Visite à la maison de la mangue

la maison des fruits

Ce dimanche, nous avons réservé la visite guidée d’une exploitation de manguiers. La « maison de la mangue » est une des trois maisons des fruits de l’île. Elle se trouve à Grand Fond  sur la côte ouest.

carte Saint-Gilles

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C’est l’exploitant qui nous accueille sur sa plantation de cinq hectares. Après nous avoir fait visionner un film sur la culture de la mangue, il nous fait découvrir sa plantation aux nombreuses variétés locales (mangue José et mangue Coghall…) et exotiques (mangue thaïlandaise, mangue Keitt…). Il nous explique que ce fruit est exclusivement cultivé dans les pays tropicaux car son arbre aime les climats secs et être exposé en plein soleil. C’est ce qui explique que les plantations de manguiers se trouvent sur la côte ouest de l’île, côte la plus sèche.
Hors saison, l’exploitant doit tailler les branches intérieures de ses arbres afin que ceux-ci bénéficient d’un maximum d’ensoleillement. A la saison sèche, le manque d’eau va produire un stress chez l’arbre et déclencher la floraison.
Tous les jours, de novembre à avril, et cela dès quatre heures du matin, les fruits mûrs sont récoltés un à un, à la main. Puis les mangues sont nettoyées, une par une, et conditionnées en fonction de leur couleur et de leur taille. Les plus belles seront exportées et les autres iront sur les marchés locaux de fruits et légumes.
Après cette petite marche instructive dans le verger, à la découverte des différentes variétés de manguiers, une dégustation est proposée. A nous de reconnaître la mangue José, la mangue carotte et la mangue thaïlandaise ( dont il ne faut pas trop racler la peau car cela rend le fruit amer).

En tout cas, la visite nous a beaucoup plu. Mon mari s’est même pris à rêver de posséder une exploitation identique ! Nous nous sommes promis de découvrir les deux autres maisons des fruits et de vous en faire partager la visite afin de vous donner envie d’y aller à votre tour.

La mangue, dans le monde, en quelques chiffres :

– 6ème fruit le plus produit au monde.
– plus d’une centaine de variétés commerciales.
– 90 pays producteurs.
– 35 millions de tonnes de mangues produites.

La mangue, à la Réunion, en quelques chiffres :

– 50 producteurs.
– 300 hectares de culture.
– rendement de 7 à 10 tonnes par hectare.
– la mangue José représente 60 % de la production locale.
– 65 %  de la production locale vient de plantations de la zone ouest et 35% de la zone sud ouest.

Rhum arrangé à la mangue

rhum arrangé

Récipient :

Un grand bocal hermétique ayant une contenance de 5 litres.

Ingrédients :

3 litres de rhum
3 kilogrammes de mangues mûres
100 grammes de sucre roux
2 gousses de vanille Bourbon

Déroulement :

Eplucher les mangues et les couper en morceaux après avoir enlevé le noyau.
Fendre les gousses de vanille.
Mettre dans le bocal les mangues, le sucre, le rhum et les gousses de vanille fendues.
Fermer hermétiquement le bocal et bien mélanger.
Laisser macérer 2 à 3 mois dans un endroit frais et à l’abri de la lumière.

A boire avec modération !

 

Errance animale (1) : Léïa

Savez-vous quelle surprise j’ai eu il y a peu, en allant à ma voiture ? J’ai découvert sous celle-ci un tout petit chaton, qui savait à peine marcher, et que sa mère avait laissé là. J’ai craqué pour cette adorable frimousse curieuse de tout et très bavarde ! Je l’ai donc ramené chez moi. La vieille chatte de 17 ans – Mina – n’a pas apprécié de voir sa retraite troublée par les miaulements de ce bébé.

Mais cela n’a pas été facile tous les jours :
Notre petite princesse Léïa n’avait que deux semaines lorsque nous l’avons recueilli et elle avait à peine la force de tirer sur la tétine du biberon pour se nourrir du lait spécial chaton. Elle s’énervait sur la tétine et la recrachait en réclamant à manger. Agrandir le trou de la tétine ne s’est pas avéré être une bonne solution, car le lait sortant trop facilement, notre petite minette a fait deux fausses routes qui l’ont conduite chez le vétérinaire. Et puis, un chaton, c’est un repas toutes les trois heures, de jour comme de nuit.


Le sevrage aussi n’a pas été évident. Les croquettes pour chatons, que je mettais à ramollir dans son lait ne lui plaisaient pas. Finalement un vétérinaire lui a proposé une pâté pour animaux convalescents qu’elle a dévoré. Elle s’est un peu remplumée. Mais juste un peu, car Léïa était infestée de vers intestinaux, mais se trouvait être trop petite et trop jeune pour être vermifugée. Le vétérinaire, après évaluation, a tout de même préféré lui injecter un vermifuge, car elle devait à tout prix prendre du poids. Et pour cela il fallait se débarrasser des indésirables. Le lendemain de l’injection, tous les vers étaient sortis – morts – et tapissaient la litière. Impressionnant !

A partir de ce jour, Léïa a grossi normalement, a exploré son territoire avec beaucoup de curiosité et passait beaucoup de temps à jouer.

Elle a grandi et est devenue une belle minette. Mais avec un sacré caractère ! En effet, les chats qui ont été biberonnés, sevrés par les humains et non éduqués par leur mère sont un peu… « spéciaux ». Léïa, par exemple déteste les caresses et les câlins. Elle n’hésite pas à mordre – sans faire mal heureusement – la main qui ose la toucher. Lorsqu’on la réprimande, elle nous « répond » en crachant et en feulant.
Peut-être que si Mina avait été moins âgée à l’époque, elle aurait pris ce tout petit chaton sous son aile et lui aurait fourni toute l’éducation féline qui s’imposait.

Une belle minette au caractère bien trempé !

Pour en revenir à l’errance animale, il faut dire qu’au pied de notre immeuble, nous avons en effet beaucoup de chats errants, qui se reproduisent à tout-va et farfouillent dans les poubelles. Avec ma fille, nous avons compté quatre adultes et trois jeunes cachés sous deux voitures ! Et cela pose un vrai problème, car les chattes ont pris l’habitude de mettre leurs petits dans les moteurs des voitures. Résultat, il faut ouvrir le capot et farfouiller dans le moteur, avant de démarrer, afin de vérifier qu’un chaton ne s’y cache pas.

chien

L’errance animale est un vrai problème à la Réunion. On estime à 100 000 le nombre de chiens et de chats errants sur l’île.
Il n’existe actuellement que deux refuges, gérés par la Société Protectrice des Animaux (S.P.A), à la Réunion. L’un à Sainte-Marie, pour le nord (capacité d’accueil pour les chiens : 40) et l’autre dans le sud, au Tampon. Certains animaux sont aussi placés dans des familles d’accueil en attendant d’être adoptés. En 2013, 908 chiens et 498 chats ont été adoptés dans les refuges de la S.P.A. Celle-ci a aussi fait stériliser 1326 chiennes et chattes.

C’est souvent le prix des soins qui est un souci pour certains propriétaires. Aussi la S.P.A a créé un dispensaire animalier à Saint-Denis qui stérilise gratuitement les animaux des personnes qui n’ont pas les moyens financiers de payer un vétérinaire.

La seule solution trouvée par les collectivités pour lutter contre l’errance animale est l’euthanasie massive. Or c’est une fausse solution, puisque l’on constate qu’il y a toujours de nombreux animaux qui trainent dans les rues. Les amoureux des animaux dénoncent cette pratique et souhaiteraient plutôt qu’une campagne de stérilisation massive soit menée, que la population soit sensibilisée au problème de l’abandon et de l’errance animale et que la loi soit réellement appliquée en cas de maltraitance (2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende), ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui.

Alors avant d’adopter un animal, réfléchissez bien et posez-vous les bonnes questions car avoir un petit compagnon à quatre pattes, c’est s’engager pour 10 à 15 ans en moyenne.
Un animal doit être choisi en fonction :
* de son logement. En effet, choisir un grand chien lorsque l’on vit en appartement n’est pas l’idéal, car il aura besoin de se dépenser, de courir. Donc pour un grand chien, mieux vaut avoir un jardin
* de son budget (aurais-je les moyens de payer un vétérinaire, les médicaments, les vaccins, la nourriture ?).
* de sa disponibilité (Si je vis en appartement est-ce que j’aurais le temps de sortir mon chien plusieurs fois par jour pour sa promenade et ses besoins ? Est-ce que j’aurais le temps de m’occuper de mon animal ? de le soigner ? de jouer avec lui ?).
* de la possibilité de le faire garder lorsque l’on part en vacances (est-ce que je peux le laisser à une personne de confiance ? Est-ce que quelqu’un peut venir tous les jours chez moi pour le nourrir, le promener, le soigner ?).

En adoptant un animal dans un refuge vous donnez une seconde chance à un chien ou un chat. Sachez aussi que tous les animaux proposés à l’adoption par la S.P.A sont tatoués, vermifugés, vaccinés et stérilisés.

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Après vous avoir proposé quelques expressions de la langue françaises autour du cheval, en voici d’autres autour du meilleur ami de l’homme, le chien, et du roi du ronronnement, le chat.

Le chat dans les expressions françaises

* Donner sa langue au chat : renoncer à trouver la solution à un problème et en demander la solution.
* La nuit tous les chats sont gris : l’obscurité efface les différences entre les personnes. Avec l’obscurité on peut confondre des objets ou des personnes différentes.
* Quand le chat n’est pas là, les souris dansent : quand le chef n’est pas là, les subalternes en profitent pour ne pas travailler ou, quand les parents ne sont pas là, les enfants en profitent pour faire tout ce qui est interdit.
* Chat échaudé craint l’eau froide : après une expérience malheureuse, on est plus prudent, méfiant.
* Avoir d’autres chats à fouetter : avoir quelque chose de plus important à faire.
* Appeler un chat, un chat : appeler les choses par leur nom.
* Il n’y a pas de quoi fouetter un chat : se dit pour une affaire sans importance.
* Avoir un chat dans la gorge : être enroué.
* Avoir une vie de chat : avoir une vie facile, confortable.
* Une chatte n’y retrouverait pas ses petits : lorsque l’on parle d’un grand désordre, d’une situation compliquée.

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Le chien dans les expressions françaises

* Être malade comme un chien : être très malade.
* Se regarder en chien de faïence : se regarder de travers, avec hostilité. Se bouder.
* Je lui garde un chien de ma chienne : garder de la rancune envers quelqu’un et souhaiter se venger.
* Arriver comme un chien dans un jeu de quilles : arriver au mauvais moment.
* Avoir une vie de chien : avoir une vie misérable. Vivre dans la pauvreté.
* Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage : prendre n’importe quel prétexte pour justifier ce que l’on fait.
* Les chiens aboient, la caravane passe : Rester indifférent à ce que racontent les gens, aux ragots.
* Avoir du chien : avoir du charme.
* Traiter quelqu’un comme un chien : traiter mal une personne, sans la respecter.
* Un temps de chien : un temps pluvieux.

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Chiens et chats dans les expressions françaises

* S’entendre comme chien et chat : se disputer sans arrêt. Ne pas s’entendre.
* Les chiens ne font pas des chats : Les enfants ressemblent à leurs parents.

Et pour finir, quelques proverbes réunionnais

* La chans’ lo sien lé pas la chans’ lo sat’ ( la chance du chien n’est pas la chance du chat) : A chacun sa chance.
* In bon zo i tomb’ zamé dann la guèl’ in bon sien ( un bon os ne tombe jamais dans la gueule d’un bon chien) : les gens biens ne rencontrent pas toujours des gens bien.
* Lo sien y sent sa queue (le chien sent sa queue) : chacun voit midi devant sa porte.
* Sak y fréquent’ lo sien i gagn’ le puce (ceux qui fréquentent les chiens en attrapent les puces) : on n’a que ce que l’on mérite si l’on fréquente n’importe qui.

 

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La der des der

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, dans la forêt de Compiègne, dans un wagon de chemin de fer, fut signé l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale et marque la capitulation de l’Allemagne.

Pour la France, le bilan de la première guerre mondiale est lourd : 1,4 millions de militaires morts sur le front, 300 000 civils décédés et 4 266 000 blessés militaires. Les poilus (soldats qui combattaient dans les tranchées) ont alors nommé cette guerre « la der des der » (la dernière des dernières) dans l’espoir que cette guerre fut la dernière.

poilus

Le terme de poilu désignait, à l’époque, quelqu’un de courageux.

Aujourd’hui en France, ce jour férié est un jour de mémoire qui rend hommage aux soldats morts pour la patrie et commémore l’armistice signé en 1918. S’il n’y a pas de défilé militaire lors de ces célébrations, les drapeaux sont mis en berne.

Cimetière militaire de Saint-Denis

Le 11 novembre est commémoré dans chaque commune française et la cérémonie est la même partout : dépôt d’une gerbe de fleurs devant le monument aux morts, lecture des noms des soldats morts au combat, sonnerie aux morts et respect d’une minute de silence. A Paris, un hommage est rendu au soldat inconnu mort à Verdun et enterré sous l’arc de triomphe.

La première guerre mondiale en chiffres :

  • 4 années de guerre : 1914 à 1918
  • 60 millions de soldats ont pris part à cette guerre
  • 10 millions de personnes mortes (militaires et civils) et 20 millions d’invalides pour l’Europe.
  • 1, 3 milliard d’obus tirés durant le conflit (dont 330 millions par l’artillerie française, et 60 millions pendant la bataille de Verdun).
  • 14 423 Réunionnais sont mobilisés.
  • 3 000 des mobilisés réunionnais trouvent la mort.

La première guerre mondiale en quelques dates clefs :

1914

  • 28 juin 1914 : assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo par un étudiant Serbe.
  • 28 juillet 1914 : l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.
  • 31 juillet 1914 : assassinat de Jean Jaurès, homme politique français, qui s’oppose au déclenchement de la guerre.
  • 1er août 1914 : la mobilisation générale est décrétée en France. L’Allemagne déclare la guerre à la Russie.
  • 3 août 1914 : l’Allemagne déclare la guerre à la France et à la Serbie.
  • 4 août 1914 : La Grande Bretagne entre en guerre aux côtés de la France et de la Russie, suite à l’invasion de la Belgique par les Allemands
  • 6 au 11 septembre 1914 : première Bataille de la Marne. Les taxis parisiens sont réquisitionnés afin d’emmener les troupes sur le front. La France et le Royaume-Uni arrêtent la progression de l’armée allemande. La guerre devient une guerre de position.
  • 26 septembre : la Turquie isole la Russie en fermant les détroits et entre en guerre aux côtés de l’Allemagne.

 1915

  • 22 avril 1915 : Première attaque aux gaz toxiques (l’ypérite surnommé « gaz moutarde ») par les Allemands contre des soldats français et canadiens, près de Ypres (Belgique).
  • 7 mai 1915 : le paquebot britannique «Le Lusitania » est torpillé par les Allemands.
  • 23 mai 1915 : L’Italie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie et rejoint la triple entente (France, Angleterre, Russie)

1916

  • 21 février au 18 décembre 1916 : bataille de Verdun
  • 1er juillet au 18 novembre 1916 : bataille de la Somme. Première utilisation des chars d’assaut.

1917

  • 6 avril 1917 : entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des alliés, suite à des attaques allemandes sur leurs navires marchands.
  • 16 avril 1917 : bataille du chemin des dames. Défaite de l’armée française et mutineries de soldats.
  • 7 novembre 1917 : La révolution d’octobre éclate en Russie. La France perd l’un de ses alliés.

1918

  • 3 mars 1918 : signature d’un traité de paix entre l’Allemagne et la Russie
  • Juillet 1918 : seconde bataille de la Marne. Nombreuses offensives de l’armée allemande sur le front nord-est. L’armée américaine vient en aide à l’armée française. Les Allemands perdent du terrain.
  • 9 novembre 1918 : abdication de l’empereur allemand Guillaume II.
  • 11 novembre 1918 : signature de l’armistice.
  • 28 juin 1919 : signature du traité de Versailles.

Signature de l'armistice  Devant le wagon, après la signature de l'armistice

La Réunion dans la première guerre mondiale :

* 4 août 1914 : Ordre de mobilisation de la Réunion. Les Réunionnais répondent massivement à la mobilisation afin de participer à l’effort national.
* 1914 : mise en place de mesures pour défendre l’île et évacuer la population côtière sur les hauteurs en cas d’attaques ou de débarquements allemands. Mais la colonie possède un armement dérisoire qui s’élève à 150 fusils et 7 800 cartouches. 150 hommes sont engagés pour tenir les fusils disponibles et « protéger » l’île des croiseurs allemands.

* 18 avril 1915 : L’avion du Réunionnais Roland Garros est abattu au-dessus des lignes allemandes. L’aviateur est fait prisonnier.
* Mai 2015 : La Réunion est frappée par la disette.

* 1917 : La Réunion craint les attaques de sous-marins allemands. Le conflit s’est étendu sur les mers et l’île ne possède pas de moyens de défense. De plus, la France ne parvenant plus à ravitailler correctement la colonie, l’île connaît une période de pénurie.
* 27 mai 1917 : Un navire de la Compagnie des Messageries Maritimes, assurant la liaison entre La Réunion et la France, est torpillé. 6 Réunionnais trouvent la mort.

* 15 février 1918 : L’aviateur Roland Garros parvient à s’évader.
* 14 juillet 1918 : Un second navire de la Compagnie des Messageries Maritimes, assurant la liaison entre La Réunion et la France, est torpillé. 4 Réunionnais trouvent la mort.
* 5 octobre 1918 : L’avion de Roland Garros explose en plein vol et l’aviateur trouve la mort à la veille de ses 30 ans.

Beaux flamboyants

flamboyant

Dans un jardin, au centre de St-Denis.

L’été est de retour ! Il fait de plus en plus chaud, le soleil se fait de plus en plus brûlant, les journées se rallongent tout doucement et les flamboyants rougissent annonçant le retour prochain des letchis et des mangues. Et oui, ces arbres qui semblaient morts durant toute la saison fraiche annonce le retour de l’été (et de la saison des cyclones…) en fleurissant.

Cet arbre est vraiment pour moi le symbole des grandes vacances d’été et des fêtes de fin d’année. En effet avec le vert de son feuillage et le rouge de ses fleurs, le flamboyant est un peu notre arbre de Noël.