Visite du MADOI et du domaine de Maison Rouge

tickets d'entrée

Le MADOI ou Musée des Arts Décoratifs de l’Océan Indien, se trouve à Saint-Louis, sur un ancien domaine caféier du XVIIIème siècle : le domaine de maison rouge (classé au titre des Monuments Historiques depuis 2004).

carte Saint-Louis

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Les locaux du Musée des Arts Décoratifs de l’Océan Indien ont été installés dans les anciennes écuries et a ouvert ses portes au public en 2008. Actuellement, et jusqu’au 31 mai 2015, s’y tient une exposition sur la calligraphie arabe (photos interdites malheureusement !). Certains des objets présentés dans cette exposition viennent tout droit du Musée du Louvre.

entrée du musée

Il est possible de visiter le domaine, enfin ce qu’il en reste, car certains bâtiments ne sont plus que des ruines. On peut encore voir les argamasses, qui sont les aires de séchage du café, sur lesquelles les esclaves étalaient les fruits qu’ils avaient cueillis afin de les faire sécher au soleil.
Aujourd’hui, ne sont encore debout que les écuries et la maison des maîtres. Celle-ci domine le domaine, mais ne peut être visitée pour des raisons de sécurité. On peut toutefois en faire le tour et découvrir à l’arrière, la cuisine séparée, un bassin de retenue d’eau et les dépendances des domestiques.
Le domaine produit encore, en petites quantités, du café Bourbon pointu que l’on peut trouver dans la boutique du musée. Il est aussi possible de visiter la plantation de caféiers mais seulement lors des visites guidées organisées par le musée.

 

Le savez-vous ?

>  « Tu veux un caoua ?  » : Le mot « café » vient de l’arabe « qahwah », tranformé en « qahvé » en turc puis en « caffè » en italien.
> Lorsque les fruits du caféier sont mûrs, on les appelle des cerises. Rien à voir avoir le petit fruit rouge et sucré avec lequel on fait des confitures !

Fêtons le cheval

affiche

Aujourd’hui c’était la 25ème édition de la fête du cheval, au club hippique de ma fille. Les centres équestres de toute la France (et donc aussi de la Réunion) ouvrent leurs portes au grand public. C’est l’occasion de faire un baptême à poney, ou à cheval, d’assister à des démonstrations équestres, de découvrir les soins au cheval et les différents sports équestres.

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Le cheval et les enfants

Au club hippique, le cavalier, quelque soit son âge, est responsable de sa monture. Avant et après le cours, l’enfant le panse, lui donne à boire, le douche. Cela le responsabilise et développe son autonomie. Le petit cavalier est sensibilisé aux besoins de l’animal et à ses rythmes de vie. Il apprend à déchiffrer le comportement du cheval et à anticiper ses réactions. La pratique de l’équitation développe le sens de l’équilibre et la coordination.

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L’équitation, en France, en quelques chiffres :

– 3ème sport le plus pratiqué après le football et le tennis (environ 2 millions de pratiquants dont 700 000 licenciés à la Fédération Française d’Equitation)
– 1er sport féminin
– 83% de cavalières et 17%  de cavaliers
– 5000 centres équestres

Le cheval dans la langue française

En français, il existe deux familles de mots pour décrire le monde des chevaux.
La famille « hippo » du grec ancien « hippos », qui veut dire cheval, et dans laquelle on trouve des mots comme « hippodrome », « hippique », « hippisme », « hippologie » et même « hippopotame » (cheval du fleuve) ou encore « hippocampe » (cheval marin) !

L’autre famille est issue du latin « equus » (terme donné par les romains aux animaux destinés à la monte). On y retrouve des mots comme « équitation », « équestre », « équidé », « équin ».

cheval_135Le cheval dans les expressions françaises

Avoir mangé du cheval : faire preuve d’une énergie inhabituelle.
Monter sur ses grands chevaux : se mettre en colère, s’énerver.
Avoir un fièvre de cheval : Avoir une forte fièvre
Cela ne se trouve pas sous le pied (sabot) d’un cheval : En parlant de quelque chose de rare, de très grande valeur.
Un remède de cheval : un médicament très puissant.

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Quelques synonymes :

Commençons par les plus élogieux :

Un destrier : c’est un cheval de guerre et de tournoi monté par les chevaliers du moyen-âge.
Un coursier : c’est un cheval rapide et fort employé comme monture de guerre au moyen-âge.
Une cavale : c’est une belle jument de race. Ce terme est plutôt employé en poésie et en littérature.

Pour parler de la plus belle conquête de l’homme, il existe aussi des termes pas toujours très flatteurs :

Un canasson : Se dit d’un cheval laid et de peu de valeur.
Un bourrin : c’est un cheval mou, gros, un peu bête.
Une rossinante : C’est un mauvais cheval maigre et efflanqué. C’est le nom que Don Quichotte donna à son cheval.
Une rosse : mauvais cheval, sans vigueur, poussif.
Un tocard : un cheval incapable de gagner une course. On l’emploie dans le langage familier pour parler d’une personne sans intérêt,  dépourvue de capacités physiques ou intellectuelles, de charme.

cheval_111sources :
FFE (Fédération Française d’Equitation)
Au Galop ! (Hachette)

Journées Européennes du Patrimoine

JEP à Saint-Denis

Le samedi 20 septembre et le dimanche 21 septembre ont lieu à Saint-Denis, dans le cœur historique de la ville, les journées européennes du patrimoine. Au programme : ateliers, concerts, visites guidées, conférences, expositions ainsi que animations pour les enfants.

Les journées européennes du patrimoine ont été instaurées par le Conseil de l’Europe en 1991 suite au succès de la journée portes ouvertes dans les monuments historiques, lancées en France en 1984 par le Ministre de la Culture de l’époque, Jack Lang. L’année suivante de nombreux pays d’Europe organisent à leur tour les journées du patrimoine. En 1992, une seule journée ne suffit plus et la manifestation se déroule alors sur deux jours.

Depuis 1995, un thème est donné chaque année afin de mettre en avant un aspect du patrimoine. Le thème de cette 31ème édition est « patrimoine culturel, patrimoine naturel »Affiche JEP 2014

Aujourd’hui, ce sont cinquante pays qui participent à ces journées européennes du patrimoine.

Les journées européennes du patrimoine ont lieu chaque année, le troisième week-end de septembre. Bien que l’accès aux musées ou aux monument ne soit pas forcément gratuit, des tarifs réduits sont pratiqués, afin que chacun puissent venir découvrir les richesses culturelles du patrimoine de sa ville.

Ces journées européennes du patrimoine ont pour but la découverte d’édifices et de lieux habituellement fermés au public ou peu fréquentés par celui-ci : palais de justice, théâtre, préfecture, hôtel de ville, propriétés privées, châteaux, églises, jardins mais aussi patrimoine industriel, agricole et militaire… Grâce à des visites guidées, les visiteurs peuvent en apprendre beaucoup sur le patrimoine de leur ville, l’art, l’histoire des lieux et avoir un nouveau regard sur leur ville.

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Gros courant d’air à Saint-Denis

avis de vent fort

Depuis trois jours, un fort vent frappe les côtes Nord-Est et Sud-Ouest de l’île ainsi que les reliefs. Certaines rafales ont même été mesurées à 70 voire 80 km/h. Ces vents qui viennent du sud-Est sont appelés les Alizés et touchent l’île durant l’hiver austral.

Dans ces conditions impossible de rester bien coiffé. Et, mesdames, évitez les jupes et préférez-leur les pantalons !
A Saint-Denis, le Jardin de l’Etat a même fermé ses portes au public par mesure de sécurité. En effet, les branches de certains arbres peuvent représenter un danger pour les visiteurs. Ceux qui se réjouissent de ce vent, ce sont bien sûr les passionnés de cerf-volant, qui ont pu les sortir de leur carton et les faire danser dans les airs !

En France lorsqu’il y a beaucoup de vent, on dit qu’il y a « un vent à décorner les boeufs« . Etrange expression, non ? Pour beaucoup de personnes, cette expression signifie que le vent est si fort, qu’il serait capable d’arracher les cornes d’un boeuf… du jamais vu !
Et pour cause, cette expression a en fait une autre explication, beaucoup plus pratique :
L’écornage est une opération réalisée par les éleveurs depuis le moyen-âge et qui consiste à couper les cornes des boeufs pour éviter qu’ils ne se blessent entre eux. Les paysans avaient remarqué que les mouches ne parvenaient pas à se poser, et à pondre sur les plaies, les jours de grand vent. Ainsi pour éviter les infections provoquées par ces insectes, les éleveurs prirent l’habitude d’écorner leurs boeufs les jours où le vent soufflait suffisamment fort. De plus, réaliser l’écornage durant les jours venteux permettait à la plaie de sécher plus vite et donc de cicatriser plus facilement.
L’expression « un vent a décorner les boeufs » signifie donc, un jour favorable à l’écornage des boeufs.

vent et boeuf