus efficacement et avait un rendement plus élevé.)

Sa propriété de Saint-Paul est devenu le Musée De Villèle. Des visites guidées de la maison de maître sont proposées et des expositions temporaires sont visibles à l’étage. Le reste du domaine peut se visiter librement et on découvre ainsi le jardin, la chapelle pointue, les ruines de la sucrerie (qui fonctionnait avec une énergie nouvelle pour l’époque : la vapeur), ainsi que les dépendances (la cuisine et l’hôpital des esclaves)

Aujourd’hui encore, Madame Desbassayns continue à alimenter les fantasmes et les peurs des Réunionnais. Pour preuve, ce film où une équipe part à la recherche de son fantôme.

4 réflexions sur “Mme Desbassayns, le film

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